GUIDE : Comment utiliser Anki matière par matière ?

Si vous ne connaissez pas encore Anki, l’application bénie pour apprendre vos cours efficacement sans trop d’effort, téléchargez-la immédiatement sur vos téléphones (gratuit sur Android) ou sur vos ordinateurs (gratuit pour tout le monde) !

J’ai fait 67ème aux écrits d’HEC et 65ème au classement général après les oraux tout cela grâce à un usage quotidien de cette merveilleuse application qui permet d’apprendre toutes vos pages imbuvables de cours, vos listes de vocabulaire… (pour en apprendre un peu plus sur cette application, voici lien vers un article qui explique le fonctionnement d’Anki). Je vous propose de voir ensemble dans cette série d’articles comment vous pouvez utiliser Anki pour apprendre vos cours par cœur sans perdre trop de temps et devenir incollable sur tous les sujets.

1. Comment utiliser Anki en langues

Les langues sont sûrement les matières dans lesquelles l’application Anki est la plus payante si vous l’utilisez sur le long terme. Je l’ai utilisé régulièrement sur les deux années de ma classe préparatoire, ce qui m’a permis d’accumuler plus de 8 000 nouveaux mots de vocabulaire au total. Autant d’armes supplémentaires pour me tirer de l’impasse de la copie blanche en essai ou en synthèse et surtout en traduction.

 

Les types de cartes possibles en langues

Le principe est très simple pour le vocabulaire : sur le recto, un mot en français, sur le verso, un mot dans la langue souhaitée avec dans l’idéal une phrase où il est mis en situation.

Vous pouvez aussi rentrer des règles de grammaire dans les langues voulues (par exemple, les valeurs de could ou encore les situations où l’on emploie le present perfect…).

Si vous êtes motivés, vous pouvez aussi rentrer des cartes de civilisation dans lesquelles vous insérez des éléments de l’actualité avec au recto un titre qui résume l’actualité (ex : partygate) et au verso un détail de cet événement.

 

Quelle organisation pour les langues ?

Je vous conseille de répartir vos mots en divers paquets : un pour le vocabulaire de traduction, dit le vocabulaire de tous les jours, un pour le vocabulaire plus élaboré (vous pouvez le trouver en lisant des articles de presse, des bonnes copies ou encore des listes déjà faites par tes professeurs ou des anciens élèves) (cliquez ici pour lire un article qui donne des mots élaborés en anglais), un pour les règles de grammaire et un pour la civilisation.

 

A quel rythme travailler les langues sur Anki ?

L’idéal est d’avoir entre 100 et 200 mots à réviser chaque jour (ce sont des mots déjà vus qui apparaîtront en vert). Tant que vous n’êtes pas à ce niveau (il baisse mécaniquement dans le temps : avec Anki, plus vous connaissez vos mots, moins vous les verrez, plus votre charge de révision sera légère), vous pouvez en apprendre entre 20 et 40 nouveaux par jour (ce sont des mots jamais vus qui apparaîtront en bleu) pour alimenter le cycle des révisions.

Je vous conseille aussi d’en apprendre entre 20 et 40 chaque jour pendant les périodes de vacances où vous avez plus de temps à consacrer à Anki. Si vous suivez cela, vous pouvez apprendre jusqu’à 280 mots par semaine et par langue (560 au total !), le tout sans être en surmenage et en les ayant tous retenus grâce à la méthode des révisions espacées dans le temps d’Anki.

Pour ce qui est des règles de grammaire et des éléments de civilisation, l’idéal est de les apprendre dès que vous les avez rentrés sur l’interface pour que ces cartes restent dans ta mémoire au moment où vous les voyez pour la première fois.

 

2. L’ESH et la Géopolitique avec Anki

Ce sont les matières dans lesquelles l’usage d’Anki est le plus sous-estimé. Pourtant Anki permet d’accumuler de façon indécente les connaissances, de quoi rendre vos profs jaloux !

 

Les cartes utiles à faire en ESH/HGG

En effet, il est possible de faire des fiches de chiffres (très très appréciés par les correcteurs des concours) avec sur le recto un indicateur plus ou moins explicite (de « chiffres sur le dollar » à « réserves des banques centrales en dollar ») et sur le verso le chiffre correspondant. Grâce à un gros réservoir sur Anki que je révisais quotidiennement, j’ai pu recaser en dissertation aux concours au minimum plus de 15 chiffres pertinents par copie.

Apprendre les titres des ouvrages, les auteurs et les dates associées devient aussi un jeu d’enfant : au recto, le nom de l’auteur et entre parenthèses un indice sur le thème qui suit (ex : Adam Smith (manufacture d’épingles)) et au verso le nom de l’ouvrage avec un petit descriptif de la théorie.

