L’intégration mitigée des peuples autochtones

Ce thème, généralement peu abordé en classe préparatoire, tombe toutefois lors de kholles ou d’oraux. Ainsi, quelques notions de base sur ce sujet s’avère être utiles et sont également des exemples pour d’autres thèmes comme notamment les inégalités au sein d’un pays ou la lutte pour les droits civiques, le climat.

Les peuples autochtones désignent les premiers habitants d’un pays ou d’une zone géographique avant la colonisation et l’époque des Conquêtes.

Les peuples les plus connus sont, entre autres, les Amérindiens et les aborigènes d’Australie.

Si les peuples autochtones sont souvent considérés comme des éléments importants dans la construction de certaines sociétés modernes telles que nous les connaissons aujourd’hui (par exemple, les Amérindiens ont aidé les pères pèlerins, autrement appelés Pilgrims Fathers, à survivre suite à leur arrivée), les relations qu’ils entretiennent de nos jours avec la société sont toutefois mitigées.

 

Leur intégration est laborieuse, ainsi que remplie de souffrance, racisme et discrimination.

– Les peuples autochtones subissent la perdition de leur culture et la violation de leurs droits.

En effet, l’identité culturelle des autochtones était déjà menacée lorsqu’ils rencontrèrent les colons. Au Canada, les enfants autochtones étaient par exemple séparés de leur famille de force et placés dans des pensionnats pour se couper de leur culture d’origine et intérioriser à la place la culture canadienne. Ils ne pouvaient ni parler leur langue maternelle ni pratiquer leurs coutumes. Cette pratique fut très répandue de 1831 aux années 1990. Par ailleurs, d’autres pays comme l’Australie la pratiquaient également. Les récentes découvertes de restes de 215 enfants en mai 2021 sur le site d’un ancien internat canadien a suscité d’énormes débats sur la souffrance psychologique qu’ont subie les peuples autochtones.

Ce déclin de la culture des autochtones continuent toujours aujourd’hui. Ils subissent en effet les dérives de la société moderne provoquant déforestation et problèmes écologiques. En Australie, certaines terres des aborigènes leur ont été confisquées pour bâtir des infrastructures, ce qui constitue une violation de leurs droits fonciers et un bafouement de leur attachement spirituel à ces terres. Leurs traditions ont alors du mal à être transmises.

De ce fait, les peuples autochtones vivent souvent dans des conditions précaires et souffrent de discriminations et de racisme.

Le taux de pauvreté est très élevé dans cette communauté. Par exemple, aux États-Unis lorsqu’un homme blanc gagnait 1 dollar en 2018, une femme indigène gagnait seulement 58 centimes d’après Statista. Cette situation défavorisée pousse souvent les jeunes autochtones à quitter leur peuple pour la ville en espérant y trouver de meilleures perspectives d’avenir, ce qui contribue également au déclin de leur culture.

Les peuples autochtones sont aussi touchés par des discriminations et le racisme, comme l’atteste par exemple la mort de Joyce Echaquan au Québec. Les taux d’incarcération y sont très importants. Selon une étude de la police de Montréal, les indigènes sont touchés cinq fois plus que la moyenne par le délit de faciès.

 

Néanmoins, même si le chemin est encore long, les gouvernements des pays anglo-saxons font des efforts pour réhabiliter les peuples autochtones ainsi que favoriser leur intégration.

La première étape représente généralement des excuses officielles de la part du gouvernement pour ses agissements passés ainsi qu’une indemnisation, principalement financière, pour les traumatismes provoqués chez les peuples indigènes.

En 2008, le gouvernement canadien a présenté ses excuses aux survivants de ces pensionnats autochtones dans le cadre d’un accord de 1,9 milliard de dollars canadiens. Plus récemment, en 2019, la Haute Cour australienne a dédommagé les peuples Ngaliwurru et Nungali de l’expropriation de leurs terres et leur a versé une indemnisation de 1,3 million de dollars australiens.

Bien que tous les problèmes ne soient pas encore résolus, la Nouvelle-Zélande est considérée comme le pays qui s’entend le mieux avec ses populations indigènes. En 2020, Nanaia Mahuta, fut nommée Ministre des Affaires étrangères du pays par Jacinda Ardern. Cette décision est un symbole signifiant pour les maoris car elle est la première maorie a occupé un tel poste. De surcroît, la Nouvelle-Zélande réhabilite progressivement la langue maorie dans les écoles ainsi que dans la vie quotidienne. Cette langue est en effet considérée comme langue officielle du pays au même titre que l’anglais. 

 

Que faut-il par conséquent conclure ?

Les peuples autochtones ont souffert de l’arrivée des colons. Les traumatismes et stigmates qu’ils ont subis laissent encore des traces provoquant des discriminations, des inégalités et du racisme à leur égard. Suite à leurs revendications, les gouvernements anglo-saxons essayent de se faire pardonner de leurs erreurs et de les aider au mieux en réhabilitant leurs droits.

Toutefois, le débat le plus important reste : faut-il les intégrer à la société moderne ou les laisser vivre reclus et perpétuer leurs coutumes à leur guise ?

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