Correction du Sujet d’Anglais ECRICOME LV2 2020

Anglais LV2 ECRICOME 2020 – Correction

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Découvre sans plus attendre la correction du sujet d’Anglais LV2 Ecricome 2020 ! Cette épreuve de 3 heures se compose d’une version d’un thème grammatical et d’un essai. Précision : il s’agit là d’une proposition de correction. Si vous avez trouvé des tournures (traductions) ou idées (essais) différentes, ne paniquez pas ! Tout reste possible ! 

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VERSION

Plus de douze années se sont écoulées depuis le dernier décès d’un passager sur le réseau ferroviaire britannique, alors que pendant cette même période 23 000 personnes ont été tuées dans des accidents impliquant des voitures et autres véhicules motorisés.

La sécurité inhérente au transport ferroviaire est telle qu’aucun passager n’a été tué au cours des exercices des trois derniers prédécesseurs de Boris Johnson au poste de Premier Ministre. Le train est un moyen de transport extrêmement sécurisé. Un moyen de transport sécurisé, respectueux de l’environnement et, à bien des égards, plus civilisé, pourtant notre système est toujours axé sur les voitures et récompense son utilisation/incite à les utiliser, et ceci, au mois depuis les années 1960 au cours desquelles le gouvernement conservateur de l’époque a ordonné d’énormes coupes budgétaires dans le réseau ferroviaire.

Les coupes ont été considérées comme inévitables et avant-gardistes et pourtant un demi-siècle plus tard, la tendance du côté des experts peut être en train de changer et la possibilité d’une annulation de certaines d’entre elles émerge sérieusement. Il s’agit d’une idée avec beaucoup de mérite et qui gagne en popularité au fur et à mesure que les problèmes d’une société dépendante des voitures deviennent plus clairs. 

Il ne s’agit pas uniquement des morts, des blessures et des maladies causées par les accidents de voiture, la pollution et les modes de vie sédentaires ; plus que cela, les voitures déforment/altèrent les environnements urbains et font des grandes et petites villes des endroits où il fait mauvais vivre, ce qui nuit aux communautés locales et à l’économie. Du fait de l’augmentation du nombre de voitures et de la haute de la densité de population, les externalités négatives liées à l’utilisation des voitures se renforcent chaque année. 

 

THÈME GRAMMATICAL

  1. How long has he been working at that plant/factory ?  – Since he got here ten years ago.
  2. If we had agreed to work overtime, we might have been able to save the company
  3. Whether you like it or not, I plan to hire this young graduate whose credentials are available.
  4. I was supposed to go to my GP (general practitioner) but unfortunately I had to cancel my appointment.
  5. I had even less trouble because we had everything fixed by the time I got to the apartment.
  6. Until the country resolves the scourge/plague of corruption, the people will continue to suffer.
  7. No sooner had the news been announced on social networks than the crowd took to/flooded the streets.
  8. Due to disruptions/ given the disruptions in public transportation, you’d better take a car.
  9. I regret not staying in the United States / I wish I had stayed in the United States. I could have made a fortune here ! What a pity !
  10. The faster they work, the sooner they will go home and enjoy their evening.

 

ESSAIS (pistes de réflexion)

Sujet 1 : Ecology : the new religion ?

C’est un sujet de réflexion sur la société, qui demande de prendre un peu de recul et invite à mobiliser des références précises pour voir la copie se démarquer.

  • Initialement, l’écologie est un domaine scientifique qui étudie les relations qu’entretiennent les êtres vivants avec leur milieu. 

A partir de la prise de conscience de la crise environnementale qui menace l’ensemble de la Terre et de ses habitants, l’écologie est devenue politique. Elle est représentée par des partis dans plusieurs pays, plus ou moins influents. En Autriche, les dernières législatives en 2019 ont contraint le Parti Conservateur à s’allier aux Verts pour former un gouvernement. Dès lors, tout s’accélère quant à l’agenda écologique du pays : objectif de neutralité carbone à 2040 ou davantage de transparence par exemple.

  • L’écologie est aussi devenue un véritable mode de vie pour certains. En cela, elle ressemble à une religion. Elle devient le prisme par lequel certains jugent de ce qui est « bien » ou non. Des visages incarnent ce qu’on appelle la « pensée écologique » qui incite à une reconnexion à la Nature, à une protection de l’environnement. On peut mentionner Greta Thunberg (évidemment) mais aussi Vandana Shiva (Inde), Alfred Brownell (Liberia), Linda Garcia (Etats-Unis) ou Paul Watson (Canada). D’autres visages plus discrets influencent à plus petite échelle en montrant leur mode de vie écologique sur les réseaux sociaux tels que Dulcinea (Espagne). 

