Zoom sur le G20 à Rome

Samedi 30 et dimanche 31 octobre 2021 s’est tenu dans la capitale italienne le sommet du Groupe des Vingt (G20). Les dirigeants des principales économies mondiales se sont mis d’accord sur un certain nombre de mesures économiques, mais ils restèrent très flous sur les objectifs climatiques à quelques heures de l’ouverture de la COP26 en Écosse.


G20 : Taxation internationale

Les dirigeants des grandes économies du G20 ont donné l’ultime feu vert à une réforme de la fiscalité mondiale. Cet « accord historique », selon les mots de la secrétaire au Trésor américain, Janet Yellen, prévoit notamment d’instaurer une taxation minimale de 15 % pour les multinationales, avec l’objectif d’une mise en œuvre à l’horizon 2023.

 

G20 : Commerce international 

La secrétaire américaine au commerce, Gina Raimondo, a dévoilé un autre accord, cette fois-ci pour lever certains droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium qui empoisonnaient les relations commerciales entre Washington et Bruxelles depuis l’imposition de ces taxes par l’administration de l’ancien président des Etats-Unis Donald Trump.

 

G20 : Réchauffement climatique

            Le G20 a réaffirmé l’objectif de l’accord de Paris qui est de maintenir le réchauffement « bien en deçà » de + 2 °C, si possible à + 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle. Le G20, qui comprend des pays développés comme les Etats-Unis et les membres de l’Union européenne, mais aussi les grandes économies émergentes comme la Chine, la Russie, le Brésil ou l’Inde, représente 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Selon la dernière évaluation de l’ONU, qui prend en compte les nouveaux engagements d’une majorité des pays signataires, le monde se dirige toujours vers un réchauffement « catastrophique » de + 2,7 °C. Ou, au mieux, + 2,2 °C, si on prend en compte les promesses souvent « vagues » de neutralité carbone pour le milieu du siècle.

 

G20 : Aide aux pays en développement

            Les pays du G20 se sont engagés à reverser aux pays vulnérables 100 milliards de dollars (environ 86,5 milliards d’euros), sur le montant global de 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) émis par le Fonds monétaire international (FMI). L’objectif affiché étant d’affronter la crise engendrée par la pandémie de Covid-19. Les DTS sont répartis en fonction des parts de chaque pays au FMI, le plus gros va donc aux pays les plus riches. Sur le papier, l’Afrique ne bénéficierait ainsi que de 34 milliards de dollars, d’où l’idée de certains pays développés de reverser leur part aux plus vulnérables.

Enfin, le communiqué final reconnaît « l’importance » de fournir aux pays en voie de développement les 100 milliards de dollars par an que les pays riches ont promis il y a 12 ans de leur verser à partir de 2020 pour les aider à lutter contre les conséquences du changement climatique. Promesse qu’ils n’ont pas tenue jusqu’à présent.

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