Voici les chiffres essentiels par chapitre qui te permettront d’appuyer tes idées mais aussi de témoigner d’une connaissance fine des notions d’ESH.
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ESH : Thème par thème
- Commerce international : Depuis 1945, les seules exportations de marchandises ont été multipliées par près de 200 en valeur.
Le produit intérieur brut mondial, entre 1980 et 2013, a été multiplié par 4,2, tandis que le commerce international a été multiplié par 7,9.
- Délocalisations : depuis 1974, la France a perdu 2,5 millions d’emplois industriels à cause des délocalisations.
Selon Lila Demmous, entre 1990 et 2007, 13 % des destructions d’emplois industriels sont dues aux délocalisations.
- Guerres commerciales : selon la Banque de France, un relèvement généralisé des droits de douane à l’importation de 10 points de pourcentage pourrait faire baisser le produit intérieur brut mondial de 1 % après 2 ans (2018).
La Banque de France estime qu’une hausse de 10 % des tarifs douaniers augmenterait les prix de 5 à 7 % sur le marché intérieur.
- Accords commerciaux régionaux : 284 accords recensés en 2024 selon l’Organisation mondiale du commerce.
- Environnement : les exportations mondiales représentent 30 % des émissions de carbone en 2018.
Le « Green Deal » prévoit 1000 milliards d’euros d’ici 2030 par la Commission européenne. La réduction prévue est de 24 à 40 %, au lieu de 61 à 66 % prévue sous Joe Biden.
- Croissance : selon Angus Maddison (L’économie mondiale. Une perspective millénaire, 2001), le taux de croissance a été de 0,5 % par an entre 1820 et 1870, et de 3,4 % entre 1950 et 1973.
En Chine : 15 % en 1985 et 3 % en 2024.
Selon Carré, Dubois et Malinvaux (La croissance française, 1972), si la croissance était uniquement due à la hausse du volume des facteurs de production, elle aurait été de 1 % ; or elle était de 5 %, ce qui laisse un « résidu » de 4 points.
- Productivité : la productivité horaire du travail en 2024 progresse de 1,3 % en rythme annuel depuis le début de 2023 dans le secteur marchand non agricole, au-dessus de la tendance de long terme (0,9 % par an). Mais elle n’a pas encore retrouvé son niveau de fin 2019, restant 5 % sous la trajectoire tendancielle.
Selon Bergeaud, Cette et Lecat (Croissance de long terme et tendances de la productivité, OFCE, 2018), fort ralentissement des gains de productivité depuis les années 1970 : en 1960, 8,2 % aux États-Unis et 4,5 % en France, contre 0,5 % en 2010.
- Compétitivité : la Chine veut à terme produire 90 % de ses voitures électriques.
Alibaba a vu son chiffre d’affaires augmenter de 30 % entre 2020 et 2021.
- Industrie : les industries dites « industrialisantes » ont connu une multiplication par 2,8 de la valeur ajoutée industrielle entre 1967 et 1978.
Selon la DARES, la productivité horaire des salariés a reculé de 7,3 % dans l’industrie entre 2019 et 2023, contribuant pour environ 35 % à la perte globale de productivité horaire sur la période.
La part de l’industrie dans le produit intérieur brut est passée à 10 % contre 25 % en 1945 (objectif 15 %, sauf Pisani-Ferry qui vise 13 %).
Selon Alfred Sauvy, entre 1952 et 1972, la productivité des branches a été multipliée par 3 et le niveau d’emploi a progressé de 4,1 %.
- Intelligence artificielle : en 2022, 5 entreprises américaines représentent plus de 80 % des investissements mondiaux en intelligence artificielle.
La France est le 4ᵉ pays en nombre de chercheurs d’élite dans le domaine.
L’Intelligence Artificielle pourrait augmenter la productivité mondiale de 40 % d’ici 2035.
- Environnement : le prix de la tonne de carbone en Europe est de 70 €.
- Mobilité sociale : en 2015, la mobilité sociale observée était de 65,2 % et l’immobilité sociale de 34,8 %. Parmi la mobilité sociale : descendante 15 % et ascendante 27,6 %.
