Les références à maitriser sur la mondialisation !

La mondialisation est un thème récurrent aux concours, je vous propose donc quelques références incontournables à replacer facilement dans vos copies.

 La mondialisation dans ses grandes lignes

S BERGER, Notre première mondialisation, 2003 : la mondialisation comme mise en relation des territoires à l’échelle mondiale par des flux croissants de toute nature, est entamée avec les grandes Découvertes du 16e siècle, la première colonisation et le développement du capitalisme marchand en Europe. Puis elle connaît une seconde phase entre les années 1870 et la Première Guerre mondiale, soutenue par les vagues d’industrialisation, le développement du capitalisme financier et l’expansion coloniale.

L CARROUÉ, Géographie de la mondialisation, 2002 : Il définit la mondialisation comme « un processus géohistorique multiséculaire d’extension progressive du système marchand puis capitaliste dans l’espace géographique mondial, qui aboutit à la construction du système-monde actuel. »

T LEWITT, le père du terme « Globalization », 1983 : c’est l’interconnexion et la convergence croissante des marchés commerciaux et financiers, dans une perspective avant tout économique. La « globalization » est ainsi la convergence de l’offre, de la demande et de la concurrence car les mêmes produits sont fabriqués par les mêmes processus partout dans le monde.

Il est également le père du phénomène de « métropolisation » qu’il qualifie comme un ensemble de « villes-Monde qui concentrent hommes, ordres, marchandises, infos, crédits qui y affluent et en repartent ».

M MCLUHAN, The medium is the message, 1964 : chacun habite désormais le « village planétaire » « global village », dans une proximité́ par médias interposés qui favorisent le partage des mêmes références culturelles.

O DOLFUS, L’espace Monde, 1994 : les métropoles fonctionnent en réseau. Elles sont soumises à une relation de complémentarité et de concurrence à la fois, par des flux concentrés et une interconnexion/interdépendance entre elles.

S SASSEN, The global city : elle distingue les villes globales (qui sont des acteurs économiques et financiers au rayonnement mondial, capables de commander l’économie mondiale comme New-York ou Singapour) et les villes mondiales (qui disposent d’un fort patrimoine culturel et une image attractive comme Londres ou Paris).

L DAZIANO, La nouvelle vague émergente : elle présente 8 critères pour qualifier des pays comme « émergents » : une croissance régulière, une population nombreuse, des infrastructures sécurisées, un développement de la classe moyenne, des FTN fortes, une maîtrise du territoire grâce à l’urbanisation, une stabilité politique, des flux d’exportations supérieurs aux flux d’importations donc une balance commerciale positive. 

 

Puissance et souveraineté des états dans la mondialisation, confrontés aux enjeux géoéconomiques

S STRANGE, The retreat of the state, 1996 : la mondialisation néolibérale a organisé le retrait d’influence des états. Nous assistons désormais à une dispersion du pouvoir auprès d’autres acteurs que l’état (ONG, FTN, acteurs civils).

Elle parle également d’un processus de décentralisation qui s’est enclenché au niveau mondial avec une « redéfinition de l’intérêt national en fonction des intérêts des FTN ou des grandes entreprises ».

K OHMAE, De l’etat nation aux etats région, 1996 : l’effacement des frontières permet un essor de la régionalisation(frontière mexamerica).

M FOUCHER, Le retour des frontières, 2017 : « On assiste à la réaffirmation des frontières qui n’avaient jamais disparu ».  Les frontières semblaient avoir disparues sous l’effet de la mondialisation par les pratiques économiques de libéralisation, pourtant la succession de crises a créé un retour de l’identité politique en Europe et un nouveau besoin de frontières : 25 000 km de tracés de frontières ont été reconnus depuis 1990.

A LAÏDI, Le droit nouvelle arme de guerre économique : montre comment les Etats-Unis déstabilisent les entreprises européennes par la loi FCPA 77 qui autorise les entreprises américaines à sanctionner les entreprises extraterritoriales. Par exemple la BNP Paribas a reçu une amende de 8,9 Mrd$ pour la violation des lois Amatto-Kennedy en 1996).

C WILSON, 1953 : « Ce qui est bon pour General Motors est bon pour les États-Unis, et vice-versa ». Les intérêts des Etats sont désormais pris en fonction des intérêts commerciaux des entreprises.

E LUTTWAK, Turbo-capitalism, 1999 : les Etats et firmes ne sont pas adversaires mais complémentaires. Les États sont des stratèges qui mettent en place des politiques (les armes) que les FTN utilisent pour se défendre face à la concurrence des  marchés. On assiste dès lors à un retour de l’État dans l’économie.

 

Une mondialisation centrée sur les nouveaux espaces communs: océans, cyberespace

W RALEIGH : « Qui tient la mer tient le commerce du monde ; qui tient le commerce tient la richesse ; qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même. »

THÉMISTOCLE : « Quiconque est maître de la mer l’est de la terre ».

F BRAUDEL, La méditerranée et le Monde au temps de Philippe 2 : crée le concept « d’économie-monde », un monde dans lequel la mer joue un rôle d’interface. 

J PERRY BARLOW, déclaration d’indépendance du cyberespace, Davos 1956 : “vous n’avez pas de souveraineté là où nous nous rassemblons” : l’internet a bénéficié de l’ absence de frontière à ses débits, n’était pas régulé par les états mais on assiste aujourd’hui à une territorialisation du cyberespace par les Etats. 

 

Les limites de la mondialisation : une intégration inégale des états et acteurs

R REICH, the work of nations : les grands gagnants de la mondialisation sont les travailleurs tertiaires et les perdants les ouvriers touchés par les délocalisations et le chômage. 

D ERIBON, Retour à Reims : montre le basculement aux votes extrémistes de sa région natale touchée par la désindustrialisation et le chômage dû à la mondialisation. 

B MILANOVIC, Inégalités mondiales 2016  : la mondialisation a permis d’augmenter le revenu moyen du plus grand nombre car les pauvres des pays émergents et les 1% des personnes les plus riches en ont bénéficié. Mais les classes moyennes supérieures et les plus pauvres connaissent une stagnation de leurs revenus. Il fait référence au « graphique de l’éléphant« .

T GUÉNOLÉ, La mondialisation malheureuse 1997 : La mondialisation est responsable de nombreux décès à cause des virus qui circulent de plus en plus dû à l’accélération des flux de toute nature. La mondialisation entraîne également des famines, de plus en plus de pollution et est source d’inégalités donc il prône l’altermondialisme pour s’en sortir.  

J SAPIR, la démondialisation, 2011 : la mondialisation néolibérale est pernicieuse car elle est source de plusieurs maux comme l’endettement, la précarité sociale, la désindustrialisation, des problèmes environnementaux, une dépendance des pays du Sud à ceux du Nord… Il prône le retour à des états interventionnistes, le retour des barrières aux frontières, des relocalisations, et un protectionnisme économique vert.

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