Pauline : « les secrets pour intégrer l’ESSEC après une prépa de province »

Rencontre avec Pauline Tabouret, étudiante à l’ESSEC Business School après une prépa de province ! Tous les secrets et les conseils pour exceller ! 

Bonjour Pauline, peux-tu présenter ton parcours ?

Bonjour, je m’appelle Pauline, j’ai 22 ans et je suis actuellement en Pré-Master à l’ESSEC à Cergy en double cursus avec l’École du Louvre. Avant cela, j’ai passé toute ma scolarité en Normandie dans de petites villes puis je suis allée vivre à Rouen où j’ai fait 3 ans de prépa ECE.

 

 

Pourquoi avoir fait une classe préparatoire ?

Ne sachant pas quoi faire de ma vie, j’hésitais entre fac de psycho et fac d’économie, personne ne m’avait jamais parlé de classe préparatoire jusqu’à ce qu’un professeur y fasse référence et que je me renseigne. J’ai choisi cette direction pour le challenge et surtout pour avoir le plus de portes ouvertes étant donné que je ne savais pas quoi faire plus tard.

 

Dans quel état d’esprit étais-tu durant tes deux années de CPGE ?

J’étais déterminée à avoir le Top 5 mais sans pour autant savoir ce qu’était réellement une école de commerce. J’avançais par la motivation de toujours faire mieux et progresser.

 

Comment as-tu vécu tes deux années de prépa ?

J’ai relativement bien vécu ces 3 années de prépa (j’ai khubé), c’était très difficile mais l’ambiance dans ma prépa était top, il n’y avait pas de compétition malsaine et aucune pression des professeurs qui nous disent dès le départ qu’il y a des écoles de commerce pour tous et pour tous les niveaux.

 

Quelles étaient tes notes durant la prépa ?

J’ai toujours eu des notes assez équilibrées durant ma scolarité et c’était à peu près pareil en prépa. Je dirais que j’oscillais entre 10 et 11/12 avec des moyennes plus basses comme en anglais où je n’ai jamais dépassé la moyenne et des plus hautes comme en maths ou en espagnol.

 

Lors des inscriptions, comment avais-tu choisi les écoles que tu allais présenter ?

N’étant pas boursière, j’avais déjà dans un premier temps pris en compte le coût des inscriptions, pour cela j’ai décidé de choisir uniquement les écoles dans lesquelles je me voyais aller en me disant que si je n’en avais aucune alors je n’irais pas en école du commerce. Mon raisonnement pour les écoles les plus hautes a été une balance entre mon niveau et le prix que me coûtait l’inscription.

 

Comment as-tu préparé les épreuves écrites ?  

La BU de santé de Rouen encore et encore. J’y allais dès que possible, c’est un environnement de travail qui favorise la concentration, et lorsque je ne pouvais pas (à cause des confinements et couvre-feu) je travaillais le plus longtemps possible au lycée puis chez moi. Quant à ma méthodologie, je planifiais tout et l’expérience m’a montré qu’il valait mieux faire un petit peu de tout avec au maximum des plages de 3 heures de travail d’une même matière plutôt que de faire 6 heures d’ESH de suite.

 

Comment se sont passés tes concours ? Quelle était ta philosophie ?

Le premier concours que j’ai passé était dans une ambiance très bizarre, en juillet et sans les oraux mais il a en commun avec le second ma philosophie lors des concours : ne jamais penser à l’épreuve qui est passée. Une fois la copie rendue on oublie, pour ma part je ne débriefais avec personne. Tous ceux ayant passé le concours vous diront que le ressenti n’a rien à voir avec la note donc il ne faut pas y penser et uniquement se concentrer sur les épreuves à venir.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants matière par matière ?

  • Maths : Faire des annales jusqu’à maîtriser les maths EDHEC/ EM Lyon puis passer aux maths parisiennes quand on sent que notre niveau est solide. Les maths EDHEC/ EML peuvent être difficiles mais avec de la rigueur et surtout de la répétition on gagne très vite des points précieux le jour du concours.