Les tableaux, les équations et les graphiques ont toute leur place dans Anki. Il est en effet possible d’insérer des images dans une carte (cliquez sur « Joindre des images » lorsque vous réalisez votre carte pour insérer une photo de l’œuvre dont il est question). Ensuite, la présentation est simple : au recto, le nom du tableau ou du schéma (ex : classification des biens, la courbe en J, théorème des élasticités critiques…), au verso, l’image du tableau ou du graphique et éventuellement un commentaire. Il est important au moment de la révision de cette carte de bien visualiser mentalement l’œuvre avant de voir le verso.

Enfin, pour apprendre vos cours, en plus des fiches de chiffres et d’auteurs, vous pouvez rentrer des fiches de vos paragraphes de cours. Pour cela, vous pouvez mettre en recto le titre d’un paragraphe d’un cours et en verso une fiche récapitulative de ce paragraphe. Utilisez les couleurs, le gras et le soulignage pour mettre en valeur les éléments importants qui interviennent dans ce paragraphe (auteur, date, chiffre, entreprise). Personnellement, je mettais tous les chiffres en bleu, les noms des auteurs et les dates en rouge, les noms des entreprises en orange et en gras… ce qui fait que lors des révisions, je voyais immédiatement les informations importantes dans les paragraphes et cela me permettait de faire des relectures express et ne pas perdre mon temps à relire des informations que je connaissais déjà.

 

L’agencement sur Anki en ESH/HGG

Pour ne pas vous perdre au milieu de toutes ces flashcards, il faut que vous ayez une organisation de fer. Pour cela, Anki met à votre disposition la possibilité de faire des paquets et des sous-paquets (par exemple dans le grand paquet « ESH », si vous voulez un sous-paquet « Chapitre 1 », il vous suffit de créer un paquet « ESH::Chapitre 1 », les deux points permettant la création du sous-paquet). A vous de trouver l’organisation qui vous correspond le mieux !

Personnellement, j’avais un grand paquet ESH dans lequel se divisaient plusieurs sous-paquets : un sous-paquet « sociologie » où je mettais toutes mes cartes de sociologie qui étaient dispersées dans tout mes chapitres de cours, un autre « Cours » où je mettais toutes mes fiches de cours et un dernier « Article » dans lequel je classais toutes les informations supplémentaires que je trouvais dans mes recherches et mes lectures parallèles par thème en créant des sous-paquets (« Dette », « Entreprise », « Croissance », « Ecologie »…). Concernant le paquet « Cours », je le divisais en sous-paquets par chapitre, et à l’intérieur du chapitre je mettais des rubriques « Citations », « Réfs » pour les auteurs, « Facts » pour les paragraphes de cours, « Statistiques » pour les chiffres.

 

3. Utiliser Anki en Culture Générale

Grand impensés de l’apprentissage sur Anki, la culture générale est plus que compatible avec Anki. L’application vous permet de capitaliser sur toutes les références que vous pouvez croiser au cours des deux ans, dans vos cours et ailleurs, toutes mobilisables le jour des écrits et des oraux, et en même temps de voir grossir à vue d’œil votre culture générale et d’approfondir votre maîtrise des références.

Les types de cartes possibles en Culture Générale

Vous pouvez commencer par des fiches classiques des cours de vos professeurs de culture générale. Elles peuvent se décliner sous différentes formes. D’abord, les résumés d’œuvres littéraires : au recto, le nom de l’auteur et entre parenthèses le nom du principal protagoniste de l’œuvre, au verso le titre et un résumé plus ou moins détaillé. Vous pouvez faire plusieurs fiches pour un même ouvrage (une par chapitre par exemple) pour entrer davantage dans la profondeur de la référence. Pour les thèses philosophiques, la même méthode peut s’appliquer : au recto, le nom de l’auteur avec entre parenthèses le concept qui est approfondi sur cette flashcard, au verso un bref résumé de la pensée de l’auteur sur ce thème.

Des cartes de définition peuvent s’avérer aussi très utiles (essentielles pour l’épreuve de la dissertation) elles sont très simples à réaliser : au recto, le nom du concept à définir, au verso, LA ou LES tentative(s) de définition de ce concept, par des auteurs, des manuels, ton prof…

Les tableaux, sculptures et autres œuvres d’art ont toute leur place dans Anki. Il est en effet possible d’insérer des images dans une carte (cliquez sur « Joindre des images » lorsque vous réalisez votre carte pour insérer une photo de l’œuvre dont il est question). Ensuite, la présentation est simple : au recto, le nom de l’artiste et entre parenthèses un mot clef pour faire penser au tableau ou à la sculpture, au verso, le titre de l’œuvre, l’image de l’œuvre et éventuellement une petite analyse. Il est important au moment de la révision de cette carte de bien visualiser mentalement l’œuvre avant de voir le verso.

Mais les cartes qui sont sans aucun doute les plus rentables à réaliser sur Anki sont les cartes de citations. Ce sont en effet les citations, leur profusion, leur précision et leur bonne mobilisation qui font prendre de la hauteur à vos argumentations, à l’écrit ou à l’oral. La répétition espacée dans le temps qu’Anki permet est clinique pour l’apprentissage des citations (grâce à Anki, j’ai pu recaser plus d’une vingtaine de citations par copie de CG au concours, m’assurant de fait une note d’admissibilité).

