Pourquoi le point de pénalité pour les cubes ne doit pas vous empêcher de présenter HEC aux concours ?

Alors oui, je dois l’avouer, en tant qu’ancien cube, j’aurais très moyennement apprécié qu’on m’annonce que j’allais avoir un point de pénalité aux écrits d’HEC. C’est un handicap certain qui s’ajoute à l’incertitude déjà préexistante aux concours d’ECS, d’ECE ou d’ECT où les matières et les résultats aux concours sont une science bien moins certaine que celles que peuvent avoir à travailler vos collègues de PC, MP et autres BCPST. Mais bon passons, la décision a été prise et on ne peut plus rien y faire : si vous n’êtes pas boursiers et que vous repassez les concours une seconde fois, vous aurez un point de pénalité. Même si cela a de  quoi en décourager plus d’un, il faut néanmoins relativiser et surtout ne pas se censurer au moment des inscriptions : HEC, avec ou sans point de pénalité, c’est atteignable !!!!!

 

Retour sur une mesure controversée mais à laquelle il va falloir vous faire

Cela faisait déjà plusieurs années que les écoles de commerce cherchaient une solution de ce type concernant les concours. L’objectif avoué : lutter contre les critiques récurrentes concernant la reproduction sociale en vigueur dans les grandes écoles et favoriser une meilleure diversité en leur sein notamment en ce qui concerne les élèves boursiers. Ainsi, HEC Paris a pris la première décision forte dans ce cadre mais sera certainement suivi par de nombreuses autres écoles qui sont aussi avides de suivre ce mouvement. Dès cette année, tous les candidats cubes non-boursiers (c’est-à-dire repassant pour la seconde fois les concours) auront un point de pénalité à l’écrit. De manière très simple, si vous obtenez à HEC une moyenne de 12,16, votre moyenne utilisée pour vous classer par rapport aux autres candidats et déterminer votre admissibilité sera de 11,16. Cette mesure ressemble en quelque sorte à celle en vigueur depuis plusieurs années déjà dans les concours des écoles d’ingénieurs du point de pénalité pour tous les candidats cubes mais est ici adaptée avec cette exemption favorable aux boursiers.

 

Tous les cubes sont dans le même bateau donc le niveau des concours va forcément s’homogénéiser

Alors oui, si vous êtes un élève en classe de cube, vous vous êtes forcément découragé en entendant cette nouvelle. En effet, vous avez fait comme toutes les personnes dans votre cas ce calcul très simple : la barre d’admissibilité des concours se situe chaque année (si on excepte l’année 2020 particulière du fait de l’absence d’oraux, donc de l’absence de barre d’admissibilité) un peu au-dessus de 14. Pour avoir une chance de passer les oraux à Jouy-en-Josas en Juin, il vous faudrait donc avoir un peu plus de 15.

Le problème de ce joli raisonnement qui au premier abord semble tout ce qu’il y a de plus mathématiques, c’est qu’il est en fait totalement faux ! En effet, la barre d’admissibilité à 14 prenait en compte les résultats des carrés comme ceux des cubes. Si le 800ème candidat après l’écrit avait 14 en 2021, cela voulait dire qu’il était le 800ème sur un classement élèves en carré et élèves en cube confondus. Donc si tous les cubes prennent un point de pénalité, tout ceux ayant entre 14 et 15 de moyenne passeront sous cette barre d’admissibilité, qui du coup baissera automatiquement. Loin de moi l’idée de vous dire que la barre va baisser d’un point comme votre moyenne, mais il n’en demeure pas moins vrai qu’elle diminuera. Ajoutez à ça que beaucoup d’élèves auront le même défi que vous à relever et vous comprendrez que s’inscrire à HEC peut continuer de valoir le coup.

 

Aux concours plus que n’importe quand en prépa, tout est possible en termes de notes et vous pouvez donc parfaitement avoir d’excellentes surprises le jour J

Alors oui vous me direz je m’en doute que même si certains facteurs tendent à atténuer cette difficulté, déjà qu’avoir 14 relevait de l’exploit à HEC, avoir encore plus (disons entre 14,5 et 14,75 est tout simplement impossible), et pourtant…

Les concours ne représentent en aucun cas votre niveau réel mais finalement votre réussite à un instant T face à un certain sujet donné. Dès lors tous les ans on peut observer de très mauvaises surprises avec des élèves que l’on voyait déjà dans une des meilleures écoles qui s’effondrent… Mais aussi des très bonnes avec d’autres élèves que l’on aurait vu avec des résultats inférieurs qui surperforment le jour J. À titre personnel je ne me suis toujours pas remis de mon 16 en Anglais (et tous mes professeurs non plus). Ainsi même si vos résultats aux DS ou aux concours blancs de prépas ne laisseraient pas suggérer que vous puissiez atteindre un tel résultat, tout est possible et les très bonnes surprises ne sont pas rares même le jour J.

Julien Vacherot

Étudiant en seconde année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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