LV2 ITALIEN ECRICOME 2020 – Copie de Jules (17/20) + Analyse et Conseils

👉 Copie de Jules 👈 
 
 

     

Remarques générales

La LV2 est une matière qui peut permettre de faire la différence aux concours par rapport à des étudiants qui seraient seulement bons en mathématiques et/ou en histoire-géographie-géopolitique. C’est pourquoi il ne faut pas négliger cette matière « pivot » : votre note à cette épreuve peut vous faire accrocher l’école que vous souhaitez intégrer, d’autant plus qu’un travail sérieux mais pas si chronophage suffit pour avoir une note satisfaisante le jour J.

En cette année 2020, le sujet choisi par Ecricome était dans la lignée des sujets de LV2 généralement proposés par cette banque d’épreuves (à peine différents de ceux proposés par la BCE) : une version assez classique où quelques champs lexicaux incontournables se repèrent, un thème grammatical avec des phrases courtes mais qui demandent une bonne maîtrise des règles de grammaire et deux essais (un seul est à traiter pour l’épreuve d’Ecricome) faisant écho de façon plus ou moins évidente à l’actualité. Chaque exercice requiert un travail et des réflexes différents.

 

La version

Il s’agissait d’un article tiré du journal la Repubblica sur la célébration des cinq cents ans de la mort de Léonard de Vinci et sur les dernières années de sa vie. Ce journal, de centre-gauche, est un quotidien phare en Italie et revient fréquemment dans les versions données aux concours (à Ecricome en 2015 et en 2017, à la BCE ELVi en 2019 et 2020 !). On distingue le champ lexical :

  • de la fête, de la commémoration : « ospite » ligne 2 (« hôtes »), « festeggiamenti in grande stile» l.3 (« fêtes en grandes pompes »), « celebrare » l.3 (« célébrer »), « anniversario » l.3 (« anniversaire », ici au sens « anniversaire de sa mort », attention l’anniversaire de quelqu’un au sens général se dit « compleanno »), « scomparsa » l.4 (« disparition »), « une mostra-evento » l.7 (« une exposition(-)événement »), « l’invito » l.10 (« l’invitation »), « sontuose feste » l.13 (« de somptueuses fêtes » / « des fêtes opulentes »), « la corte » l.13 (« la cour »).
  • de l’histoire des arts : « simbolo del Rinascimento » l.2 (« symbole de la Renaissance »), « dipinti » l.5 (« peintures » / « tableaux »), « esposti » l.6 (« exposés », du verbe irrégulier « esporre »), « capolavori » l.6 (« chef-d’oeuvres »), « il Re Sole del Cinquecento » l.8 (« le Roi Soleil du seizième siècle »), « architetti e artigiani » l.9 (« des architectes et des artisans »), « pittore, ingegnere » l.12 (« peintre, ingénieur »), « il castello » l.13 (« le château »), « scala centrale a dopa elica » l.14 (« escalier central à double hélice / à double révolution »).

C’est justement grâce à la maîtrise basique – et pas forcément très technique – de ces champs lexicaux que la traduction proposée dans la copie ci-dessus est efficace.

Le titre de la version n’était pas à traduire littéralement. Il devait être tourné dans tous les sens pour proposer une formulation fluide en français, le mot « dalla » indiquant un retour dans le passé (ne pas oublier que « da » traduit une provenance quelle qu’elle soit) au moment de la mort de l’artiste.

