Le développement de l’Afrique à l’épreuve de la guerre de 1960 à aujourd’hui

Dernière ligne droite avant les concours BCE et ECRICOME 2021! Vous devez être stressés (c’est normal), paniquer pour un rien toutes les trente secondes (encore plus normal). Bref, la période n’est pas à la joie. Pour vous rassurer et entrer sereinement  dans vos révisions, un moyen très simple: s’attaquer aux annales des années passées. Pour vous aider dans cette démarche, voici le treizième numéro d’une vaste série de reprise d’annales destinée à vous proposer une piste de réflexion sur les nombreux sujets déjà tombés aux concours. Attention: l’idée n’est pas ici d’avoir la prétention de fournir un corrigé parfait, mais simplement de vous guider dans votre réflexion! Bon courage à vous et bonne lecture! Aujourd’hui au programme, un sujet tombé il y a quatre ans à l’épreuve ESSEC. 

 

NB: Au rang des sujets peu tombés et non récemment donnés à des candidats, l’Afrique est avec peut-être l’Amérique Latine au tout premier rang. Pour autant, cette rareté ne veut pas dire pour autant que ces sujets ne retomberont plus, bien au contraire! Ne les négligez donc surtout pas, d’autant plus que ces deux modules géopolitiques sont des plus complexes et piégeux.



Sujet:

Le développement de l’Afrique à l’épreuve de la guerre de 1960 à aujourd’hui

 

Définition des termes du sujet

  • Développement: capacité d’un pays à faire en sorte que la croissance économique qu’il connaît soit transformée en retombées positives sur le niveau de vie de l’ensemble de sa population. Pensez surtout si un sujet que vous rencontrez aux concours le jour J comprend le mot “développement” à relier directement ce terme avec le mot “croissance”.
  • L’Afrique: Continent comprenant 1,2 milliards d’habitants répartis pour 30,37 millions de km2, l’Afrique s’étend de la mer Méditerranée au nord jusqu’au cap de Bonne Espérance au sud, de l’Océan Atlantique à l’ouest jusqu’à l’océan Indien à l’est. Ici, vu que le sujet comprend le mot “développement”, il comprendra de préciser dès l’introduction clairement que l’Afrique est un continent largement sous-développé soumis à une pauvreté endémique. De plus, il est également le terrain d’une instabilité chronique. C’est en fait cet état de fait qu’il convient ici de discuter: quel lien peut-on faire entre l’instabilité et les guerres africaines et le développement du continent?
  • À l’épreuve de: cela signifie que l’entité ou l’élément proposé est obligé de faire face à un obstacle ou une menace. Ici il s’agit de voir l’obstacle que représentent les conflits en Afrique sur la route vers le développement du continent. Cet obstacle est-il responsable du sous-développement très net du confinement ou doit-on aujourd’hui reconnaître qu’il existe d’autres raisons à ce phénomène? Cet obstacle est-il indépassable? Toutes ces questions devront apparaître dans le traitement du sujet.
  • Guerre: conflit armé entre deux entités géopolitiques. Ici il faut penser la guerre à différentes échelles (locale, nationale ou encore régionale), et à différentes intensités.
  • 1960: pourquoi cette date? En quoi représente-t-elle un moment particulier de l’histoire du continent africain? Cette question doit clairement être posée dans l’introduction. Personnellement, même si il est vrai que la décolonisation est un processus qui s’est déroulé en plusieurs phases et sur plusieurs décennies, je pense que la date de 1960 a été choisie afin de fixer un moment approximatif à partir duquel l’Afrique a volé de ses propres ailes, avec une majorité du continent ayant accédé à l’indépendance.

 

Problématique:

Après des décennies d’instabilité, de désunion et de conflits qui lui ont fait accumuler un retard considérable, l’Afrique est-elle à l’aube du XXIème siècle en mesure de trouver une unité pour accéder au développement?

 

Plan détaillé

I- Une Afrique en proie aux conflits et à l’instabilité qui nuisent grandement à son développement

  • Une instabilité africaine à l’échelle nationale très marquée qui empêchent souvent les pays concernés d’accéder à une croissance fiable
  •  A l’échelle régionale, un grand nombre de conflits et tensions de plus ou moins basse intensité, une désunion qui empêche un commerce et une collaboration vraiment efficace entre les états…
  • … Qui peuvent parfois déboucher sur des conflits plus massifs et de haute intensité comme pendant la décennie du chaos entre 1990 et 2000

 

II-  A la recherche des facteurs d’instabilité et de désunion africaine

  • Des facteurs exogènes non négligeables à l’instabilité et la désunion africaine : les fréquentes ingérences et influences étrangères ainsi que les héritages persistants de la période coloniale
  •  La pauvreté déséquilibrante des pays, peut-être le facteur principal de l’instabilité africaine.
  • La multiplicité des cultures pour expliquer les difficultés et l’instabilité des pays africains

 

III- Un espoir d’union et d’apaisement entre les pays africains à l’aube du XXIème siècle sur la voie du développement

  • Un fait : certains motifs d’espoir concernant l’unité africaine à l’échelle des pays
  • Les premières ébauches de relations et de collaborations à l’échelle continentale, la solution pour l’Afrique pour aboutir au développement?
  • Qui pourra guider le continent sur cette route vers l’unité africaine ? Un unique pays africain ? Plusieurs ? Une supervision de puissances étrangères dénuée de velléités d’ingérence?
Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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