Se préparer aux écrits BCE quand on est en khâgne

Tu es actuellement en khâgne et, en plus de t’être inscrit à la BEL, tu t’es également engagé à passer les écrits de la BCE afin de tenter également ta chance pour les écoles de commerce. Néanmoins, malgré le laps de temps qu’il y a entre les deux concours, cette période peut être un peu stressante, notamment en raison de la différence qui existe entre les épreuves que tu auras à passer. De plus, comme la khâgne te prépare avant tout au concours de l’ENS, les modalités des épreuves de la BCE peuvent te paraître assez flou. Dans cet article, nous te proposons nos conseils pour te préparer au mieux aux épreuves écrites de la BCE quand tu viens d’une khâgne.

 

Se préparer à composer en 4 heures

Une des différences majeures entre les épreuves de la BEL et de la BCE est la réduction du temps de composition à 4 heures, quand tu as été habitué à pouvoir composer en 6 heures pour les épreuves de l’ENS. C’est ainsi toute une organisation que tu as pu mettre en point durant tes deux (ou trois) années de prépa qui est à revoir ! Néanmoins, pas de panique, les attendus des correcteurs de la BCE seront bien sûr différents de ceux de la BEL, du fait de cette différence de temps : on n’attend pas la même quantité et qualité de rédaction pour les écoles de commerce ! Néanmoins, il s’agit de s’y préparer pour ne pas arriver dépourvu le jour des écrits et, par exemple, ne commencer à rédiger alors qu’il ne te reste qu’une heure…pour cela, tu as plusieurs possibilités. Tout d’abord, tu peux t’entraîner à rédiger en 4 heures en dehors de tes concours blancs, en demandant ainsi à tes professeurs des sujets adaptés. Tu peux également repenser le temps que tu consacres pour chaque partie de ton écrit et le respecter à la lettre le jour de ton écrit. 

De plus, la quantité attendue par les correcteurs des épreuves de la BCE est très différente de la BEL : en effet, il s’agit pour toi de faire environ 10 pages par épreuve, maximum 15 : au-delà, il y a des chances que ta copie ne soit même pas lue par ton correcteur. Donc tes envolées lyriques en composition de français ou en dissertation de philosophie sont malheureusement à bannir. 

 

Ne pas sous estimer le besoin de révision

Comme les écrits ne durent que 4 heures, tu pourrais penser que les attendus sont beaucoup moins exigeants que pour l’ENS, et donc qu’il est possible de faire l’impasse sur les révisions. Mais grave erreur : des attendus différents ne veulent pas dire que tu pourras t’en sortir avec des connaissances générales retenues de tes révisions pour l’ENS, au contraire : les sujets des écrits de la BCE ont tendance, dans des matières comme l’Histoire par exemple, à être très restreints, par exemple au niveau de la chronologie ou du sujet. Ainsi, tu ne pourras t’en sortir qu’avec des connaissances précises, bien que sûrement plus faibles en nombre. Ainsi, il s’agit d’y aller dans le même état d’esprit que pour les écrits de l’ENS. 

 

Se préparer aux écrits de langue

Une autre différence majeure avec les épreuves de la BEL sont les écrits de langue. En effet, ils consistent en des épreuves tout à fait différentes : tu auras tout d’abord à passer une LV1 mais également une LV2, et ces épreuves consistent en une version, un thème et un exercice d’argumentation sur un article d’actualité. Ainsi, il s’agit de bien considérer cette différence, car, ne faisant pas partie des épreuves de la BEL, tu ne pourras pas les préparer au dernier moment. Nous te conseillons pour cela de demander de l’aide à tes professeurs de langues, qui pourront te proposer au cours de l’année des sujets d’entraînement, mais également de suivre l’actualité dans tes deux langues vivantes. Néanmoins, si tu as un bon niveau en latin ou en grec, choisir ces langues mortes en LV2 est possible et peut même être très apprécié des correcteurs du fait du peu de candidats qui les choisissent chaque année, ce qui te donne plus de chance d’avoir une bonne note. 

 

S’entraîner au cours de l’année à la contraction de texte

Enfin, la dernière grosse différence est l’épreuve de contraction. Pour cela, nous te conseillons de consulter les articles concernant cette épreuve sur le site de Mister Prepa. Elle n’est absolument pas à sous-estimer : en effet, même si tu as été pendant toute tes années de classe préparatoire littéraire habitué à ficher et à rédiger, le peu de temps que tu auras pour cette épreuve et l’extrême rigueur attendue par les correcteurs fait d’elle un piège dans lequel tombe beaucoup de khâgneux. Il est absolument indispensable que tu t’intéresses aux modalités de cette épreuve dès le début de ta khâgne et que, durant toute l’année, tu t’y entraînes : en effet, tu seras corrigé avec des gens qui s’y entraînent depuis deux ans en classe préparatoire économique, tu n’as donc pas le droit à l’erreur. Mister Prepa te propose des conseils pour cette épreuve ainsi que des corrigés, qui te seront indispensables pour la préparer et la réussir au mieux.

 

Lire plus : Les 5 bonnes raisons d’aller en khâgne

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