 

L’organisation sur Anki en Culture Générale

Pour ne pas te mettre au milieu de toutes ces flashcards, il faut que vous ayez une organisation de fer. Anki mets pour cela à votre disposition la possibilité de faire des paquets et des sous-paquets (par exemple dans le grand paquet « Culture Générale », si vous voulez un sous-paquet « Philosophie », il vous suffit de créer un paquet « Culture Générale::Philosophie », les deux points permettant la création du sous-paquet).

L’usage quotidien d’Anki en Culture Générale

Anki s’utilise tous les jours. Je vous conseille d’apprendre chaque jour les cartes que vous rentrez. Pour cela, il faut que vous fichiez votre cours le jour-même pour qu’il rentre aussitôt dans votre boucle de révision. Veillez seulement à ne pas trop apprendre de citations d’un seul coup (maximum 10 par jour) pour ne pas vous surcharger mentalement et assurer une bonne maîtrise à long terme.

 

Pour les révisions, il suffit de balayer les thèmes un par un grâce aux outils de révision que propose Anki avec « Parcourir » puis « Aperçu » où vous pouvez réviser toutes les cartes que vous avez rentrées dans le paquet que vous avez sélectionné.

 

 

4. Utiliser Anki en Mathématiques

C’est peut-être la matière où l’usage d’Anki est le moins intuitif, et pourtant son utilisation peut radicalement changer l’approche que l’on peut avoir des maths en vue du concours. Les cartes peuvent en effet permettre d’apprendre les schémas classiques d’exercice, les différents types de questions usuelles mais aussi les propriétés et définitions.

L’usage d’Anki pour les maths s’adresse surtout aux profils qui apprennent extrêmement bien avec la plate-forme et qui ont des difficultés face à des exercices usuels en maths (type EDHEC-EM-Ecricome). Le fichage des maths sur Anki peut en effet prendre du temps, c’est pourquoi il faut être sûr d’en avoir besoin avant de se lancer dedans (avoir déjà testé Anki avec la culture générale, les langues, l’ESH ou l’HGG).

 

Lire plus : La plateforme Prépa+ (100% gratuite) pour exceller en mathématiques 

 

Les types de cartes possibles

Le premier type de carte concerne le cours. D’abord, les définitions et les formules : au recto, le nom de la formule, au verso, une photo de la formule à retenir (vous pouvez prendre en photo des formules mathématiques de vos cours à l’aide de l’outil sur « Joindre des images »). Ensuite, les propriétés : au recto, le nom d’une propriété ou des mot-clés y faisant penser, au verso, l’énoncé complet de la propriété. Et enfin certaines démonstrations qui peuvent être redemandées dans certains énoncés (notamment de parisiennes) : au recto, le nom de la démonstration, au verso une photo de la démonstration.

Au vu de l’importance de la rédaction aux concours, il est crucial de bien rédiger chacune des questions, et pour cela il faut apprendre en amont une rédaction claire, exhaustive et bien organisée. C’est pourquoi des cartes sur les rédactions de certaines questions types sont utiles (comme par exemple montrer qu’une famille est libre : clique pour lire un article qui traite ce thème) : au recto, une question qui mobilise cette rédaction, au verso, une photo de la réponse à cette question bien rédigée.

Il est également intéressant de faire des fiches qui balayent les possibilités de réponse à une question pour gagner du temps le jour de l’épreuve. Par exemple, il existe un très grand nombre de façons de montrer qu’une application linéaire est injective (par les valeurs propres, par la résolution d’un système, par passage aux matrices, par le théorème du rang…). La carte prend cette forme : au recto, l’intitulé (ici, montrer qu’une application linéaire est injective) et au verso, toutes les implications et les façons de répondre à cette question.

Un dernier type de carte possible concerne les astuces, les hacks, que l’on peut croiser dans certains exercices ou corrigés d’annales (par exemple savoir que sur ] 0 , ½ [ la fonction p(1-p) est majorée par ¼ et pouvoir le démontrer). Il est intéressant de les retenir puisqu’ils peuvent vous sortir de situations de détresse en DS, en colle ou le jour des écrits. Pour cela, il suffit de mettre au recto l’intitulé d’une question mobilisant ce hack (à compléter à mesure que vous en croisez dans les exercices et annales) et au verso, simplement noter l’astuce en question.

 

L’utilisation de l’application Anki en classe prépa

Anki c’est surtout de la régularité, c’est pourquoi il faut que vous fassiez bien attention à aller quotidiennement faire les mots qui vous sont dus. Le gros avantage est que vous pouvez faire cela à des moments où normalement vous ne travaillez pas (par exemple le matin en prenant votre petit-déjeuner, en attendant le bus…) puisque vous pouvez avoir l’application sur votre téléphone.

Maintenant que vous avez une bonne raison de trainer sur vos téléphones, à vos claviers pour rentrer tous vos cours sur Anki !

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