M-O : les références incontournables #2

Dans cet article, nous nous intéressons au deuxième volet des références sur le M-O pouvant être utiles aux concours.

 

Références sur le Moyen-Orient

Alain Dieckhoff dans Questions internationales : le Moyen-Orient, des guerres sans fin (2020), parle d’une marginalisation palestinienne. Selon lui, ce sont les signes mêmes que le monde arabe ne soutiendrait plus autant ses acteurs qu’au préalable.

 

Alizée Vincent dans Yémen, les milles et une fracture (2018), déplore qu’il faille du temps pour que les ruines d’Aden se transforment en Jardin d’Eden.

 

Gresh et Vidal dans Les 100 clés du Proche-Orient (2003) : « Il existe mille et une manière d’être islamiste…. Ne pas comprendre cette diversité, c’est s’interdire de saisir la réalité du monde musulman et le réduire à un ensemble homogène et menaçant ».

 

Bachir El Kourhy dans Monde arabe : les racines du mal (2018), met en lumière les difficultés structurelles et économiques auxquelles les pays du monde arabe ont été confrontés entre les années 1960 et les années 2000.

 

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Benjamin Stora prétend que le régionalisme pourrait être une alternative crédible pour les pays du Moyen-Orient. En effet, l’idée d’une région unie apparaîtrait ainsi comme une réponse à la multiplication des dysfonctionnements étatiques, avec surtout en ligne de mire la corruption et l’utilisation des pouvoirs dévolus au nom de l’intérêt général pour servir des intérêts privés.

 

Henry Kissinger : « Le Moyen-Orient et le Maghreb sont à comprendre en termes d’intérêts nationaux en quête de sécurité et de grands desseins ».

 

Nabil Mouline, à la fois historien et chercheur au CNRS : « Seul un combat intellectuel peut vaincre l’idéologie djihadiste ».

 

J-P Filiu dans Généraux, Gangsters et Jihadistes (2018), qualifie de « Mamelouks » certains dirigeants corrompus au Moyen-Orient. Selon lui, l’intérêt de ces « Mamelouks » n’a jamais été de permettre le développement économique de leurs pays, mais au contraire de maintenir l’ascendant de leur caste sur le partage des maigres richesses du territoire pour conserver le pouvoir. Effectivement, on retrouve dans ces régimes une opacité et une forte corruption inhérentes à ce type d’organisation, ce qui empêche inéluctablement toute croissance durable.

 

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J-P Filiu, Généraux, Gangsters et Jihadistes (2018). Dans ce livre, il montre également que l’instabilité propre à un pays est régulièrement créée par les régimes autoritaires dans le but d’accroître leur légitimité vis-à-vis du peuple.

 

Gilles Kepel dans Le Prophète et la pandémie : du Moyen-Orient au jihadisme d’atmosphère (2021), distingue un axe « fréro-chiite » composé de l’Iran, du Hezbollah et de la Syrie. Toujours selon Kepel, cette entité est confrontée à un axe sunnite dans lequel l’Arabie Saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis cohabitent.

 

Georges Corm dans La nouvelle question d’Orient : analyse profane des conflits (2017), étudie le nouveau rapport entre conflictualité et religions au Moyen-Orient. Il souligne également le fait que les tensions au Moyen-Orient jusqu’aux 1980, ne procédaient pas de la religion mais davantage de velléités nationalistes émancipatrices.

 

André Malraux : « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas ».

 

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H Bozarslan dans Histoire de la violence au Moyen-Orient et O. Roy dans Le Djihad et la mort voient la religion comme un instrument au service d’objectifs politiques dénués de toute dimension spirituelle ou religieuse.

D’après Georges Corm, dans Géopolitique du conflit libanais (1986), les causes de la guerre ont trop souvent été réduites à une opposition simpliste entre les confessions musulmane et chrétienne. Or, d’une part, il existe de nombreuses divisions au sein de chaque confession, sur la base de clans, de factions aux intérêts divergents. D’autre part, les alliances changent beaucoup en fonction des circonstances et des stratégies. Par exemple, une milice peut appuyer l’intervention syrienne à un moment, puis combattre la présence syrienne peu après.

Clément Therme dans La nouvelle « guerre froide » entre l’Iran et l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient (2014) : « Depuis l’intervention militaire américaine en Irak, en mars 2003, la rivalité régionale entre la République islamique d’Iran et l’Arabie Saoudite est progressivement devenue un facteur structurant de la géopolitique du Moyen-Orient. La paix froide irano-saoudienne conclue pendant les années 1990 s’est transformée en une guerre froide régionale avec un affrontement indirect pour contrôler les évolutions politiques régionales et une rivalité énergétique qui s’inscrit, quant à elle, dans la longue durée ».

 

Alexandre Defay dans Géopolitique du Proche-Orient : le nationalisme arabe (2016), affirme que même dans ses aspects les plus laïcs, la référence religieuse n’est jamais totalement abandonnée.

Felix Derville

Rédacteur chez Mister Prépa après deux années de CPGE ECS au Lycée St-Just, j'ai pour but de promouvoir l'égalité des chances à travers mes articles.

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