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Italien LV1 ECRICOME 2026 – Analyse du sujet

Sommaire
ITALIEN LV1 ANALYSE SUJET ECRICOME 2026

Pour vous aider à mieux comprendre les sujets des concours, Mister Prépa vous propose leur analyse. Vous pouvez ici consulter l’analyse du sujet d’italien LV1 du concours ECRICOME 2026. Une analyse complète qui vous permet de revoir vos réponses, de comparer ou bien de vous entraîner pour vos concours.

Composée en trois parties (une version, un thème et un essai), l’épreuve d’italien LV1 évalue à la fois la compréhension, votre capacité de traduction et votre réflexion dans la langue.

Rappel des coefficients :

Prépa ECG

  • 6 : EM Strasbourg, Rennes SB et MBS
  • 5 : NEOMA et KEDGE

 

Prépa ECT

  • 6 : Rennes SB
  • 5 : EM Strasbourg
  • 4 : MBS
  • 3 : NEOMA et KEDGE

 

L’analyse du sujet d’italien LV1 ECRICOME 2026

Dans cette deuxième journée du concours Ecricome, le sujet d’italien LV1 proposé aux candidats s’inscrit encore dans la lignée des exigences du concours, légèrement moins exigeant que celui de l’année 2025, notamment dans l’exercice du thème , et en raison du  premier sujet d’essai qui est très classique.

N.B. : Ce qui suit n’est qu’une proposition de correction, il est donc bien évident que toute autre réponse apportée par les candidats peut être considérée comme exacte par le jury.

I – Version

La version est notamment centrée sur la thématique de la mode, et en particulier sur l’impact du travail de Giorgio Armani à Milan. Ici, la difficulté se situe surtout dans la précision du vocabulaire du domaine de la mode.

Les points qui pouvaient poser problème sont :

  • sarto : couturier (mettre « tailleur » ne serait pas tout à fait adapté au contexte)
  • ha vestito ogni signora e ogni signore della city : a habillé toutes les dames et tous les messieurs de la city (on laisse « city » tel quel, car cela peut renvoyer au quartier milanais. On aurait aussi pu mettre « chaque dame / chaque monsieur » au lieu de « toutes / tous »)
  • il marchio di fabbrica : la marque de fabrique
  • la Madonnina, da quando è stata messa sulla guglia maggiore del Duomo, porta Armani : la Madonnina, depuis qu’elle a été installée sur la flèche majeure du Dôme, porte du Armani (phrase assez délicate, on pouvait s’y prendre d’autres manières :  par exemple, pour « Madonnina », on pouvait faire référence à la Vierge)
  • un omaggio : un hommage
  • che più di ogni altro : plus que tout autre
  • Piacenza : Plaisance (l’équivalent du nom de la ville existe en français)
  • il capoluogo lombardo : le chef-lieu lombard (c’est-à-dire la ville la plus importante, ou la « capitale », d’une région. Il notion importante en civilisation italienne, qui peut revêtir une forme d’expression idiomatique)
  • ma i suoi occhi azzurri la vedono già proiettata nel futuro : mais ses yeux bleus la voient déjà tournée vers l’avenir
  • al termine della sua leva : à l’issue / à la fin de son service militaire
  • commesso : vendeur (à ne pas confondre avec la conjugaison du verbe « commettere », c’est-à-dire « commettre »)

Lire plus : Le simulateur d’admissibilité aux grandes écoles

II – Thème

Il s’agit cette fois d’un extrait d’un ouvrage littéraire, plus difficile que la version, avec une double difficulté : rendre compte à la fois du vocabulaire et du style de son auteur, caractérisé par beaucoup de virgules et de subordonnées, dont il fallait tenir compte dans la construction des phrases.

On retrouve notamment :

  • vertu ancienne : virtù antica (il n’est pas adapté de mettre anziana )
  • quand un étranger se présente : quando uno straniero si presenta
  • on le reçoit avant de lui demander son nom : lo si accoglie prima ancora di chiedergli il nome (d’abord, il ne fallait pas traduire « reçoit » par ricevere, ensuite, un minimum d’interprétation est nécessaire pour bien cerner le contexte, qui implique le sens du terme « avant »)
  • Cela nous viendrait de la nature, à qui rien, sous nos latitudes, ne fait vraiment défaut, ni l’abondance, ni la générosité, pas même, quelquefois, une pointe d’orgueil : questo ci verrebbe dalla natura, alla quale, alle nostre latitudini, non mancano davvero né l’abbondanza né la generosità, e talvolta neppure una punta d’orgoglio (phrase très délicate, on pouvait certainement s’y prendre d’autres manières pour l’ordre de l’énonciation et la ponctuation)
  • pour nous servir de : farci / servirci / fungerci + da (le dernier est plus soutenu, donc bien intégrer le verbe fungere pour la suite de vos concours. Dans tous les cas, le suffixe -ci était nécessaire)
  • ce sens inné : questo senso innato
  • Jamais il ne rechigna à recevoir personne : ici, plusieurs traductions pouvaient être proposées en raison du verbe rechigner. On peut proposer notamment :
    non si tirò mai indietro davanti a chi chiedeva di essere ricevuto / non mostrò mai riluttanza a ricevere nessuno / non esitò mai a ricevere nessuno
  • éclopés et infirmes calamiteux : storpi e infermi disgraziati / miserabili
    (mettre calamitosi aurait été un peu risqué, car il s’utilise peu pour des personnes, et plutôt pour « dei tempi calamitosi »)
  • les comprenant à demi-mot, leur parlant net et simple : (capendoli / comprendendoli) a (mezza / metà) parola, parlando loro in modo chiaro e semplice