Certains activistes peuvent être décrits comme radicaux, insatisfaits du travail des ONG qui défendent l’environnement en dialoguant avec les forces politiques. Pensez au mouvement Extinction Rebellion né au Royaume-Uni en 2018 et prône la désobéissance civile pour sauver l’environnement. 

  • L’écologie est un courant qui semble gagner de plus en plus d’adhérents en Occident à cause de l’urgence, rappelée par les rapports successifs du GIEC (IPCC en Anglais !) et même par la crise du coronavirus. Cependant, réduire l’écologie à une « religion » nie le profond rationalisme qui induit cette transition. Contrairement à une religion, il ne s’agit pas de croire ou de ne pas croire ; il s’agit de prendre conscience ou de nier l’urgence. C’est un véritable sujet de société qui intéresse aujourd’hui tous les partis politiques et toutes les classes sociales et invite à de profondes transformations de nos modes de vie.
  • Définir l’écologie comme un domaine scientifique, un courant politique et philosophique est peut-être plus juste que l’associer à la religion.
 

Sujet 2 : Should we welcome or fear a cashless society ?

Ce sujet appelle à une réflexion sur les conséquences d’un changement inédit de notre perception à l’argent. Il ne faut toutefois pas se limiter à l’aspect économique : la question est plus vaste.

  • La société de la monnaie dématérialisée n’a rien d’imaginaire : c’est un futur très proche. En Suède par exemple, la création d’une e-monnaie est envisagée par la Banque Centrale puisque le paiement en espèces ne représentait même pas 1.5% (en valeur) des paiements en 2018. Les banques encouragent cette transition car la disparition de la monnaie fiduciaire au profit de la monnaie dématérialisée réduit les coûts qu’elles supportent. Les transactions dématérialisées sont perçues comme plus sûres. Les sociétés financières telles que Visa et Mastercard n’hésitent pas à proposer des bonus aux commerçants qui acceptent de bannir le liquide.

Aux Etats-Unis, les transactions en liquide ne concernent plus que 30% du total en 2017 contre 40% en 2012. C’est désormais un tiers de la population états-unienne qui déclare se passer entièrement de liquide pour réaliser ses transactions au cours d’une semaine.

  • Le déclin de la monnaie fiduciaire n’est pas uniforme : il varie selon les pays et selon les tranches d’âge. Passer à une société entièrement dépourvue d’espèces mettrait certaines populations à l’écart.
  • Outre les transactions dématérialisées, le passage à une société dépourvue d’argent liquide encourage le développement de cryptomonnaies. Ces innovations financières ont un fonctionnement plus complexe et certains pensent que la technologie sur laquelle elles reposent n’est pas encore capable de supporter une diffusion massive. L’exemple le plus simple des risques encourus est la volatilité du Bitcoin né en 2009. Il est aujourd’hui difficile d’imaginer que ces monnaies remplaceront les pièces et billets de nos portefeuilles.
  • La monnaie n’a pas que des fonctions économiques. Elle a aussi une fonction sociale. Elle crée un lien entre les personnes qui l’utilisent, elle fédère une communauté. On voit ainsi apparaître des « monnaies locales » qui n’ont aucune valeur officielle mais sont utilisées sur un territoire restreint. On peut ainsi citer la Livre de Bristol créée en 2012 au Royaume-Uni. Elles redonnent du pouvoir aux commerçants en proie à la concurrence internationale.

Ces monnaies locales sont aussi perçues comme plus sûres par ceux qui les utilisent. Au lendemain de la crise des Subprimes et alors que la spéculation allait bon train sur les places boursières, le plenty naît aux Etats-Unis, en Caroline du Nord : « contrairement au dollar, le plenty ne va pas être aspiré par les financiers de Wall-Street ou par les politiques de Washington » déclarait B.J. Lawson, co-fondateur de la monnaie. On peut aussi penser au cheer créé à Detroit au même moment.

Aucune des deux réponses n’est plus juste qu’une autre : tout dépend de la démonstration que vous faîtes, des arguments et des exemples que vous mobilisez.

Benjamin Hautin

Etudiant à emlyon et fondateur du média, je m'occupe principalement des relations avec les Grandes Ecoles et du contenu en culture générale. Mon mot d'ordre : que chacun d'entre vous puisse viser les écoles de ses rêves, peu importe son lycée d'origine !

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