Les ouvrages les plus utiles pour faire la différence en ESH #3 La finance et les crises

 

Dans la filière ECE, l’ESH est avec les maths la matière clé pour réussir les concours. L’exercice roi de cette épreuve est bien évidemment la dissertation, redoutée de nombre d’étudiants. 

Pour vous aider, à partir d’aujourd’hui, Mister Prépa vous propose une série d’articles sur les ouvrages les plus utiles à citer et maîtriser pour faire la différence dans vos dissertations d’ESH, découpée en grandes thématiques (marchés financiers, crises financières, développement…). 

Vous trouverez ainsi une liste d’ouvrages. Chacun est accompagné de l’argument principal, d’une brève explication, parfois d’une citation et de compléments faisant référence à d’autres ouvrages, concepts ou théories qui sont en lien avec le premier ouvrage.  

Nous vous proposons également un rappel des auteurs de référence que vous avez dû voir en cours (si ce n’est pas le cas, faites des recherches car ils sont essentiels dans les dissertations). 

Aujourd’hui, nous traitons de la finance et des crises qui lui sont associées, thème complexe mais où il est très facile de faire la différence en ayant compris son cours et en ajoutant de petites références stylées. 

Citations pour l‘accroche  

  • Henri BOURGUINAT, Les vertiges de la finance internationale, 1987 : “Le dollar de 1944 est le soleil autour duquel s’organisent les autres monnaies satellites”. 
  • Yves JEGOUREL, Les produits dérivés financiers, 2019 : “Les produits dérivés financiers sont rarement étrangers aux épisodes spéculatifs dévastateurs” mais permettent un transfère optimal des risques entre agents.  
  • Pierre Noël GIRAUD dans la préface du livre de Fernand BRAUDEL, La dynamique du capitalisme, 1955 : “L’économie de marché porte en elle la finance comme la nuée porte l’orage”. En d’autres termes, la finance est néfaste à la croissance.  
  • Dani RODRIK, Straight talk on trade, 2017 : “La globalisation financière permet une hausse de la croissance des PED et des PDEM”.  
  • Henri BOURGUINAT, “La tyrannie des marchés”, 1995 : “Dans les années 90s, on est passé dans une économie internationale de spéculation” avec les risques, les crises,… 
  • BOYER : “Il n’y a pas de capitalisme sans crises financières” 
     

Les indispensables  

  • John Williamson 
  • Ricardo, Cassel 
  • Keynes  
  • Friedman 
  • Marshall-Lerner 
  • Mundell et Flemming 
  • Bodin, John Law, Thomas Cooke 
  • Galbraith 
  • Stiglitz 
  • Kindelberger 
  • Minsky 
  • Fama 
  • Kindland et Prescott 

 

Les originaux  

1) Paul KRUGMANPourquoi les crises reviennent toujours, 2009 : De nombreux pays émergents ont été affectés par des crises de change qui ont eu de graves répercussions sur les banques et l’économie réelle. Par exemple, le Mexique en 1994 ou la Thaïlande en 1997. Ces pays ont alors décidé de faire des réserves de change pour contrer les attaques spéculatives en multipliant les excédents commerciaux. En même temps, les USA font face à un déficit commercial de 200 milliards avant la crise de 2008. Ces transferts sont appelés “Grand Arrangement” par Patrick Artus.  

  

2) EICHENGREENUn privilège exorbitant du dollar, 2012 : Le statut de monnaie internationale du dollar apporte plusieurs avantages : les USA échangent en dollar à hauteur de 98% des échanges (il n’y a donc pas de risque de change). Les USA ont également un pouvoir sur les autres pays qui arriment leur monnaie au dollar, par exemple les pays en développement.   

 

3) BRENDER et PISANI,

 Les déséquilibres financiers internationaux, 2007 : Les USA sont en déficit alors que l’Asie est en excédent. Les USA ne sont toutefois pas menacés de faillites et leur devise n’est pas prête à s’effondrer. 

La crise de la finance globalisée, 2009 : 0 la fin des années 90, on remarque une hausse des transferts d’épargne des pays émergents vers les PDEM. La croissance est rapide même si la propension à dépenser est faible. En Asie, la demande aux entreprises est forte. En même temps, aux USA la pression déflationniste a instauré des politiques favorables à l’endettement. La demande intérieure est supérieure au revenu donc ils importent l’épargne que les pays émergents avaient besoin d’exporter pour croître rapidement.