Plus généralement :

Trois grands enseignements peuvent être tirés à partir de ce sujet. D’abord, une bonne maîtrise (et pas forcément très pointue) des grands champs lexicaux revenant souvent permet de montrer au correcteur qu’on a travaillé et de proposer une traduction de qualité (même si cette seule maîtrise relative au vocabulaire ne suffit pas). Il est d’ailleurs vivement conseillé de se procurer le livre de vocabulaire de Barou-Lachkar (Du mot à la phrase. Vocabulaire italien contemporain) et d’apprendre les mots de la rubrique « vocabulaire général » de chaque section. En second lieu, il peut être judicieux d’installer l’application la Repubblica sur votre téléphone, non pas pour lire tous les articles et espérer tomber sur l’un deux aux concours mais pour s’imprégner du style journalistique qui caractérise toutes les versions Ecricome. Enfin, c’est grâce à une très bonne maîtrise de la langue d’arrivée, ici le français, et de ses caractéristiques morphosyntaxiques que la traduction peut être fluide et efficace.

 

Le thème grammatical

C’est un exercice que seule la banque Ecricome propose mais cela ne veut pas dire que la maîtrise pointue des règles de grammaire et des conjugaisons n’est requise que pour cette épreuve. Ici et comme souvent, c’était le subjonctif présent et passé, le futur simple, le futur dans le passé et le conditionnel qui constituaient les difficultés majeures des phrases à traduire et qu’il fallait donc maîtriser. Une des erreurs les plus fréquentes était dans la traduction du début de la phrase 8 : « S’il m’avait prévenu… ». Il fallait ici se souvenir qu’après une proposition conditionnelle, l’imparfait de l’indicatif en français se traduit par un subjonctif imparfait en italien ce qui donnait : « Se mi avesse prevenuto… ».

Les traductions proposées sur la copie se contentent de respecter les règles de grammaire tout en ne se trompant pas dans l’accord et la conjugaison des verbes : le reste de la phrase est en général classique et sans difficulté majeure.

Plus généralement :

Il convient pour réussir cet exercice de connaître parfaitement les règles de grammaire qui diffèrent en français et en italien. Les erreurs interviennent le plus souvent :

  • dans la traduction du présent suivi d’un futur dans une proposition hypothétique, qui se traduit en italien par un futur. Par exemple : « si tu viens demain, alors je viendrai » se traduit « se verrai domani, allora verrò ».
  • dans la traduction de l’imparfait de l’indicatif français dans une phrase hypothétique. Cet imparfait se traduit par un subjonctif imparfait en italien comme expliqué précédemment.

N’hésitez pas à retravailler tous les thèmes grammaticaux donnés par votre professeur : les faire et les refaire vous aideront pour cet exercice particulier mais aussi beaucoup pour n’importe quel exercice de traduction.

 

Les essais

Les deux essais renvoyaient aux menaces pesant sur l’économie italienne et sur son patrimoine culturel, sujets au coeur des débats en Italie. Le premier sujet semblait assez classique mais demandait au candidat des connaissances sur un thème assez précis – la contrefaçon du Made in Italy – et une capacité à citer quelques exemples.

La deuxième partie de l’essai rédigé ici propose à ce titre des exemples précis mais peu nombreux, ce qui suffit dans un exercice qui ne doit pas dépasser 275 mots.

Le deuxième sujet était un peu plus surprenant et difficile à aborder. Il fallait aussi être capable d’apporter une réflexion en deux temps tout en citant quelques exemples. On pouvait par exemple évoquer l’accord de mars 2019 qui donne à la Chine un accès privilégié à quatre ports italiens (Gênes, Trieste, Palerme et Ravenne) dans le cadre du projet des Nouvelles Routes de la Soie (Belt and Road Initiative).

Plus généralement :

L’essai sans support (texte journalistique) doit toujours se composer d’une petite introduction de deux ou trois phrases maximum, de deux ou trois parties et éventuellement d’une petite conclusion. Certains professeurs déconseillent de faire une conclusion car elle peut venir gâcher votre travail ou être une simple redite. La lecture assez régulière de quelques articles de la Repubblica ou du Corriere della Sera vous permettra de nourrir votre réflexion et votre développement dans vos essais.

Vous pourriez aussi aimer :
Recevoir des mauvaises notes en prépa est toujours une tâche difficile. On vous propose aujourd'hui comment les analyser pour progresser…