 

  • ESH : Faire une feuille par chapitre avec un tableau mettant en avant l’auteur, la date de parution de l’ouvrage, son nom et un résumé de sa théorie et une feuille de dates et chiffres. Une fois le chapitre révisé, vous n’aurez qu’à relire ces feuilles pour avoir en tête tout le chapitre. Cette astuce fonctionne particulièrement bien pour ceux ayant une mémoire visuelle (j’utilisais une couleur par décennie dans le tableau).

 

  • Culture Gé : Utiliser les vacances entre la première année et la deuxième année pour lire tous les livres nécessaires et les ficher comme ça au cours de l’année vous pourrez vous concentrer sur d’autres aspects du cours.

 

  • Contraction : Se répéter à chaque contraction ce qui est attendu de l’épreuve pour ne jamais perdre les objectifs de vue. Personnellement, pour ne rien oublier je faisais un premier jet au crayon presque dès la première lecture puis je comptais le nombre de mots et j’enlevais tout ce qui n’était pas utile ou moins important.

 

  • Langues : Apprendre son vocabulaire sans faute. C’est un passage ennuyant mais c’est ce qui m’a permis de prendre de l’assurance en anglais et de finalement atteindre 13.5 au concours de khube contre 5 au premier. Il faut bien sûr combiner le vocabulaire avec la réalisation de thèmes grammaticaux et pratiquer souvent.

 

Tu as été admissible dans les Parisiennes, quelle a été ta réaction ?  

Je n’en croyais pas mes yeux, la première fois je n’avais eu aucune école et là le premier résultat que je regarde c’est l’ESCP et il est positif, ce qui voulait probablement dire que j’avais également toutes celles en dessous dans le classement à part peut-être l’EDHEC. J’étais d’autant plus heureuse par la suite que j’ai eu les résultats de l’EDHEC et qu’au vu de ma moyenne je devais être admissible à l’ESSEC.

 

Comment as-tu appréhendé le Tour de France ? 

J’étais très stressée car ne pensant pas avoir de Parisiennes je n’avais pas préparé les oraux comme j’aurais dû le faire. D’autant plus que les Parisiennes nous imposaient leurs jours de passage mais les annonçaient une fois que la clôture des choix des oraux des autres écoles étaient faites donc ça rajoutait le stress d’avoir prévu deux oraux le même jour.

 

Quels conseils donnerais-tu pour cartonner aux différentes épreuves orales ?

Il est essentiel de faire passer un bon moment au jury, ils voient des candidats passer à la pelle et parfois simplement rigoler ou rendre l’exposé intéressant, donner son avis, etc. peut être une bonne idée. Pour les oraux de personnalité, je conseille de préparer les questions qui vous paraissent compliquées à l’avance et de faire une liste d’anecdote / de faits sur vous, c’est très artificiel mais ça fonctionne car on a tendance à tout oublier sous la pression.

 

Tu as fait le choix de l’ESSEC, pourquoi ?

J’ai choisi l’ESSEC car c’était l’école qui me plaisait le plus et c’est la plus haute que j’ai eue. Je voulais particulièrement intégrer leur double diplôme avec l’Ecole du Louvre.

 

Ta première année à l’ESSEC, c’était comment ? La transition Prépa – École ?

Le résultat de cette première année est assez ambivalent, d’un côté les cours ne sont pas passionnants et la chute de niveau entre la prépa et l’école est vertigineuse, mais de l’autre l’ambiance et les locaux sont géniaux, les associations sont très actives et il y en a pour tous les goûts. Je pense que le blues de la prépa est normal et qu’il passera car la première année est commune à tous et pas la plus intéressante mais le fait que l’ESSEC nous offre un parcours à la carte rend le reste des études passionnantes, on peut absolument tout faire.

 

Le mot de la fin pour motiver les prépas ?

Vous allez y arriver, comme diraient mes professeurs de prépa, il y a des écoles de commerce pour tout le monde ! J’aimerais également rajouter qu’il ne faut pas vous sous-estimer pour autant, je pense actuellement être une des très rares personnes à l’ESSEC à ne pas avoir passé HEC parce que je ne pensais pas avoir le niveau.

Dorian Zerroudi

Rédacteur chez Mister Prépa, j'ai à coeur d'accompagner un maximum d'étudiants vers la réussite !

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