III – Essai 

Sujet 1 : « L’Italia non è un paese per giovani ». Cosa pensate di quest’affermazione che molti fanno ?

Il s’agit d’un sujet extrêmement classique, dont la thématique a très certainement été traitée en cours. On distinguera certainement les copies par la qualité de l’expression et des connaissances mobilisées pour discuter cette affirmation.

En ce qui concerne ces dernières, on pouvait commencer par le contexte socio-économique des jeunes en Italie, en évoquant d’abord la rémunération (retribuzione / salario) assez basse des jeunes, en raison de l’absence d’un salaire minimal (salario minimo) en Italie, ainsi que les conditions de travail (scarse condizioni di lavoro), caractérisées par la présence du travail au noir (lavoro in nero).

On pouvait ensuite évoquer la disparité Nord-Sud (divario Nord-Sud), qui engendre une concentration de jeunes, notamment en Lombardie (gli studenti fuori sede), ayant quitté leur ville natale à la recherche de nouvelles opportunités, mais qui font face à des difficultés liées au coût élevé de la vie (par exemple gli affitti record a Milano) et à l’insuffisance des aides de l’État, notamment pour i borsisti ( =  coloro che percepiscono una borsa di studio), ainsi qu’au manque d’investissements réels dans les universités, notamment pour i ricercatori, et dans les structures d’hébergement (alloggi universitari / housing universitario).

Tout cela engendre ainsi une fuite des cerveaux pour les jeunes qui en ont la possibilité (fuga dei cervelli) : entre 2011 et 2024, 630 000 jeunes ont quitté l’Italie, avec un solde migratoire de -411 000. Parmi ceux qui restent, on peut remarquer que l’Italie est l’un des pays européens avec le plus de NEET (jeunes qui ne travaillent ni n’étudient).

Face à ces enjeux, il faudrait rapidement mettre en place des politiques en faveur des jeunes dans un contexte de vieillissement de la population : ce sont eux seuls qui peuvent garantir un avenir au pays.

Lire plus : les coefficients du concours ECRICOME

Sujet 2 : Il mondo dell’informazione attuale deve affrontare molte sfide. Qual è la vostra opinione su quest’argomento ?

Il s’agit d’un autre sujet qui demande lui aussi une réflexion, mais sur un thème un peu moins classique et beaucoup plus personnel.

La réflexion pouvait commencer par les transformations du monde de l’information : baisse des téléspectateurs des médias traditionnels (il telegiornale avec l’iconique TG1 sur Rai 1 depuis 1954, que tout Italien connaît) au profit des médias en ligne (i media online), notamment présents sur les réseaux sociaux et qui rencontrent un fort succès auprès des jeunes, par exemple Will Media ou Fanpage.

On pouvait aussi évoquer, toujours chez les jeunes, la baisse du nombre de lecteurs des journaux classiques par rapport aux générations précédentes (La Repubblica ou encore La Gazzetta dello Sport, parmi tant d’autres).

Néanmoins, avec l’apparition de l’intelligence artificielle ou encore des fake news, il est plus difficile de vérifier la source des informations (la fonte) dans l’immédiateté. Un autre point de réflexion pouvait être, en raison des réseaux sociaux, l’enfermement dans des bulles qui correspondent seulement à nos opinions politiques. Face à cela, une formation destinée aux jeunes s’impose.

En définitive, pour ce sujet, tout développement était bienvenu dès lors qu’il se rapportait au sujet en développant une opinion personnelle originale, appuyée sur des exemples de la civilisation italienne.

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Sohaib Nadi
Étudiant en première année à l’ESCP Business School et major 2025 en italien LV1 aux concours BCE et ECRICOME, je mets à votre disposition ma passion pour la langue et la culture italiennes pour vous aider à exceller aux concours.