Les marchés et la croissance, 2001 : En ventilant mieux les risques, les personnes sont incitées à investir dans des placements plsu risqués car ils sont mieux protégés, ce qui est bon pour la croissance. Cela évite également le risque de défaut de paiement destabilisateur et négatif pour la croissance.  

 

 4) MCMILLANPourquoi les banques vont disparaître, 2016 : A travers le shadow banking, la finance peut contourner la législation et adopter des comportements déstabilisateurs et spéculatifs. Le shadow banking représente ainsi 40% du secteur financier d’après Laurent CLERC (Le shadow banking en Europe, 2013). C’est ainsi aux états de lutter contre ce dernier.  
 

5) Steve KEENL’imposture économique, 2009 : La crise des subprimes a remis en cause le rôle de la finance et son impact sur l’économie mondialisée. L’auteur montre également que les gens ont une certaine défiance envers la finance.  

  

6) ARCAND, BERKES et PANIZZA, Existe-t-il un niveau de financiarisation optimal de l’économie ? 2015 : Le nexus finance-croissance (c’est-à-dire la corrélation entre la finance et la croissance) se transforme en une courbe de Kuznets (une courbe en U inversée) : Au départ, plus il y a de finance, plus il y a de croissance, et à un moment, la relation s’inverse : plus la financiarisation de l’économie est importante, plus la croissance est faible. On en déduit alors que trop de finance, tue la croissance. Ce nexus finance-croissance prends la place et remplace l’ancien nexus de LEVINE et BECK qui se schématisait par une droite proportionnelle : plus la finance est importante dans l’économie, plus il y a de croissance.  

 

7) Edgar MORIN, Les chemins de l’espérance, 2011 : Le capital boursier et spéculatif n’est pas le capital productif donc on ne sait pas si la finance en est l’origine où la victime mais elle est parasitée par les comportements spéculatifs qui ne recherchent que la rentabilité financière. On remarque ainsi une baisse de la recherche de rentabilité économique.  

 

8) Patrick ARTUSGlobalisation financière et instabilité, 2016 : Les banques ont changé de business model pour passer d’un business model basé sur le crédit à un business model basé sur les actions plus lucratives.  

 

9) THESMAR et LANDIERLe grand méchant marché, 2007 : Les auteurs défendent le marché et la finance. Ils nous rappellent les critiques usuelles qui leur sont faites : la vision court-termiste, les OPA et l’irrationnalité. Les auteurs répondent à cela qu’1/3 des entreprises côtées en Bourse font des pertes (donc il n’y a pas que la recherche d’un haut rendement qui compte), que cela permet de trouver un autre financement que la dette, et de croître plus rapidement. Ils reprennent l’analogie de Stephen ROSS : s’il y a des brebis erratiques et peu informées sur les marchés, la stabilité et la valeur des actions sont garanties par les loups plus nombreux qui permettent aux brebis de rester dans le troupeau quand elles s’égarent et menacent d’emmener le troupeau avec eux.  

  

10) Jean TIROLE, Economie du bien commun, 2016 : L’auteur reprends F. KNIGHT qui évoque que “la pire des situations pour un marché est l’incertitude”, car elle n’est pas probabilisable contrairement au risque. Il existe ainsi des comportements irrationnels sur les marchés car ce dernier est autorréférentiel. Aujourd’hui, les banques seraient trop grosses. C’est ce que l’affaire du “too big too fail” en 2008 montre. La régulation devrait ainsi etre plus importante. Les accords de Bâle III suite à la crise de 2008 qui permettent de garantir un niveau minimum de capitaux propres sont un bon début mais demeurent insuffisants.  

 

 11) Markus BRUNNERMEIER et Isabel SCHNABELBubbles and Central Banks : Historical Perspectives, 2015 : Ces auteurs ont examiné les bulles financières des 400 dernières années. Leur analyse met en évidence les points suivants : la formation des bulles est toujours précédée d’une forte expansion monétaire, d’une montée de l’endettement et d’une vague d’innovations financières. La violence de la crise qui fait suite à la bulle dépend de la façon dont elle a été financée, d’autant plus forte que le financement a été effectué par endettement, avec des effets de levier importants et que les banques ont participé à la spéculation.  

 

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