Passer au contenu principal

Misterprepa

Les Malouines : pourquoi l’Argentine et le Royaume-Uni se disputent-ils encore ces îles ?

Sommaire

« Las Malvinas son argentinas. » Le slogan est connu de tous les Argentins. En juillet 2026, il réapparaît sur une pancarte brandie par des joueurs de l’équipe nationale après leur victoire contre l’Angleterre en demi-finale de la Coupe du monde. Un message qui dépasse largement le cadre du football. Car derrière cette phrase se cache l’un des contentieux territoriaux les plus emblématiques du XXe siècle.

Pour les Argentins, les îles Malouines, appelées Falkland Islands par les Britanniques, appartiennent à leur territoire national. Pour le Royaume-Uni, elles constituent un territoire britannique d’outre-mer dont les habitants ont le droit de décider eux-mêmes de leur avenir. Et derrière ce désaccord juridique et diplomatique se trouve un traumatisme : celui de la guerre des Malouines de 1982.

Alors, comment expliquer que deux États continuent de s’opposer autour de quelques îles situées dans l’Atlantique Sud plus de quarante ans après une guerre ? Et pourquoi le dossier revient-il aujourd’hui sur le devant de la scène internationale, notamment avec Donald Trump ? Dans cet article de Mister Prépa on t’explique.

 

1982 : quand les Malouines deviennent le théâtre d’une guerre entre l’Argentine et le Royaume-Uni

Les Malouines sont un archipel situé dans l’Atlantique Sud, à quelques centaines de kilomètres des côtes argentines. Leur souveraineté est contestée depuis plusieurs siècles. L’Argentine considère notamment avoir hérité des droits territoriaux de l’Espagne après son indépendance. Elle met également en avant la proximité géographique des îles avec son territoire.

Le Royaume-Uni, lui, revendique une présence historique et une administration durable de l’archipel. Mais Londres avance surtout aujourd’hui un argument central : les habitants des Malouines doivent pouvoir choisir leur propre avenir.

À cette époque, l’Argentine est dirigée par une dictature militaire. Le pays connaît une situation économique et sociale difficile et le régime de Leopoldo Galtieri cherche à renforcer sa légitimité. Le 2 avril 1982, les forces argentines débarquent aux Malouines et prennent le contrôle de l’archipel.

La Première ministre Margaret Thatcher décide d’envoyer une importante force militaire à plusieurs milliers de kilomètres du Royaume-Uni. Pendant 74 jours, les deux pays s’affrontent.

Le conflit fait plus de 900 morts, principalement des militaires argentins et britanniques, ainsi que trois habitants des îles. En juin 1982, l’Argentine capitule.

Le Royaume-Uni conserve donc le contrôle des Malouines. En Argentine, les Malouines deviennent un symbole national. La défaite militaire ne fait pas disparaître la revendication de souveraineté. Au contraire, elle contribue à inscrire les îles dans la mémoire collective du pays.

Lire plus : Victoire inespérée de Javier Milei

 

Pourquoi les tensions persistent-elles plus de 40 ans après la guerre ?

Les gouvernements argentins successifs continuent donc de revendiquer la souveraineté sur les îles. Le slogan « Las Malvinas son argentinas » reste extrêmement populaire.

En face, le Royaume-Uni défend le statu quo. Londres considère que les habitants des îles ont exprimé leur volonté de rester britanniques.

En 2013, un référendum est organisé aux Malouines. La participation est très élevée et une écrasante majorité des votants se prononce en faveur du maintien du statut de territoire britannique d’outre-mer.

Buenos Aires raisonne avant tout en termes de souveraineté territoriale. Londres insiste sur l’autodétermination des habitants.

Elle apparaît régulièrement dans le sport. En 2026, après avoir battu l’Angleterre en demi-finale de la Coupe du monde, des joueurs argentins affichent une pancarte rappelant que « les Malouines sont argentines ». Le contexte est évidemment symbolique : l’Argentine vient de battre son ancien adversaire militaire sur un terrain de football.

Le message provoque des réactions au Royaume-Uni et a également entraîné une sanction de la FIFA, qui encadre les messages politiques dans ses compétitions.

Elles sont à la fois un territoire, un souvenir de guerre, un symbole national et un sujet politique.

Mais en 2026, une nouvelle dimension apparaît : celle des rapports de force internationaux.

 

Trump et les Malouines : quand un vieux conflit retrouve une dimension géopolitique

En 2026, les relations entre les États-Unis et certains de leurs alliés sont traversées par de fortes tensions, notamment autour de la guerre avec l’Iran. Dans ce contexte, un document interne américain évoque différentes mesures susceptibles d’être prises contre des alliés ne soutenant pas suffisamment la politique de Washington.

Parmi les éléments évoqués figure notamment une possible remise en question de certains aspects de la position américaine concernant les Malouines.

Les États-Unis occupent une position particulière dans ce dossier. Washington est proche du Royaume-Uni, allié historique des États-Unis. Mais Donald Trump entretient également une relation politique étroite avec le président argentin Javier Milei.

Pour Buenos Aires, toute évolution de la position américaine pourrait donc avoir une importance diplomatique considérable.

Le gouvernement britannique rappelle que sa position sur la souveraineté des Malouines n’a pas changé. Pour le Royaume-Uni, la souveraineté de l’archipel reste britannique et le droit des habitants à déterminer leur avenir demeure central.

La réponse britannique est donc claire : même si le contexte international évolue, Londres ne souhaite pas remettre en cause le statut actuel des îles.

 

Newsletter
Image de Piotr Sienicki
Piotr Sienicki