Comment trouver l’inspiration en philo ?

Le plus grand enseignement de ma professeure de philosophie en classe préparatoire, c’est d’avoir démontré que tout le monde est en mesure de faire une copie de philosophie : pour faire de la philosophie, il faut réfléchir ; or tout un chacun est capable de réflexion ; donc n’importe qui peut faire de la philosophie. Autrement dit, nul besoin d’être touché de l’esprit divin pour mener une dissertation fine et intelligente : l’inspiration peut se provoquer, puis s’alimenter. Découvrez dans cet article 5 conseils pour avoir davantage d’inspiration le jour de vos dissertations de philo.

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1) Ne pas se ruer sur son stylo

Au moment où vous découvrez le sujet, il peut être judicieux, voire même stratégique, de prendre quelques minutes pour réfléchir honnêtement et à tête reposée à ce que le sujet vous inspire, sans stylo en main. Autrement dit, il s’agit de mener une analyse spontanée et honnête du sujet avant de vous jeter dans la spirale infernale du brouillon. Si cette étape peut sembler anodine, elle est pourtant primordiale : cela est une manière de vous focaliser uniquement sur VOS idées, et d’écouter au moins une fois votre instinct (qui sera rapidement étouffé par une analyse plus académique) : « que m’inspire ce sujet spontanément ?», « en quoi m’interpelle-t-il ? », autant de questions élémentaires qui enclencheront votre réflexion et catalyseront votre inspiration.

 

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2) Passer rapidement en revue les textes étudiés pendant l’année

Pour enclencher votre inspiration, rien de mieux que de passer rapidement en revue dans votre tête les différents textes étudiés pendant l’année, de sorte à comprendre rapidement si une référence serait particulièrement appropriée au sujet. Ce passage en revue exhaustif (il s’agit de ne pas laisser de textes de côté) mais rapide vous donnera à coup sûr des idées (un texte vous fait penser à un autre texte, un auteur mentionne une expérience quotidienne, …). Vous l’aurez compris : l’inspiration, une fois provoquée, s’alimente d’elle-même. Il s’agit donc de rester alerte et actif, sans quoi les idées ne « tomberont pas du ciel ».

 

3) Ne pas censurer ses propres idées

Si des références philosophiques sont bien-sûr attendues, il ne s’agit pas pour autant de censurer vos propres idées, vos références personnelles, votre culture individuelle. Autrement dit, dans une dissertation de philosophie, il doit y avoir une complémentarité entre les références philosophiques enseignées par votre professeur et les idées/exemples de votre cru. Si un exemple vous vient à l’esprit (expérience ou culture personnelle, référence quotidienne, …), ne le censurez pas sous prétexte que cela n’est pas assez « bien » pour une dissertation de philo : la meilleure dissertation de philosophie reste celle que vous expliquez et illustrez le mieux, alors quoi de mieux que des idées de votre cru ?

 

4) Penser à la littérature

La littérature est riche d’exemples et de références à mobiliser dans une copie de philosophie : entre les personnages types, les dilemmes déchirants ou encore les leçons de morale, les œuvres littéraires constituent un réservoir inépuisable d’idées et d’exemples. Là encore, le fait de penser à des œuvres catalysera votre inspiration (vous ferez des rapprochements avec d’autres œuvres, d’autres personnages, …), il est donc extrêmement fécond de garder son esprit toujours actif et éveillé dans a perspective de trouver des idées pertinentes, riches, variées.

 

5) Accepter de ne pas avoir toujours d’inspiration

Et pourtant, parfois, malgré tant d’efforts pour trouver de belles idées, l’inspiration fait défaut. Dans ce cas, il n’y a rien de pire que de vouloir à tout prix « caser » une référence ou une idée pourtant moins pertinente, ou encore de vouloir absolument trouver une troisième sous-partie, bien que bancale. Pour garantir une certaine cohérence dans votre copie, mieux vaut se résoudre à ne produire que deux sous-parties pertinentes plutôt que d’en rédiger une troisième qui tombe un peu à plat…  Par ailleurs, sachant que les idées surgissent aussi au fur et à mesure d’explicitations et d’analyse, vous pouvez raisonnablement vous lancer dans la rédaction de vos grandes parties même s’il vous manque encore quelques « références » ou idées.

 

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