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Anais : intégrer NEOMA après une prépa littéraire

Sommaire

Rencontre avec Anaïs Mani qui a intégré NEOMA après une prépa littéraire. Dans cette interview, Anaïs va vous donner tous ses tips pour les concours littéraires.

 

Bonjour Anais, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Bonjour ! Je m’appelle Anaïs Mani, j’ai 19 ans et j’ai fait 2 ans de prépa BL à Lille. Concernant mon parcours, j’étais dans un lycée français au Cameroun (AEFE) où j’ai choisi les spécialités Mathématiques, SES et LLCE. Après mon bac, je suis venue en France, plus précisément à Lille, parce que ma sœur y était déjà; c’était plus rassurant pour moi.

 

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Qu’est-ce qui t’a motivé à choisir une prépa littéraire après le lycée ?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je n’ai pas un profil complètement littéraire, mais plutôt assez généraliste.

C’est la raison pour laquelle, au début, j’hésitais beaucoup entre une prépa ECG et une prépa BL. Cependant, ce qui a le plus orienté mon choix, ce sont les débouchés variés qu’offre la BL, de plus que je suis une personne qui aime bien avoir un plan A, B et C. La BL me semblait donc être la solution idéale, puisque je conservais l’objectif d’intégrer une école de commerce tout en me laissant la possibilité d’explorer d’autres voies.

Par ailleurs, quand j’étais en terminale, le programme en BL me paraissait beaucoup plus intéressant. Je connaissais déjà relativement bien la prépa ECG parce qu’on en entend beaucoup plus parler et parce qu’un de mes amis y était, ce qui me permettait d’avoir son retour d’expérience. Mais la BL je connaissais beaucoup moins, je me souviens que j’ai dû chercher à fond pour tomber sur des personnes qui en parlaient. Et je me suis dit au final que je vais prendre le risque d’y aller.

 

Comment as-tu vécu tes deux années de classe préparatoire ?

Ces années ont quand même été assez difficiles pour être honnête.

Sur le plan scolaire, au lycée j’étais une élève plutôt bonne et je m’en sortais toujours dans tout de manière générale. Donc quand je suis arrivée, j’ai surtout très mal vécu les retours de concours blancs où ce n’était pas toujours positif. Je travaillais mais je comprenais pas pourquoi j’avais ces notes là. Et en réalité j’avais de gros problèmes de méthode en dissertation que j’avais du mal à assimiler parce qu’en BL chaque matière a sa méthode. Mais je me suis beaucoup servie de mes erreurs en première année pour m’améliorer en deuxième année et j’ai vu une nette progression donc j’étais assez fière de moi 🙂

 

Quels ont été les principaux défis auxquels tu as été confronté et comment les as-tu surmontés ?

Je dirais que le principal défi était de continuer malgré les abandons. J’ai fait ma prépa dans un cadre assez particulier où on était peu nombreux. Et c’est vrai que moi je suis plutôt quelqu’un qui préfère les plus grandes classes. Et je dirais que l’inconvénient dans cette situation est de rester toujours motivée même quand il y a plusieurs personnes qui ne le sont plus.

J’ai vraiment pu surmonter cela grâce à mon entourage solide, notamment ma famille et mes amis qui étaient toujours présents. J’avais aussi un très bon cadre de travail, je vivais avec mon père et ma sœur donc même après une journée difficile, je rentrais dans un meilleur environnement, ça me réconfortait et me remotivait en même temps pour ne pas abandonner. Mention spéciale à mon père qui me faisait toujours à manger !

 

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Quels conseils donnerais-tu pour réussir les épreuves écrites, matière par matière ?

Déjà, je vous énumère le tronc commun en BL : français, histoire contemporaine, philo, SES et mathématiques :

Français : chacun a sa manière d’analyser la citation, tant que vous voyez les implications et les doubles sens c’est bon. Je pense que le point crucial, et ce qui me faisait perdre des points aussi, c’est toujours se demander si on est en train de commenter la citation ou de la discuter ( faut suivre la consigne des fois c’est écrit juste commenter ). Dans le cas de la discussion, il faut vraiment apporter une nuance à ce que l’auteur dit et surtout toujours relire la citation pour se rassurer qu’on reste dans le sujet parce qu’on a souvent l’impression qu’on nuance alors qu’on peut s’écarter totalement de la discussion.

Histoire : en histoire il n’y a vraiment pas de solution miracle, il faut vraiment connaître son cours pas juste ce qui se passe mais vraiment aller plus profondément dans la compréhension des évènements. Parce que le plan chronologique reste le plus safe pour éviter de faire un hors-sujet.

Philosophie : une bonne problématisation et le respect de la forme de la dissertation constituent une très bonne base. Ce qui fera la différence sera dans le style d’écriture, phrases courtes et claires, et l’utilisation des exemples.

SES : il faut vraiment bien connaître son cours aussi car cela servira de base pour la problématisation. Et je dirais pour l’ENS, ne pas se précipiter pour lire les documents mais d’abord problématiser la question. C’est aussi un moyen de vérifier que l’on est dans le sujet.

Mathématiques : il faut connaître le mécanisme des questions et cela passe par un apprentissage régulier. Mais aussi avoir une copie claire, lisible et bien rédigée.

 

Tu as participé au Tour de France des écoles de commerce. Peux-tu nous expliquer en quoi cela consistait et comment tu t’y es préparé ?

Le tour de France c’est se déplacer dans chaque ville pour passer ses oraux dans les écoles de commerce où l’on a été admissible. Je suis allée dans trois villes (Bordeaux, Nantes et Rouen) et je faisais tous mes déplacements en partant de Paris parce que j’avais de la famille. Ça me coûtait beaucoup moins cher et c’était aussi plus pratique que de quitter de Lille avec les retards de train à cause de la canicule.

 

Selon toi, qu’est-ce que la prépa littéraire t’a apporté, tant sur le plan académique que personnel ?

Je dirais que sur le plan académique je me suis vraiment dépassée et j’ai davantage eu confiance en mes capacités. Mais aussi j’ai élargi ma culture générale parce qu’en réalité je ne connaissais pas grand chose et je suis fière de tout ce que j’ai appris. Par la suite, ça a été vraiment un défi personnel et j’ai appris à être résiliente et à continuer de rester focalisée sur mes objectifs malgré les difficultés. En bonus, j’ai aussi redécouvert certaines matières comme l’histoire que je n’aimais pas du tout au lycée.

Quels sont tes projets et tes ambitions pour la suite de ton parcours à NEOMA ?

Alors déjà je compte m’investir énormément dans la vie associative pour rencontrer de nouvelles personnes mais aussi faire beaucoup plus d’activités comme le sport que j’ai délaissé depuis

Et par rapport à mes ambitions, je pense que je les consoliderai encore plus en L3 mais pour le moment le parcours CCA m’intéresserait bien

Là pour l’instant j’ai encore du mal à réaliser que la prépa c’est fini et j’ai encore l’impression que je vais passer un DS de 6h le samedi.

Quels conseils aimerais-tu transmettre aux étudiants qui sont actuellement en prépa littéraire ?

Je sais que ce n’est pas facile et que vous êtes sûrement fatigués mais je vous conseille de ne rien lâcher et de croire en vous jusqu’au concours parce que rien n’est joué !

Pour conclure, quel message souhaiterais-tu adresser aux futurs candidats ?

Choisir la prépa est un choix audacieux et courageux mais prenez-y aussi du plaisir avant tout, ça passera beaucoup plus vite et limite ça vous manquera à la sortie.

Bonne chance à tous !

 

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Maxime Diguet