Que ficher quand on est en khâgne ?

Les fiches sont de plus en plus populaires : manuscrites ou dactylographiées, sobres ou colorées, soignées ou griffonnées, ces petites fiches aide-mémoire ont de nombreux adeptes en classe préparatoire en général et en khâgne en particulier, filière où les programmes sont réputés particulièrement denses. Mais est-ce vraiment utile de tout ficher ? Cette tendance à vouloir tout ficher ne devient-elle pas finalement une perte de temps ? Découvrez dans cet article ce qu’il est judicieux de ficher quand on est en khâgne, matière par matière.

 

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Français

Comme dans chaque autre matière, le programme de français est particulièrement riche : quatre œuvres, pour lesquelles quelques mois ne suffiront jamais à mener une analyse complète et exhaustive. Aussi le cours de français est-il saturé de micro-analyses, de citations plus ou moins longues, de phrases de critiques, autant d’éléments à maîtriser pour espérer faire une dissertation juste et bien menée. Toutefois, il va de soi que ficher l’intégralité de son cours est inutile, au contraire : comme ficher implique de sélectionner les informations, vous prenez le risque d’appauvrir les micro-analyses. Dès lors, il s’agit d’être stratégique : vous apprenez votre cours directement avec vos notes ou les polycopiés distribués, et vos fiches se limitent aux citations des œuvres et aux citations de critiques, de sorte à avoir un petit florilège de phrases percutantes à ressortir. Effet garanti auprès du jury !

 

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Philosophie

Il en va différemment pour la philosophie : même si le cours est lui aussi très riche, vous pouvez mémoriser et maîtriser un exemple ou une notion sans pour autant le connaître dans ses moindres détails. Dès lors, il reste judicieux de faire des fiches qui synthétisent la pensée et le fil directeur de chaque extrait étudié. Vous pouvez par exemple numéroter chaque extrait, et faire un petit paragraphe synthétique sur chacun d’eux. De cette manière, vous savez directement quels auteurs mobiliser lorsqu’une notion en particulier est évoquée. Aussi les fiches sont-elles particulièrement utiles pour les étudiants qui ont une bonne mémoire visuelle !

 

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Histoire

L’histoire est un cas tout à fait à part parmi toutes les matières enseignées en khâgne : en français et en philosophie par exemple, des étudiants peuvent avoir une excellente note ou une note similaire en mobilisant des références et des exemples différents, ce qui revient à dire qu’il n’est pas nécessaire de connaître chaque détail du cours ; en histoire en revanche, il s’agit de maîtriser l’intégralité du cours -chaque date, chaque événement, etc. Vous l’aurez compris : il s’agit sans doute de la matière qui vous demande l’effort d’apprentissage le plus lourd. Aussi s’agit-il, si vous choisissiez de ficher l’histoire, de plus ou moins tout ficher : vous pouvez opter pour l’option chronologique, en reportant toutes les dates au fur et à mesure et en notant en face à quoi cela correspond. Cela demande donc un travail de fichage assez régulier et laborieux. Si cela vous prend trop de temps, mieux vaut apprendre directement vos notes de cours ou les polycopiés du professeur.

 

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Géographie

En géographie, il est utile de ficher un ou deux exemples qui se rapportent à chaque notion, les dates-clés, ainsi que des schémas : reproduire une première fois ces derniers avant le DS vous permettra de mieux les mémoriser. De même que pour la philosophie, il est inutile de ficher son cours dans les moindres détails : il s’agit avant tout de retenir l’esprit général de l’exemple évoqué et d’être capable de le mobiliser et de le reformuler dans votre copie.

 

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Langues

En langues -vivantes comme anciennes-, vous effectuez avant tout un travail de long-terme sur l’ensemble de l’année : vous vous entraînez à traduire et à commenter, à gagner en automatismes, à identifier certains traits littéraires, etc. Autrement dit, il n’y a pas de cours sur programme à proprement parler, ce qui vous dispense de faire des fiches. Néanmoins, en civilisation, il reste utile de faire quelques fiches thématiques en prévision de l’oral : par exemple, évoquer le système politique, le système de santé, le droit des femmes dans le pays en question.

 

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