- Chômage : lorsque la croissance augmente de 1 %, le chômage baisse de 3 %.
En 2021 (INSEE) : taux de chômage des cadres 3,7 %, des ouvriers non qualifiés 15,9 %, et des employés non qualifiés 11 %.
- Éducation : selon Antoine Prost (L’enseignement s’est-il démocratisé, 1986), en 1970, les enfants d’ouvriers avaient 28 fois moins de chances de faire des études supérieures que les enfants de cadres.
- Démographie : 0,72 enfant par femme en Corée du Sud en 2023.
Descendance finale : 2,05 enfants par femme née après 1979.
Indicateur conjoncturel de fécondité : 1,62 enfant par femme.
Naissances en 2024 : -22 % par rapport à celles de 2010.
Selon l’INSEE : 4 personnes âgées pour 10 personnes actives (contre 3 il y a 20 ans).
- Taux de change : le système de Bretton Woods remplit ses objectifs et permet un taux de croissance annuel moyen du commerce international supérieur à 3 % jusqu’aux années 1980.
Dévaluation du peso mexicain en 1994-1995 (crise de change) : « effet tequila » de -40 %, perte de confiance et fuite massive des capitaux.
- Entreprise : 44 % des plus de 200 grandes firmes américaines sont contrôlées par des managers.
30 % des entreprises déclaraient des actions de responsabilité sociale en 2018.
Il existe 4,4 millions d’entreprises en France. 0,3 % de ces 4,4 millions sont des petites entreprises. 2 millions d’entreprises n’ont qu’une seule personne.
- Numérique : Amazon détient 38 % de parts de marché en ligne aux États-Unis et 22 % en France.
10 000 plateformes sur le marché européen. 5,5 % de la valeur ajoutée créée en France.
Selon David Thesmar et Augustin Landier (Le marché du travail : la grande fracture, 2015), le progrès technique a développé les emplois qualifiés : nombre d’ingénieurs et de cadres dans l’informatique passé de 50 000 à 300 000 entre 1983 et 2013. Mais -30 % de secrétaires, surtout aux États-Unis.
- Pouvoir d’achat : 3,4 % de hausse du pouvoir d’achat par habitant en France depuis 2019 (Banque de France).
2,2 % de baisse : estimation de l’impact du bouclier tarifaire sur l’inflation en France en 2022-2023 (Banque de France).
Taux d’épargne : 15 % en France, 5 % aux États-Unis.
- Impôt : taux d’imposition moyen du top 1 % a baissé entre 2003 et 2022, passant de 29,3 % à 25,7 %, pendant que leurs revenus augmentaient de 119 % (DGIF).
- Inégalités : selon le Rapport mondial sur les inégalités, 50 % de la population partage 12 % de la création économique, alors que le 1 % le plus riche se partage 27 %.
Les 10 % les mieux dotés possèdent 50 % du patrimoine brut.
Les inégalités entre qualifiés et non qualifiés ont augmenté de 20 % entre 1979 et 1985.
Baisse des inégalités globales : indice de Theil passé de 0,95 (1990) à 0,72 (2010).
Aux États-Unis, rapport interdécile passé de 3,1 (1980) à 5,9 (2016) selon Gabriel Zucman.
Selon l’INSEE, le revenu avant transferts des ménages aisés est 18 fois supérieur à celui des ménages pauvres, contre 3 fois après redistribution élargie via les transferts publics.
- Pauvreté : en France, 14 % de pauvres au seuil de 60 % du revenu médian et 8,5 % au seuil de 50 %.
Protection sociale : 650 milliards d’euros, soit 32 % du produit intérieur brut.
ESH : Les incontournables
- Autor, Dorn et Hanson : 25 % des destructions d’emplois du secteur manufacturier aux États-Unis seraient dues à la concurrence chinoise, et 13 % en France.
- Frey et Osborne : 47 % des emplois aux États-Unis étaient menacés par l’informatisation.
- Acemoglu et Restrepo : 1 robot supplémentaire détruit entre 5,6 et 6,2 emplois.
Bon courage pour votre prochaine dissertation d’ESH !


