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Bi-admis emlyon-EDHEC : pourquoi Emma et Elsa ont choisi emlyon

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Chaque année, au moment du SIGEM, des centaines de préparationnaires bi-admis doivent trancher entre deux belles écoles. Parmi les arbitrages les plus fréquents figure le duel emlyon-EDHEC. Pour éclairer ce choix, deux étudiantes bi-admises emlyon-EDHEC, Emma et Elsa, ont accepté de raconter leur parcours et d’expliquer pourquoi elles ont finalement choisi emlyon. Témoignages.

 

Emma et Elsa, deux bi-admises face au choix emlyon-EDHEC

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Elsa : Je m’appelle Elsa Roty, j’ai 21 ans et je viens de terminer ma première année à emlyon. J’ai effectué mes deux années de prépa au lycée Chateaubriand de Rennes avant d’intégrer l’école.

Emma : Moi c’est Emma Barthe, je suis en deuxième année à emlyon et j’ai fait ma prépa au lycée Hoche à Versailles.

 

Comment avez-vous vécu vos années de prépa, et qu’est-ce qui vous portait quand vous pensiez à l’après-concours ?

Elsa : Je garde de très bons souvenirs de mes années de prépa. J’ai eu la chance d’être bien entourée et de conserver un bon équilibre entre le travail et la vie personnelle, pour ne pas vivre en permanence dans le stress et les révisions. Pour me motiver, je pensais à toutes les activités que j’avais ralenties ou suspendues pendant la prépa et que j’allais pouvoir reprendre ensuite : me réinvestir dans une équipe de handball, jouer en compétition, reprendre la danse, m’engager dans l’associatif.

Emma : J’ai beaucoup aimé la prépa parce que c’était très stimulant intellectuellement et les cours étaient vraiment intéressants. C’est aussi une période dont je garde de très bons souvenirs : on avait une super ambiance dans la classe et j’y ai passé de très bons moments. J’ai d’ailleurs rejoint le Bureau des Élèves et l’équipe de cheerleading de ma prépa, deux expériences incroyables que j’avais envie de poursuivre une fois en école. Ce qui me motivait quand je pensais à l’après-concours, c’était de retrouver un rythme de vie plus sain et équilibré, d’avoir plus de temps libre pour faire du sport et de ne plus avoir le concours comme seul objectif.

 

Au moment des résultats, vous faisiez partie des bi-admises emlyon-EDHEC. Comment avez-vous vécu cette décision à prendre ?

Elsa : Avant même les résultats d’admission, j’avais établi mon propre classement des écoles auxquelles j’étais admissible. L’image que je m’étais faite des écoles jusque-là, ainsi que mon ressenti pendant les oraux, m’avaient permis d’identifier celle dans laquelle je pensais le plus m’épanouir. Le jour où les résultats sont tombés, j’y ai réfléchi une dernière fois pour être sûre, mais mon choix était déjà fait.

Emma : Lorsque j’ai vu que j’étais bi-admissible emlyon-EDHEC, je me suis fixé comme objectif d’apprendre le plus de choses possible sur les deux écoles, afin d’avoir toutes les informations nécessaires pour prendre ma décision. Ce choix n’allait pas être facile car il y avait beaucoup de facteurs à prendre en compte, mais ce qui me rassurait, c’était de savoir que dans les deux cas je finirais dans une belle école. Les deux écoles avaient un niveau académique à peu près équivalent, et cela n’avait pas de sens pour moi de trancher à partir d’un classement. Je voulais vraiment trouver l’école qui me correspondait le mieux, celle dans laquelle je m’épanouirais le plus, et c’est ce que j’ai cherché à évaluer pendant mes oraux. Avant même les résultats d’admission, j’avais donc pris ma décision : emlyon était l’école qu’il me fallait.

 

 

Pourquoi elles ont choisi emlyon

Qu’est-ce qui a finalement fait pencher la balance du côté de emlyon ?

Elsa : J’ai toujours eu emlyon dans un coin de la tête pendant mes deux années de prépa. Je m’entraînais souvent sur des sujets et des oraux type emlyon, je m’imaginais vivre à Lyon et j’étais plus renseignée sur cette école que sur les autres. Cette projection a fait que emlyon m’apparaissait comme le choix évident face à l’EDHEC, école dans laquelle je m’étais moins projetée. Côté programme, c’est la dimension RSE de emlyon qui m’a attirée : on m’avait beaucoup parlé de son engagement environnemental et social, en lien direct avec mon projet professionnel et personnel. Cela me paraissait le choix le plus en adéquation avec mes valeurs.

