COP26 : quelles conclusions pour la conférence de Glasgow ?

La COP26, regroupant 197 pays participants, s’est tenue du 31 octobre au 12 novembre dernier à Glasgow (Ecosse). Pour résumer, les conférences des parties ont débuté en 1992 lors du Sommet de la Terre de Rio. La dernière COP était la COP21 et avait lieu à Paris. L’accord de Paris affirmait qu’il était nécessaire de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle et qu’il était primordial de réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’aide des pays riches envers les pays pauvres est aussi en jeu et est déterminante. L’enjeu principal était de réduire de 45% les émissions de gaz à effet de serre et d’ainsi arriver à la neutralité carbone en 2050.

 

Que pouvons-nous retenir de cette conférence ?

 

Les énergies fossiles : un sujet controversé

Les énergies fossiles continuent d’être massivement subventionnées, en dépit de l’environnement. Trop de pays continuent de construire des usines à charbon, malgré la nécessité d’éliminer le charbon des énergies utilisées. 19 pays, y compris les Etats-Unis et le Canada, se sont engagés à ne plus financer de projets d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) à l’étranger d’ici fin 2022.

190 pays entités ont affirmé leur volonté de sortir progressivement (à partir de 2030 pour les pays développés et de 2040 pour les pays en développement) du charbon et ne veulent plus donner leur soutien aux nouvelles centrales à charbon. Même si la Chine ne construira plus de centrales à charbon, elle a décidé, aux côtés de l’Inde et des Etats-Unis, de ne pas ratifier cet engagement. Tout de même, le gouvernement britannique s’est félicité d’un « tournant décisif dans la transition mondiale de l’énergie propre ».

 

La Chine et les Etats-Unis : un accord historique 

Les deux premiers pays émetteurs de gaz à effet de serre se sont engagés lors d’un accord historique : ils ont décidé de respecter leur engagement concernant la réduction de leur émission de gaz à effet de serre. Ils affirment soutenir les pays pauvres dans leur financement et s’engagent conjointement à coopérer dans le domaine de la lutte contre la déforestation et dans la limite des dégagements de méthane.

La Chine s’est engagée à prendre un tournant vert notamment dans la mise en place des nouvelles routes de la soie. De plus, la construction des nouvelles centrales à charbon étrangères ne sera plus financée par la Chine.

 

Un premier accord pour réduire les émissions de méthane  

90 pays, dont des grandes puissances comme les Etats-Unis et la France, ont signé le « pacte global pour le méthane ». Cette ratification historique, qui a lieu pour la première fois, prévoit une réduction des émissions mondiales de méthane d’au moins 30% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2020. Limiter au maximum les émissions de méthane, qui sont le résultat de 60% de l’activité humaine, est un véritable enjeu pour limiter le réchauffement climatique.

 

Lire plus : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/climat-methane-lautre-gaz-coupable-en-quatre-questions-1255474

 

L’aide aux pays pauvres : une fausse promesse 

La COP26, ayant pour but de se concerter sur les objectifs à réaliser pour limiter le réchauffement climatique, devait aussi se concentrer sur l’aide aux pays pauvres. En effet, en 2009, les pays du Nord s’étaient engagés à verser une aide s’élevant à 100 milliards d’euros par an aux pays pauvres, en compensation des conséquences nocives qu’a l’activité des pays du nord sur les pays pauvres. Les pays pauvres, pays du sud, sont les plus touchés par les conséquences du réchauffement climatique, alors qu’ils sont les moins responsables. De nombreux pays, notamment les Etats-Unis, se sont opposés fermement au financement.

 

Lire plus : https://misterprepa.net/le-developpement-durable-une-affaire-de-pays-riches/

 

Conclusion : des avis mitigés et peu d’avancées

Les annonces et les décisions prises lors de cette COP26 sont encourageantes mais restent insuffisantes d’après le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Les alertes se multiplient, 200 climatologies ont mis l’accent sur le moment historique pour l’avenir de l’humanité et de la nécessité de réduire le réchauffement climatique. De nombreuses contradictions entre les Etats sont présentes et se multiplient, ce qui affaiblit d’autant plus la volonté politique et éloigne toute forme de consensus international. 

Le Pacte de Glasgow, tel qu’il est ainsi nommé, appelle à  «intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2) et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles».

D’après un récent rapport de l’ONU, la situation est catastrophique : le monde se dirige inexorablement vers une hausse globale des températures de +2,7°C.

Cette conférence se conclut par l’adoption d’un accord qui garantit de tenir l’objectif de contenir à 1,5°C la hausse globale des températures mais ceci sans aider les pays pauvres et sans avancées réellement efficaces et prometteuses. Cette conférence s’est avérée être un évènement inutile et inefficace pour de nombreux militants et des ONG comme Green Peace. Greta Thunberg, quant à elle résume la conférence à du « bla-bla-bla ». Ainsi, cette nouvelle conférence pose à nouveau un compromis plutôt qu’un réel changement.

 

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