Quelques conseils pour aborder sereinement la première année de classes préparatoires

Ça y est, vous avez sauté le pas. Parcoursup achevé et votre baccalauréat en poche vous avez opté pour une inscription en classes préparatoires. Félicitations ! Vous voilà désormais embarqué pour la prochaine étape de votre voyage académique. A son propos, il n’est pas rare d’entendre toutes sortes de préjugés et d’idées reçues. Des heures de travail interminables se prolongeant jusqu’à tard dans la nuit jusqu’à l’anéantissement totale de toute vie sociale en passant par l’accumulation inéluctable du stress… Pareils propos peuvent décontenancer un futur préparationnaire, voire lui donner envie de faire machine arrière. Bien qu’il soit tout à fait normal d’appréhender en quelque sorte sa rentrée en prépa, cet article (écrit par un cube !) dispensera quelques conseils utiles, lesquels devrez vous permettre d’aborder sereinement cette étape tout à fait cruciale de votre parcours.

 

Organisation : maître mot des classes préparatoires

En prépa, pas question de mener sa barque au petit bonheur la chance comme au lycée. Les quantités de travail attendues vont nettement augmenter. Pas d’inquiétude cependant, cette augmentation n’est en rien « monstrueuse » ou « ingérable » comme on l’entend souvent… Si vous vous organisez ! Le but de cette organisation en amont est d’être plus efficace dans votre travail et votre gestion du temps. En d’autres termes, optimiser vos efforts pour que ceux-ci soient le plus « rentables » possibles. En prépa, s’organiser c’est répondre en avance à 3 questions : Que travailler et pendant combien de temps (environ) ? Quand le travailler ? Et comment travailler ce qu’il faut travailler ?

Pour répondre à la première question, vous devrez conduire une évaluation de votre niveau dans les différentes matières. Celles où vous êtes le plus en difficulté et qui ont les coefficients les plus élevés aux concours doivent être priorisées. Allouez-leur plus de temps, de préférence aux heures où vous vous sentez le plus réactif et productif.

Pour répondre à la seconde question, il est conseillé de réfléchir à un emploi du temps « à la maison » qui viendra compléter celui de vos cours. Cet emploi du temps changera vraisemblablement d’une semaine à l’autre, mêmes si des points de régularité peuvent être conservés. Par exemple : si vous rencontrez des difficultés globales en mathématiques, vous pouvez décider de les travailler les lundis, mercredis et jeudis soir. Si en plus il y a un DS d’économie le samedi, prévoyez du temps le mardi et le vendredi pour le réviser. Le but est de créer des automatismes qui vous permettront d’aborder vos séances de révisions plus efficacement, car celles-ci feront partie intégrante de votre routine.

Finalement, la réponse à la dernière question ne peut être apportée que par vous-même. A chacun sa méthode de travail ! Si vous absorbez plus facilement le contenu brut et dense d’un cours de géopolitique en le résumant, faites des fiches. Si vous progressez en langues en lisant de la littérature, allez-y ! Et si vous n’avez pas encore trouvé de méthode qui vous convient, expérimentez ! Tous les préparationnaires sont différents dans leur manière d’étudier.

 

Le goût de l’effort : une qualité redoutable

Les classes préparatoires mettront indubitablement votre capacité à fournir un effort soutenu à l’épreuve. Si vous avez déjà le goût de l’effort, c’est-à-dire cette faculté à éprouver une forme de satisfaction lorsque vous êtes confronté à une épreuve, cultivez-le ! C’est un atout redoutable, car en classes prépa, tout se paye. Pas en monnaie, évidemment, mais en nombre d’heures travaillées, en quantité de peines infligées. Si vous n’avez pas ce goût de l’effort, voici quelques pistes pour le faire germer :

Généralement, c’est l’endurance face à l’effort qui pose problème. Commencez par de petites sessions de travail intense (25 à 30 minutes) dans une matière que vous aimez particulièrement. Ensuite faites une pause ! Au fur et à mesure du temps, rajoutez quelques minutes à ces sessions. Vous devriez parvenir, en quelques semaines, à étendre votre capacité à vous concentrer et à fournir un effort continu. Appliquez ce même procédé aux matières que vous appréciez moins, quitte à commencer avec des durées moins importantes.

Deuxièmement, prenez conscience de vos progrès, même les plus petits. Ils sont le résultat brut et direct de votre travail. Savoir que l’effort fourni produit un résultat est incroyablement motivant. Cela devrez vous pousser à répéter le même schéma, en augmentant l’intensité, pour parvenir à vos objectifs. Le progrès en classes préparatoires est un travail quotidien. Il est facile de se méprendre en ne voyant pas ces petits progrès de tous les jours. Pourtant, ce sont eux qui, en s’accumulant, ferons de vous un préparationnaire aguerri. Ne les négligez donc pas et célébrez-les, chaque jalon que vous passerez est un pas de moins à faire vers la réussite.

 

Lire plus : réussir son année de cube, quelques conseils capitaux.

 

Le mot de la fin : n’oubliez pas de prendre du temps pour vous.

Finalement, autorisez-vous des récompenses en loisir. Comme dit précédemment, un effort n’est soutenable que si on en retire quelques chose. Si de cet effort vous tirez, à la fois des progrès mais aussi du temps de loisir, vous serez doublement motivé à continuer. Soyez donc généreux avec vous-même ! Après un gros devoir surveillé ou une laborieuse matinée d’études des mathématiques, prenez votre après-midi. Non seulement vous quitterez votre bureau avec le sentiment du devoir accompli, et vous aurez en quelque sorte mérité votre repos, mais en plus celui-ci vous permettra de revenir l’esprit aéré et alerte pour la suite.

Trop souvent, les préparationnaires s’enferment dans une logique où toute heure non-travaillée équivaut infailliblement à du temps gâché. Or, c’est loin d’être le cas ! Personne ne peut travailler douze heures par jour six jours sur sept de manière soutenable. Le risque est évidemment le burn-out, la crise qui vous fera perdre pieds et renoncer. Ainsi donc, gardez cela en tête et profitez de vos temps de repos en chassant toute culpabilité. Toujours dans la mesure du raisonnable, évidemment. Bon courage !

Victor Passe

Après 3 ans en classes préparatoires ECE je serai étudiant à Skema BS à la rentrée 2022. Comme je sais qu'en prépa un peu d'aide n'est jamais de refus, c'est avec plaisir que je vous propose la mienne ;)

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