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Qu’est-ce qui a changé au Venezuela depuis la capture de Nicolás Maduro

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CHANGEMENTS VENEZUELA CAPTURE NICOLES MADURO

En janvier 2026, les habitants de Caracas se réveillent au son des explosions. Dans les heures qui suivent, la situation se précise : il s’agit d’une opération militaire américaine ayant pour objectif la capture du président vénézuélien. Quelques heures plus tard, Donald Trump annonce sur le réseau social X que les forces américaines ont arrêté Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores. Le dirigeant vénézuélien est ensuite transféré aux États-Unis pour y être détenu et jugé pour des accusations liées notamment au narcotrafic.

Deux jours après cette opération, la vice-présidente Delcy Rodríguez prend la tête du gouvernement, après avoir été désignée présidente par intérim par les autorités du pays.

Alors que Maduro et son épouse attendent leur procès dans une prison américaine, le 17 mars prochain, la situation intérieure du Venezuela évolue rapidement. Plusieurs décisions politiques, économiques et diplomatiques ont été prises dans les semaines qui ont suivi l’arrestation du chef de l’État. Dans cet article de Mister Prépa on t’explique les changements que le Venezuela a connus ces dernières semaines. 

 

Libérations et amnistie politique

L’une des premières décisions annoncées par les autorités vénézuéliennes a concerné les prisonniers politiques. Le nouveau pouvoir a ordonné la libération de plusieurs opposants, militants et chefs syndicaux, dont certains avaient été incarcérés sans jugement. Cette mesure a été présentée comme un « geste unilatéral » destiné à apaiser les tensions et à favoriser une réconciliation nationale.

Selon les chiffres officiels, plus de 600 détenus auraient été libérés. Toutefois, des associations de familles de prisonniers affirment que le nombre réel serait inférieur, et dénoncent un manque de transparence dans les annonces gouvernementales. Malgré ces doutes, le pouvoir en place a adopté, fin janvier 2026, une loi d’amnistie visant à réduire les tensions politiques et à rétablir un climat plus apaisé.

Ces décisions marquent une rupture avec la ligne dure adoptée par le régime chaviste ces dernières années. En juillet 2024, Nicolás Maduro avait menacé les manifestants de lourdes sanctions, et plus de 2 000 personnes avaient été arrêtées dans les semaines suivantes. À titre de comparaison, une proposition de loi d’amnistie avait été rejetée par la justice vénézuélienne en 2016, montrant à quel point le contexte politique actuel diffère de celui de l’époque.

 

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Changements au Venezuela : un tournant dans le secteur pétrolier

Sur le plan économique, la capture de Maduro a aussi ouvert une nouvelle phase dans la gestion des ressources pétrolières du pays. Quelques heures après l’opération militaire, Donald Trump a annoncé que Caracas acceptait d’exporter des dizaines de millions de barils de pétrole à des prix de marché. L’objectif affiché par Washington est de relancer la production et d’utiliser les revenus pour stabiliser le pays et ses infrastructures.

Le président américain a également encouragé les grandes compagnies pétrolières à investir dans l’industrie vénézuélienne, longtemps fragilisée par les sanctions, le manque d’entretien et les nationalisations passées. Mais malgré ces annonces, plusieurs entreprises restent prudentes. L’instabilité politique et les précédentes expropriations opérées par le régime chaviste constituent des risques importants pour les investisseurs étrangers.

 

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Une monnaie toujours fragile après la capture de Nicolás Maduro 

L’incertitude provoquée par l’opération militaire américaine a également eu des conséquences sur la monnaie nationale. En janvier 2026, le bolivar a perdu près de 18 % de sa valeur face au dollar sur le marché officiel. La situation est encore plus tendue sur le marché informel, où les devises étrangères sont plus rares.

Pour tenter de stabiliser la situation, les autorités ont annoncé l’injection de plus de 300 millions de dollars dans l’économie, grâce aux premières ventes de pétrole. Cette mesure a permis de réduire l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché parallèle.

Cependant, de nombreux économistes restent sceptiques. Selon les estimations du Fonds monétaire international, l’inflation au Venezuela aurait dépassé les 500 % en 2025. Dans ce contexte, la simple injection de liquidités pourrait ne pas suffire à stabiliser durablement les prix et la monnaie. 

 

Reprise du dialogue avec Washington

Enfin, la capture de Nicolás Maduro a provoqué un tournant diplomatique. Avant son arrestation, le président vénézuélien promettait une riposte ferme en cas d’attaque américaine. Pourtant, aucune réponse militaire n’a été engagée après l’opération.

Au contraire, le gouvernement dirigé par Delcy Rodríguez a choisi la voie du dialogue. Des contacts diplomatiques ont été rétablis avec Washington, après près de sept ans de rupture. Une diplomate américaine s’est rendue à Caracas pour préparer la réouverture de l’ambassade des États-Unis, signe d’un possible dégel des relations entre les deux pays.

L’objectif affiché est de réduire la pression internationale et d’éviter une escalade politique ou militaire. Malgré ce rapprochement, les autorités vénézuéliennes affirment vouloir préserver leur indépendance stratégique, notamment en maintenant leurs relations avec des partenaires comme la Russie, la Chine ou Cuba.

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Piotr Sienicki