L’actualité anglo-saxonne du mois de décembre 2020

Angleterre :

  • 16/12/2020: L’Unicef a pour la première fois lancé une intervention d’urgence nationale au royaume uni afin de contribuer à la campagne pour nourrir des enfants de ménages précaires dont la situation s’est empirée à cause du Covid-19. Cela fait polémique puisque ce genre d’action n’est généralement pas attendu dans l’un des pays les plus riche du monde. Le parti travailliste a jugé cela « honteux » pour l’Angleterre. Elle précise qu’« on n’aurait jamais dû en arriver là. […] Nos enfants ne devraient pas dépendre d’associations humanitaires qui ont l’habitude d’opérer dans des zones de guerre et après des désastres naturels. »

 

  • 19/12/2020 : Boris Johnson a annoncé un nouveau confinement pour Londres et une partie de l’Angleterre pour faire face à la flambée de l’épidémie, à peine plus de 2 semaines après le déconfinement partiel du 3 décembre. Cette décision de confinement est également une réponse à la découverte de la variante du covid-19 observée ce mois-ci en Angleterre.

 

  • 20/12/2020: après la décision de plusieurs pays européens, dont la France, de fermer temporairement ses frontières avec l’Angleterre le Royaume-Uni s’inquiétait pour son approvisionnement. Cette situation a donné un avant-goût de ce que pourront être les délais d’acheminements des produits entre l’Europe et l’Angleterre qui seront considérablement amplifiés selon les secteurs.

 

  • Brexit: L’accord commercial a finalement été signé le 24 décembre 2020 et est entré en vigueur au 1erjanvier 2021. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que cet accord était « bon pour l’Europe et le Royaume-Uni » et « protégera les intérêts européens ». les députés britanniques ont approuvé l’accord post-Brexit le 30 décembre 2020. Parmi les grandes nouveautés de cet accord :

 

  • Retour des douanes, mais pas de droits de douane: les marchandises devront être déclarées en douane (il devra y avoir des déclaration d’importation/exportation). Cela s’apparente à la situation d’avant la création du marché unique européen.

 

  • Les frontières seront bel et bien rétablies ce qui va complexifier nos déplacements à l’avenir. Il sera toujours possible de circuler avec une carte d’identité (jusqu’au 1er octobre 2021 seulement) ou un passeport en cours de validité. Il pourrait y avoir des contrôles aléatoires…

 

  • Concernant le domaine de la pêche, l’accord est finalement moins pire que prévu puisqu’il y est inscrit que les pays membres de l’Union devront progressivement (en 5 ans et demi) renoncer à ¼ de leurs prises dans les eaux britanniques. Les pêcheurs redoutaient en effet un No Deal à ce sujet ce qui aurait été considérablement plus impactant.

 

  • Abandon d’Erasmus: le Royaume-Uni ne fera en effet plus partie du programme d’échanges Erasmus. Ce choix fait beaucoup polémique dans le milieu universitaire Anglais et en Écosse car les élèves de cette dernière ne pourront plus bénéficier de ce programme.

 

  • Le Royaume-Uni et l’Union européenne s’engagent à respecter des conditions de concurrence équitables.

 

  • L’accord prévoit de continuer à « lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme » et induit donc une certaine coopération policière et judiciaire entre le Royaume-Uni et l’UE.

 

Écosse :

  • 24/12/2020: la première ministre écossaise Nicola Sturgeon a déclaré qu’« il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante », alors que Londres signait l’accord du brexit et refusait toujours à l’Écosse un nouveau référendum sur l’indépendance. cela réactive le projet d’indépendance de l’Écosse où presque la moitié des citoyens seraient favorables à ce projet.
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