Rédiger une introduction, un paragraphe et une conclusion en culture générale

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Si les professeurs ont tendance à débattre au sujet de nombreux points, comme l’existence d’une ou plusieurs problématiques, la forme de l’annonce du plan ou encore de l’ouverture en conclusion, cet article vous présente de manière concise les principaux points à mémoriser pour réussir votre dissertation.

Rédiger son introduction

Le but de l’introduction est claire: amorcer le sujet, présenter ses enjeux et montrer qu’il existe un débat, un paradoxe, un problème philosophique réel autour du sujet, pour aboutir à un plan qui se proposera d’argumenter autour de ce débat et de le résoudre dans la mesure du possible. L’introduction est bien à faire après l’analyse du sujet pour expliciter les paradoxes tel que défini dans l’article précédent. Pour aboutir au paradoxe, on peut analyser le sujet et dégager les problématiques claires, mais aussi créer de toute pièce un problème qui s’oppose à la thèse suggérée, ou encore chercher à affirmer cette thèse sans jamais y parvenir. 

Ainsi, voici les étapes importantes:

– Accroche culturelle: il faut ici évoquer une oeuvre littéraire, artistique ou cinématographique qui illustre les enjeux du sujet et montre qu’un problème philosophique se pose. En quatre lignes, on aboutira ainsi au sujet, au paradoxe: la thèse est à la fois soutenable et réfutable.

– Une objection qui contredit donc la thèse formulée dans l’amorce: on va donc clairement renverser la thèse suggérée par l’amorce. On en profitera ici pour créer des paradoxes en jouant sur les définitions qu’on tentera de donner de manière concise, pour laisser les définitions plus longues et détaillées au milieu de la dissertation, à titre d’arguments.
Cela nous permet donc d’aboutir à des questions, ce qui assure le passage de la problématisation à la problématique: on confronte les paradoxes par des deux, trois ou quatre questions successives.

– Poser clairement le problème: on va donc synthétiser le problème philosophique: on dira par exemple: Ce qui pose problème ici est que….

– Poser l’annonce du plan: Ici, on annonce les axes sous formes de trois questions:

En apparence, ne peut on pas dire que ….? Mais en réalite, ….. ? Mais alors en vérité, …..?

Voici un exemple de problématisation:

Dans le meilleur des mondes d’Adlous Huxley, le progrès est le mot d’ordre, par lequel et pour lequel une caste ordonne un ordre social d’apparence utopique, au sein duquel les individus sont fécondés artificiellement et programmés d’avance à occuper une catégorie sociale bien définie. De cette manière, les dirigeants industriels de ce monde dessinent l’ordre de cette société destinée à produire et consommer d’avantage, mais aussi à respecter cette organisation sans aucun débordement. Ainsi, l’ordre de la société semble nécessaire et idéal pour la paix et le progrès.Par ailleurs, un groupe d’hommes libres clament une autre forme d’ordre, plus naturelle et sauvage, laissant l’homme penser et agir de lui même sans règles ni restrictions. Cet ordre là semble alors plus humain tandis que le premier apparait d’emblée comme dystopique.Mais alors, l’ordre de la société est-t-il réellement indispensable et nécessaire? Si oui, de quel ordre doit-t-on parler parmi les nombreux envisageables? Est-t-il réellement possible de maintenir cet ordre sans qu’il ne s’efface dans l’ombre d’un autre?

Rédiger son paragraphe d’axe

Pour être concis, on dira qu’il s’agit là de trois arguments qui soutiennent la thèse générale, qu’on renversera par l’axe suivant, composé de trois argument aussi. On ira du plus évident au plus abstrait. On retrouvera les arguments grâce à l’analyse du sujet: l’existence, le but, la morale, la pluralité….

On s’attachera ici à faire trois choses:

Bien exploiter les définitions comme arguments: dans un sujet sur le désir et la division, la définition de l’Eros comme Daimon chez Platon, donc comme un démon, un « pont » entre nous et l’Autre, le monde, montre qu’un désir qui me divise des autres et du monde pour m’isoler est un désir dénaturé.

Plaire à la fois aux professeurs de lettres et de philosophie: chaque paragraphe devrait contenir une référence philosophique qui soutient votre argument, et une référence littéraire ou artistique qui en donne l’illustration. On fera donc du 50/50.

– Faire des transitions pertinentes vers le sous axe suivant tout en gardant une vraie cohérence.

Voici un modèle de paragraphe:

L’ordre de la société devient nocif puisque il menace la cohésion et l’unité du corps social.
En effet, par le simple fait de son existence, il requiert et aboutit à une division de la société en catégories. Cela n’est sans doute pas sans répercussions puisque cette hiérarchisation ou catégorisation des individus est génératrice de tensions puis de conflits. Ainsi, Karl Marx explique dans “Le capital” que le moteur de l’histoire se fonde sur la lutte perpétuelle de deux classes sociales: celle des prolétaires révoltés contre la minorité bourgeoise. C’est l’ordre de la société que sa doctrine marxiste conteste, un ordre qui n’attribuerait pas tout son mérite aux prolétaires et qui, au lieu d’assurer l’égalité de ses membres, accentue cruellement et injustement les disparités. Il écrira donc que l’ordre de la société doit prendre fin par “la révolution des prolétaires sur les bourgeois”. L’ordre de la société fondée sur le mérite matériel ou moral est exploité dans le modèle de société peint par George Perec dans “ W ou le souvenir d’enfance”. George Perec décrit l’ordre d’une société insulaire qui s’organise autour du sport, et dans laquelle l’effort physique et la victoire sont les mots d’ordre. Ainsi, les plus méritants sont les mieux classés dans cette société et ou les individus non aptes à fournir de tels efforts sont délaissés et marginalisés. Ainsi, force est de constater que l’ordre de la société, lorsqu’il est instauré, introduit de manière inhérente à son fonctionnement des inégalité et des rapports de soumission, de dépendance et donc un potentiel de conflit. Mais alors, si l’ordre de la société menace la cohésion du corps social, n’est-il pas condamné à s’effondrer sans cesse?

Rédiger une conclusion

La conclusion n’est pas l’occasion d’inventer de nouvelles thèses ni d’argumenter les précédentes, elle doit prendre au plus quatre lignes et répondre de manière directe et ferme au problème philosophique posé.

Sur « nos désirs nous divisent-ils?», avec le plan suivant, on aurait cette conclusion par exemple:I/ En apparence, nos désirs nous divisent à la fois individuellement et collectivement
II/ Mais en réalité, nos désirs nous unissent en ce que nous sommes êtres de désirs et que nous désirons collectivement
III/ En vérité, le miracle du désir est de nous réunir tout en conservant l’irréductible altérité de l’Autre et la négation qu’elle représente

Conclusion:

Ainsi, nos désirs ne nous divisent pas vraiment, ils ne font qu’accomplir leurs rôles de structures révélatrices en révélant nos singularités irréductibles, et nous unissent en ce qu’ils sont des «  Daimon » , sans rompre nos altérités. C’est finalement ça, le miracle du désir, le beau désir, le « kalimeros »: nous unir dans la satisfaction commune de nos désirs malgré des attentes toutes différentes.

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