Emma : En prépa, je ne savais pas encore quel métier je voulais exercer, et je trouvais intimidant l’idée de devoir me spécialiser dans un domaine dès l’entrée. Au contraire, le principe des cours électifs à la carte de emlyon me rassurait : il permet de découvrir de nombreux cours, sans lien obligatoire les uns avec les autres. J’avais aussi peur de ne pas réussir à rester concentrée en amphithéâtre, et j’appréciais que emlyon propose des cours en plus petits groupes ; c’est toujours quelque chose que j’apprécie aujourd’hui. Sur le plan associatif, la balance penchait elle aussi vers emlyon : les associations occupent une place centrale dans la vie étudiante et le parcours associatif est pensé pour les étudiants qui souhaitent s’investir pleinement. Je voulais une vie associative inclusive, et c’est exactement ce que je retrouve aujourd’hui : les 400 événements de l’année sont ouverts à tous les étudiants du Programme Grande École, qu’ils appartiennent à une asso ou non, et les associations organisent régulièrement des événements en commun, ce qui soude vraiment la promo. Je souhaitais aussi continuer le cheerleading en compétition, or l’équipe de l’EDHEC n’est ouverte qu’aux étudiants du BBA : un facteur de plus en faveur de emlyon. Mais avant tout, ce qui m’a décidée, c’est l’ambiance lors des oraux. Je m’entendais bien avec les admisseurs, je me sentais intégrée parmi eux et j’arrivais à me projeter dans l’école. Les personnes avec qui j’échangeais partageaient mes valeurs. Au moment de choisir, entre deux écoles de niveau comparable, j’ai préféré privilégier celle dans laquelle je me sentais le mieux plutôt que le classement SIGEM.

 

La pédagogie « makers » de emlyon est souvent mise en avant. Qu’est-ce qu’elle représente concrètement pour vous ?

Elsa : Elle a sans doute contribué, même inconsciemment, à l’image dynamique et entreprenante que je me faisais de l’école. Aujourd’hui, je constate que beaucoup de cours à emlyon sont construits autour de cet esprit d’innovation et d’entrepreneuriat : de nombreux travaux de groupe, des projets à mener en autonomie en parallèle des cours, des engagements bénévoles à valider. Sans avoir été un critère décisif au départ, c’est un état d’esprit que je retrouve au quotidien.

 

Lire plus : notre article détaillé sur le choix emlyon au SIGEM

 

Y a-t-il des valeurs propres à emlyon qui ont résonné avec vous ? Les classements ont-ils aussi compté ?

Elsa : J’avoue ne pas m’être vraiment intéressée aux chiffres : je me suis surtout fiée à mon ressenti et à mes premières impressions dans l’école. Savoir que emlyon était bien classée sur les critères RSE a néanmoins pesé dans la balance au moment de mon choix.

Emma : Ce sont surtout les valeurs de la vie associative qui ont résonné avec moi : la diversité, l’inclusion, la solidarité, le partage. Les classements ont évidemment compté, car il était important pour moi d’intégrer une école reconnue après la prépa. Mais ce n’est pas ce qui a départagé emlyon et l’EDHEC, puisque leurs classements sont proches.

 

Lyon, le campus, l’environnement de vie : est-ce que le cadre a joué dans votre décision ?

Elsa : Lyon est une ville attirante. Je n’y étais jamais vraiment allée et je n’avais donc pas d’attaches particulières là-bas. Originaire de Bretagne, j’étais loin de chez moi, mais pas beaucoup plus qu’à Lille : ce n’était donc pas un critère déterminant. En revanche, le campus, neuf et bien situé dans Lyon, est clairement un argument en faveur de emlyon.

Emma : Lyon est une ville magnifique et très agréable à vivre, donc cela a joué dans ma décision. Le campus, ultra moderne et en plein centre-ville, est aussi très appréciable au quotidien : on est au cœur de la vie lyonnaise, tout est facilement accessible. L’EDHEC dispose elle aussi d’un beau campus, mais pour moi l’emplacement en centre-ville de emlyon faisait vraiment la différence.

 

Leur expérience dans le Programme Grande École

Qu’est-ce qui vous a le plus marquées dans les cours et les projets ?

Elsa : De ma première année à emlyon, je retiens surtout les projets auxquels j’ai pu participer de A à Z. Je pense par exemple au cours PCE (Projet de Création d’Entreprise), où l’on monte un véritable projet entrepreneurial, en équipe de six, pendant quatre mois. Être laissé en autonomie sur ce projet permet de toucher à tous les domaines de l’entreprise. C’est challengeant de se projeter et de donner son énergie dans un projet encore fictif, mais en voir l’aboutissement est très gratifiant.

