L’Inde: développement et insertion dans la mondialisation

Après son indépendance l’Inde a construit une économie garantissant l’autonomie et l’autosuffisance. En 1980-1990 sont mis en place la politique de libéralisation et le « licence raj » (l’empire de l’autorisation administrative). Je vous propose de lire cette fiche pour comprendre le développement de l’Inde.

 

Les infrastructures de transport encore insuffisamment développées 

Indépendance : hérite des infrastructures britanniques (à partir des ports) 

Début 1950: nationalisation des chemins de fer, réseaux routiers… MAIS investissements publics ne suffisent pas 

1980: modernisation du rail

Expansion du transport routier 

 1998 : projet NHDP : relier Mumbai + Kolkata + Delhi + Chennai (quadrilatère d’or) achevé en 2012 + autres couloirs routiers 

2012 : seul 48% des routes de zones rurales étaient goudronnées 

Depuis 1994 (libéralisation) : développement du transport aérien 

Depuis 1998 : secteur portuaire (investissements étrangers à hauteur de 100% autorisés). EX : grands acteurs de ce secteur présent dans les ports indiens comme Maersk dans le port de Mumbai (Jawaharlal Nehru)

Projets de corridors industriels (depuis 2005)

2007 : projet DMIC (Dehli-Mumbai Industrial Corridor) lancé avec l’aide du japon= 150km de largeur + traverse 6 États  + construction d’au moins 6 hubs + ligne à grande vitesse à construire pour les voyageurs…

 

 

Les défis énergétiques

Charbon : 44% mix énergétique 

= dépendance de 25% + 2e importateur mondial après la Chine  (importe depuis 2015 malgré ses vastes réserves)

Pétrole : 23% mix énergétique = dépendant à 80% des importations de pétrole brut MAIS exportateur de produits raffinés. EX : conglomérats du secteur privé Reliance et Essar Oil 

Biomasse : 24% mix énergétique (particularité indienne) 

Gaz : 6% mix énergétique = importe gaz liquéfié + aucun gazoduc international alors que les pays voisins ont d’importantes réserves. EX : projet de gazoduc IPI (Iran-Pakistan-Inde) a peu de chance d’aboutir 

Seul projet TAPI (avec Turkménistan + Afghanistan + Pakistan + Inde) a des chances d’aboutir malgré les incertitudes. 

Renouvelables : 2% / nucléaire : 1%

 

Grandes orientations de la sécurité énergétique 

  • Développer des substituts nationaux 

EX : nucléaire : filière du Thorium dont l’Inde dispose abondement 

  • Diversification des sources d’approvisionnement + types d’énergie

EX : prod ouest-africains+ latino-américains

  • Acquérir des gisements à l’étranger (publics + privés)

EX : le grand acteur indien dans ce secteur : ONGC Videsh Limited (OVL) à conduit une quarantaine de projets dans une quinzaine de pays.

 

 

Une insertion à la mondialisation par les échanges commerciaux

Depuis 1990: insertion à la mondialisation MAIS balance commerciale toujours déficitaire (surtout avec la Chine : principal partenaire commercial)

Jusqu’à 1980: économie très protégée 

1990s : démanteler le système de licences à l’importation + réduire droits de douanes…  = réformes de libéralisation stimulent les exportations 

2000 : politique favorable aux zones économiques spéciales (surtout industries indiennes)  = AUJ : ZES assurent plus de ¼ des exportations

Part du commerce international dans l’économie indienne:

1980s : 15% / 1990s : 25% / 2000s : 45% (pas ralenti par 2008)

+ échanges avec pays golfe Persique + EU et Europe marché d’export

+ tend à se tourner vers l’Asie orientale (croissance échanges avec la Chine) 

Poids de l’Inde dans le commerce inter modeste : 2%

Exportations de biens : ressources naturelles + diversification 2000s (produits pharmaceutiques + ingénierie…) 

MAIS exportations de marchandises à la traine (sauf filière textile) : doit donc bcp importer (déficit commercial)

           

 

Un marché assez attractif pour les investisseurs

Diplomatie économique hyperactive de Modi (attirer les investisseurs) 

Jusqu’à 1980: stratégie de substitution aux importations (protège ses activités industrielles) 

Pays investissant en Inde

  • Plus grands émetteurs IDE en direction Inde à Maurice et Singapour. Conventions fiscales avec les 2 qui permettent aux investisseurs étrangers opérant à partir de sociétés intermédiaires installées dans l’un ou l’autre de ces 2 états, d’échapper à imposition sur plues-values en capital. Entreprises EU, europ investissent Inde par ce biais.
  • RU, Japon, Pays-Bas, EU
  • (+ phénomène du « round tripping» : faire sortir des capitaux d’Inde à destination de Maurice ou Singapour pour les réinvestir dans l’économie indienne sous forme d’IDE (contourner la fiscalité)

 

 

L’essor des investissements indiens dans le monde

Expansion internationale des firmes indiennes

2000: plus de fusions et d’acquisitions sur les marchés développés + nouvelles implantations industrielles sur les marchés en développement

Objectifs : Acquérir de nouvelles technologies + meilleurs parts de marché + accès aux ressources + marque de prestige

EX : 2008 rachat par Tata Motors de Jaguar Land Rover

EX : 2015 Lupin (pharma) a racheté un laboratoire américain pour + de 800 M $

2000s : boom des entreprises de technologies : Tata consulting service + Infosys = depuis 2015 vers une stratégie d’acquisition axée sur des technologies innovantes (Infosys

 

 

Conclusion

J’espère que cette fiche vous sera utile! Bon courage! 

 

 

Alisa TCHEGODAEVA

Etudiante à HEC Paris après 2 ans de classe préparatoire ECS au lycée Hoche, j'ai à coeur de vous partager mon retour d'expérience et vous aider à bien vivre votre prépa.

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