Faut-il éviter tout risque en prépa ?

Cette question, beaucoup se la posent souvent que ce soit en première année, en seconde ou même en cube : faut-il diminuer les activités ou pratiques dites « à risque » pendant ses années de prépa. Chaque prépa a son mythe au sujet d’un élève s’étant cassé la jambe avant les concours et ayant du coup du cuber ou autre horrible affaire. Faut-il pour autant s’arrêter totalement de vivre en raison des enjeux importants liés à ces années si particulières ?

 

 

La prépa ou l’art de limiter les risques importants

C’est un fait : la prépa représente une période de deux ans voire même parfois trois remplie de sacrifices très dur à concéder. Pendant ces années, vous n’allez avoir qu’un unique objectif en tête : votre réussite scolaire et l’intégration de la meilleure école possible au bout des deux ans.

Alors oui évidemment dès lors il faut éviter de multiplier les expériences extrêmes qui risqueraient de réduire à néant tous ces efforts, surtout en deuxième année !!! Ça serait trop bête de ne pas pouvoir passer les concours en raison d’un poignet cassé (juré ça tombe en général sur la mauvaise main, la loi de Murphy nous le dit bien…) après une séance de deltaplane ou de plongeon d’une falaise qui aurait mal tourné (oui je caricature un peu mais bon on ne sait jamais).
Plus sérieusement, pensez aussi à limiter les risques si vous pratiquez des sports de contacts. Certes le sport en prépa on le dit souvent est important pour l’équilibre d’un élève et il est souvent dur d’envisager d’arrêter son sport préféré sous prétexte de réussir ses études. Mais pourtant il faut convenir que la boxe ou encore le rugby sont des sports parfaits quand il s’agit de se faire mal quelque part. Pour un an, réfrénez vos envies et passez à des sports plus calmes (je vous jure la prépa par expérience c’est le meilleur endroit pour commencer le jogging ou encore la natation, et ça défoule tout autant). Vous pourrez dans n’importe quelle école reprendre vos sports favoris l’année suivante !


N’arrêtez pas de vivre et sachez prendre des libertés avec les consignes des plus stricts de vos professeurs !

On le sait bien, certains professeurs en classe préparatoire sont de véritables gardiens de prison pour qui l’entrée de classe préparatoire est comme une arrivée dans un couvent. Tels des moines réfugiés dans la prière, vous devriez vous consacrer uniquement au travail sans jamais lever la tête de votre guidon. Alors prendre des risques n’en parlons même pas… Malgré ce que j’ai pu dire auparavant, je pense qu’il est important de savoir dévier quelque peu de cette voie rigoriste.
Certains professeurs conseillent notamment (y compris hors de la période de COVID 19) à leurs élèves d’éviter les rassemblements en trop grand nombre surtout durant la période hivernale, considérant celles-ci comme des nids à maladies qui risqueraient ensuite de se propager comme une trainée de poudre dans leur classe et de compromettre l’avenir de leurs élèves. Sachez quand même vous détendre et voir (à intervalle raisonnable évidemment) du monde. Simplement, ayez aussi l’altruisme si jamais vous tombez malade de rester chez vous pour ne pas transmettre votre maladie à vos camarades ! ATTENTION ! Ce conseil prend évidemment le cas d’une année « classique » sans COVID ! Si l’épidémie continue de sévir, au vus des conséquences lourdes en cas de contamination (10 jours d’isolement parfois rallongé à 17 si jamais vous êtes cas contact avant), aucun risque ne doit être pris, car une telle absence serait très préjudiciable pour vous et vos camarades quelle que soit l’année où vous vous trouvez !!!

Enfin, certains profs déconseillent la pratique de sport moins dangereux que ceux cités précédemment. Un ami m’a notamment raconté que son professeur de prépa lui avait conseillé d’arrêter le tennis pendant sa seconde année de classe préparatoire. Là encore, sachez aussi prendre parfois vos distances avec de tels conseils et à conserver une activité physique vous permettant de vous détendre au milieu de tout le stress de la prépa.

 

Pensez à vous écouter à certains gestes simples qui permettent d’éviter bien des catastrophes

On le sait, (en temps normal une fois de plus), la principale maladie qui fait trembler les préparationnaires est la grippe. En effet, contrairement aux angines ou aux gastros (et aux rhumes qui eux sont encore plus bénins), elle met à plat plus longtemps et est très contagieuse donc risque de se transmettre à une bonne partie de la classe. Une solution existe (qui fait beaucoup moins débat que son homologue contre le coronavirus qui reste lui aussi pour l’an prochain un moyen plus qu’intéressant pour lutter contre la contamination en prépa) : le vaccin contre la grippe qui est accessible à tous. Croyez-moi : pour l’avoir vécu je peux vous dire qu’on est bien content d’avoir fait la queue chez le médecin quand trois semaines plus tard la grippe se répand comme une trainée de poudre dans la prépa.
Du point de vue du sport : restez à l’écoute de votre corps et des alertes que celui-ci peut vous envoyer. SI certains accidents arrivent sans prévenir, beaucoup de blessures arrivent après des signaux indiquant une pratique trop excessive ou rendue dangereuse sous les effets de la fatigue. Veillez donc à vous écouter pour éviter toute catastrophe de dernière minute !!

Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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