Emma : Les cours qui m’ont le plus marquée sont mes électifs de comptabilité et de contrôle de gestion. J’ai eu la chance d’avoir deux excellentes professeures, passionnées par ce qu’elles enseignaient, et j’ai vraiment beaucoup appris. Ces cours étaient approfondis et techniques, contrairement aux cours de pré-master, plus généralistes, qui servent d’introduction à la comptabilité, la finance ou le marketing.

 

La vie associative est très présente à emlyon. Comment vous êtes-vous impliquées, et qu’est-ce que cela vous apporte ?

Elsa : Je fais partie de l’association NOISE (Nouvel Observatoire des Innovations Sociales et Environnementales) depuis octobre 2025, ce qui m’a déjà permis de participer à de nombreux événements et d’en organiser. Je suis désormais secrétaire générale de l’association pour le mandat 2027. NOISE me permet d’agir à l’échelle de l’école sur des sujets qui me tiennent à cœur comme l’environnement et les questions sociales, de rencontrer des professionnels de la RSE et de côtoyer des personnes qui partagent mes valeurs et qui sont devenues mes amis.

Emma : Je suis responsable de l’intégration au Bureau des Élèves, mandat 2026. Concrètement, j’organise la rentrée des étudiants de première année à emlyon, avec l’administration de l’école, et je veille à leur intégration dans la promo. J’organise notamment la Quinzaine d’Intégration : deux semaines pendant lesquelles les 32 associations présentent leur mandat à la nouvelle promo. Ma première mission a été d’établir le planning de cette quinzaine en tenant compte des amphis de rentrée institutionnelle, du début des cours et de tous les événements associatifs, ce qui m’a beaucoup appris en organisation. Au quotidien, j’accompagne les associations dans la préparation de leurs événements et je suis leurs avancées, et c’est quelque chose que j’adore. Je travaille aussi avec l’administration sur la partie institutionnelle de la rentrée, ce qui est très professionnalisant. Globalement, cette expérience m’apporte énormément, humainement comme en gestion de projet.

 

Pouvez-vous nous parler de vos expériences de terrain et de ce qu’elles vous ont appris ?

Elsa : Je viens tout juste de commencer mon stage de six mois à l’international, obligatoire à la fin de la première année, je manque donc encore de recul. J’ai eu la chance d’obtenir une belle opportunité dans un grand hôtel à Bruxelles en tant que Meeting & Events Intern, un secteur qui m’intéressait particulièrement. Ce stage me permet de découvrir le monde professionnel assez tôt dans mes études et de tester des carrières qui m’attirent. Pouvoir expérimenter un milieu dès la première année donne davantage de clés pour se faire une idée de son avenir académique et professionnel.

Emma : J’ai réalisé mon stage de pré-master chez papernest, une scale-up du French Tech 120, à Barcelone, comme Talent Acquisition Specialist au sein du département des ressources humaines. Pendant ces six mois, j’étais responsable de 19 recrutements que j’ai menés de A à Z, de la définition des besoins avec les managers à l’envoi de l’offre aux candidats retenus. J’ai passé en revue 2 478 candidatures, retenu 990 profils pertinents, puis conduit 624 entretiens de présélection. Lors de ces entretiens de 30 minutes, j’évaluais le parcours, la motivation, les compétences et la connaissance de l’entreprise des candidats afin de ne présenter que les meilleurs profils aux managers. J’assurais aussi le suivi des candidats : je les informais des prochaines étapes, mais je devais également annoncer aux candidats non retenus la fin de leur processus. Cette expérience m’a vraiment appris comment fonctionne une entreprise, car je devais comprendre son business model ainsi que le rôle de chaque département pour pouvoir les présenter aux candidats. Elle m’a aussi permis de comprendre le point de vue du recruteur : j’ai appris à faire un bon CV, à savoir quoi dire en entretien et surtout ce que les recruteurs recherchent, ce qui m’aide beaucoup pour mes propres recherches de stage. Enfin, elle m’a beaucoup apporté humainement, grâce aux candidats rencontrés mais surtout aux collègues avec qui j’ai noué de vrais liens en profitant de mon expérience à l’étranger.

 

Lire plus : préparer ses oraux à emlyon (coefficients, présentation des épreuves, conseils…)

 

emlyon et leur projet professionnel

Comment emlyon vous aide-t-elle à construire et préciser votre projet professionnel ?

