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Comment j’ai réussi à passer de 8 à 17 en dissertation de Culture Générale

Sommaire

Le but de la dissertation de culture générale est d’analyser votre capacité à percevoir les éléments de tension contenus dans le sujet et à les mettre en avant dans une « démonstration ».

Ainsi, s’il peut parfois être tentant d’apprendre de multiples références pour s’y réfugier et se sentir en sécurité, ce n’est pas ce qui est attendu au concours. C’est précisément ce qui me faisait plafonner à 8… 

Pour appréhender correctement l’exercice de la dissertation, je vous conseille de vous focaliser sur la méthode, en particulier sur l’analyse du sujet. C’est une étape cruciale qui vous permettra de vous différencier des autres candidats.

Lire plus : Réussir la dissertation de Culture Générale : les conseils d’un correcteur

 

Commencer par le sujet, pas par les références

Lorsque vous découvrez un sujet pour la première fois, ne cherchez pas à lister tous les auteurs auxquels vous pensez, au risque de restreindre trop tôt le sujet à un prisme trop précis.

Concentrez-vous plutôt sur la formulation du sujet lui-même.

Dans « Le mystère des images », vous devez pouvoir noter que le déterminant « le » montre qu’il existerait un seul mystère attaché aux images, un mystère qui les regrouperait toutes. De plus, l’article indéfini « des » mérite également une analyse : il témoigne à la fois de la multiplicité des images et du fait que toutes, sans exception, demeurent mystérieuses.

Je vous recommande ainsi d’analyser : les déterminants, les pronoms, l’infinitif, etc. Voici quelques pistes pour vous aider :

  • Infinitif : universalité (idée générale) et/ou appel à l’action collective (réflexion qui concerne tout le monde)
  • Le : impression d’unicité, comme s’il existait une seule vérité par exemple ou un seul phénomène
  • Des : plusieurs éléments, mais regroupés sous un même regard
  • L’ : mise en valeur d’un élément singulier ou spécifique

 

Grâce à cette analyse, vous pouvez trouver une troisième partie intéressante qui interroge véritablement la formulation du sujet.

Dans cet exemple, on peut partir de l’idée que ce ne sont pas les images qui sont, en elles- mêmes, mystérieuses, car sinon elles seraient en quelque sorte toutes réduites à être identiques, mais plutôt que c’est notre regard sur elles qui demeure énigmatique.

Lire plus : Comment réussir l’analyse du sujet en Culture Générale

 

Une introduction solide et correctement problématisée

J’en profite pour vous rappeler que l’introduction est la première chose que lit le correcteur ; il est donc impératif de bien la soigner

Vous devez problématiser rigoureusement le sujet, tout en introduisant de manière fluide les différentes définitions des termes clés.

 

Moins de références, mais mieux maîtrisées

Pour ce qui est des connaissances, comme la culture générale était une matière difficile à cerner pour moi, j’ai choisi d’avoir moins d’auteurs, de prendre ceux qui me plaisaient réellement et surtout de les connaître en profondeur.

Je me suis ainsi limitée à environ 40 références comprenant des auteurs de philosophie, de lettres, mais aussi des œuvres picturales, cinématographiques et photographiques.

Concrètement, en cours, j’écoutais ma professeure et je sélectionnais les références incontournables, puis celles qui me plaisaient particulièrement.

J’avais donc un mélange qui m’assurait de ne rien rater d’important tout en m’offrant une certaine liberté dans le choix des auteurs que je trouvais intéressants.

 

Une stratégie efficace pour assimiler les références

Pour chaque référence, je prenais les notes du cours de ma professeure sur mon ordinateur, puis demandais à ChatGPT de résumer en cinq idées principales la pensée de l’auteur, en ajoutant éventuellement des éléments non évoqués en classe.

Pour m’assurer d’avoir une compréhension approfondie de mes références, je consacrais aussi quelques minutes à des recherches complémentaires :

  • Lecture d’analyses d’œuvres picturales
  • Lecture rapide de passages d’ouvrages (2 ou 3 pages maximum)

Grâce à cette méthode, j’ai pu mieux mémoriser, comprendre et analyser mes références dans leur contexte principal. Je ne les récitais pas ; je les utilisais activement dans mes raisonnements, car elles m’étaient familières.

En arrivant au concours, je savais utiliser mes auteurs dans plusieurs sujets.

Au final, je retravaillais les mêmes enchaînements de références pour défendre des idées récurrentes. Cela m’a permis d’être plus rapide dans l’élaboration de mes plans et, surtout, de ne pas paniquer : j’avais appris à mobiliser mes 40 références, quelle que soit la formulation du sujet.

Dès janvier, j’avais déjà quasiment toutes mes références et cela m’a laissé le temps d’apprendre à les manipuler efficacement en copie.

 

L’importance cruciale des plans détaillés

Je me suis alors concentrée presque exclusivement sur la réalisation de plans détailléspour « tester mes références »

Par « tester mes références », j’entends :

  • Vérifier que je les maîtrisais vraiment
  • M’assurer que je pouvais les adapter à un sujet inédit et les mobiliser pour soutenir une argumentation solide

Pour corriger mes plans, je demandais à ChatGPT (qui connaissait déjà mes références) de proposer un plan détaillé sur le sujet donné, en développant chaque idée en cinq lignes minimum. 

Si j’avais besoin de plus d’explications, je lui demandais de détailler davantage. En ce sens, l’IA est un bon moyen de repérer les aspects du sujet que l’on aurait pu oublier. Attention cependant à ne pas être passif et tout demander à l’IA : il faut d’abord faire un vrai travail de réflexion sur le plan en amont avant d’exiger une correction, sinon il sera compliqué de s’améliorer.

 

Si vous avez des sujets corrigés sous la main, je vous conseille également d’en lire, cela ne pourra que vous être utile.

Bon courage pour votre prochaine dissertation de culture générale !

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Auria Campet