Elsa : Pour l’instant, cette première année a été très généraliste et m’a permis de découvrir des cours très variés. Mon engagement associatif me fait découvrir de nombreuses façons de m’investir professionnellement dans la défense de l’environnement et des questions sociales. J’aimerais travailler dans la RSE, mais ce secteur regroupe de multiples métiers que j’apprends encore à connaître pour identifier celui qui me correspondrait le mieux. Le stage que j’effectue actuellement m’aide aussi à me confronter tôt au monde professionnel.

Emma : C’est la combinaison de la partie académique et des expériences professionnelles proposées à emlyon qui nous aide à préciser notre projet. En première année, j’ai découvert la finance d’entreprise, la comptabilité, le droit, le marketing, les ressources humaines et bien d’autres matières, ce qui m’a donné une bonne vision d’ensemble de l’entreprise. Mon stage en recrutement m’a ensuite montré le rôle des différents départements et les métiers que l’on y trouve. Il m’a beaucoup plu, mais il m’a surtout permis de comprendre que je ne souhaitais finalement pas m’orienter vers les ressources humaines, ce que je n’aurais sans doute pas su en suivant simplement des cours dans ce domaine.

 

L’international occupe une place importante dans le cursus. Comment l’envisagez-vous ?

Emma : Pour moi, la meilleure manière de découvrir un pays est de s’immerger pleinement dans sa culture, et c’est exactement ce que permet le stage de pré-master à l’international. J’avais déjà voyagé en Espagne à plusieurs reprises, mais cela ne m’avait pas appris grand-chose sur la culture du pays. C’est vraiment en y vivant six mois, au rythme des locaux et en travaillant aux côtés d’Espagnols, que j’ai appris. emlyon propose aussi un cours, Dive into Cultures, qui nous accompagne pendant ce stage et nous invite à une véritable introspection sur notre expérience internationale. Par ailleurs, un second semestre à l’international est requis pour la diplomation : il peut être validé par un autre stage ou par un échange académique à l’étranger.

 

Avec le recul, qu’est-ce que emlyon vous apporte que vous n’imaginiez pas au moment de choisir ?

Emma : Je me doutais que rejoindre une association serait professionnalisant, mais je ne mesurais pas à quel point. J’ai tellement appris en gestion de projet, en organisation, en négociation et en management au sein du BDE que c’est devenu une expérience que je peux valoriser en entretien, au même titre que mon premier stage en ressources humaines.

 

Leurs conseils aux futurs bi-admis

Des préparationnaires vont vivre exactement le même choix que vous. Quel conseil donneriez-vous à un bi-admis qui hésite au moment du SIGEM ?

Elsa : C’est forcément une décision qui peut faire peur, car elle est importante pour votre avenir. Mais le plus important, selon moi, est de vous faire confiance. Peu importe les classements et l’avis des autres : suivez votre propre ressenti, votre projet et vos envies. Chacun donne la priorité à des choses différentes, que ce soit la vie associative, le sport, la carrière ou la ville. C’est donc un choix à faire pour soi. Fiez-vous à votre expérience pendant les oraux et renseignez-vous bien sur ce que propose l’école. Il faut que vous ayez envie d’y arriver en septembre !

Emma : Si vous hésitez entre emlyon et l’EDHEC, ou avec d’autres écoles, essayez de prendre du recul pour trouver celle qui vous correspond vraiment. Si, comme moi, vous venez d’une prépa qui accorde beaucoup d’importance au classement SIGEM, détachez-vous un peu de ce qu’on vous a répété pendant deux ou trois ans. Le classement SIGEM reste à relativiser : il reflète surtout les choix des étudiants de l’année précédente, pas la qualité réelle d’une école. Des classements plus qualitatifs, comme celui du Financial Times, montrent d’ailleurs qu’emlyon et l’EDHEC restent des écoles de niveau comparable. Prenez donc le temps de peser le pour et le contre et de vous projeter dans chaque école ; vous avez probablement déjà une intuition après les oraux. Le classement compte, mais ce n’est pas le seul critère, surtout entre des écoles de niveau proche. Choisissez une école dans laquelle vous vous sentez bien : vous allez y passer des années déterminantes, et le réseau alumni des grandes écoles reste très fort ensuite. Entourez-vous de personnes qui partagent vos valeurs. Enfin, si vous avez un projet professionnel précis ou visez un double diplôme ou un échange en particulier, intégrez-le à votre réflexion, et fiez-vous à votre ressenti si vous vous êtes sentie bien lors des oraux.

 

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Laurent Mary
Ex-préparationnaire, j'ai à coeur d'aider les étudiants dans leur quête des concours.
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