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Faire carrière dans le conseil en stratégie après emlyon : le témoignage de Julien Branchy (Simon-Kucher)

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Rencontre avec Julien Branchy, diplômé du PGE d’emlyon business school, qui travaille aujourd’hui au sein du prestigieux cabinet de conseil en stratégie Simon-Kucher. Dans cette interview à Planète Grandes Écoles, il va vous partager de nombreux conseils pour celles et ceux qui envisagent de faire carrière dans le domaine du consulting. 

 

Bonjour Julien, peux-tu te présenter en quelques mots (parcours académique et professionnel) ?

Julien : Bonjour Dorian. J’ai un parcours hybride : je suis en effet diplômé des Arts et Métiers et du Programme Grande École d’emlyon. Après des expériences en marketing stratégique chez Philips puis en audit chez Deloitte, j’ai rejoint Simon-Kucher en 2021 pour mon projet de fin d’études. L’aventure s’est avérée passionnante et j’y ai construit mon début de carrière. Je passe Senior Manager en juillet prochain, et je m’apprête à rejoindre notre bureau de New York en septembre.

 

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Pourquoi avoir choisi emlyon pour faire ton PGE ?

Julien : Avec mon bagage technique, je ressentais le besoin d’acquérir une vision business globale pour être complet. emlyon s’est imposée d’elle-même pour sa culture entrepreneuriale, son approche très pragmatique et orientée vers l’action, ainsi que pour la puissance de son réseau dans le conseil

 

En quoi emlyon a-t-elle été déterminante dans l’agencement de ton parcours professionnel ? 

Julien : C’est à emlyon que j’ai pu concrétiser mon profil hybride. L’école m’a permis d’appréhender la stratégie d’entreprise en complétant mon background d’ingénieur par des compétences financières, marketing et managériales qui nourrissent mon quotidien de consultant.

Au-delà des cours, la flexibilité du parcours et les différentes périodes de stages, en France comme à l’étranger, offrent une vraie liberté. On a le droit de tester, de se tromper, et d’ajuster sa trajectoire au fil de l’eau. C’est précisément cette autonomie qui m’a permis de confirmer mon orientation vers le conseil.

 

Qu’est-ce qui différencie Simon-Kucher d’autres cabinets ? Pourquoi avoir choisi ce cabinet ?  

Julien : Simon-Kucher est le cabinet de référence mondiale sur les enjeux de croissance, de stratégie commerciale et de pricing : comment une entreprise crée de la valeur, se positionne sur son marché et optimise ses revenus.

Ce qui me plaît dans ce positionnement, c’est que nous travaillons sur la croissance des revenus, qui est par nature beaucoup moins contrainte que les démarches de réduction des coûts, lesquelles finissent toujours par atteindre leurs limites.

J’ai également été séduit par la dynamique du cabinet. Lorsque je suis arrivé en 2021, Simon-Kucher réalisait environ 440 millions d’euros de chiffre d’affaires et nous avons dépassé les 600 millions en 2025. 

Je trouve plus gratifiant de contribuer à l’essor d’un cabinet en pleine croissance que de simplement maintenir la réputation d’un acteur déjà établi.

 

À quoi ressemble une journée-type en tant que consultant chez Simon Kucher ?

Julien : Elle n’existe pas vraiment, et c’est ce que j’apprécie le plus. En tant que Manager, je partage mon temps entre plusieurs projets : encadrement des équipes, revue des analyses et des livrables, échanges quotidiens avec les clients ou encore présentations devant des comités exécutifs.

Avec l’évolution vers le rôle de Senior Manager, une nouvelle dimension prend de plus en plus d’importance : le développement commercial. Je contribue davantage aux propositions commerciales, aux pitchs clients et à l’identification de nouvelles opportunités.

Enfin, une partie importante du métier consiste à faire grandir les équipes – et c’est une démarche à double sens, car elles me font grandir également. C’est un sujet auquel Simon-Kucher accorde beaucoup d’attention. J’y consacre une part croissante de mon temps, que ce soit via le coaching durant les missions, le recrutement ou l’accompagnement des consultants dans leur développement professionnel. 

 

Quels sont les avantages à travailler dans le conseil ?

Julien : La courbe d’apprentissage, sans hésiter. En cinq ans, j’ai eu l’occasion de travailler sur une diversité de secteurs et de problématiques assez exceptionnelle.

Une associée du cabinet me répétait souvent qu’il fallait d’abord identifier le domaine dans lequel on est naturellement performant, puis construire progressivement son expertise autour de cette force. Le conseil est un terrain idéal pour cela : la variété des missions permet de mieux se connaître et de découvrir où l’on apporte le plus de valeur.

Au-delà de l’apprentissage, il y a aussi la satisfaction de voir l’impact concret de son travail. Par exemple, après avoir repositionné la stratégie d’une enseigne de salles de sport, j’ai vu sa nouvelle campagne tarifaire s’afficher dans le métro parisien à peine deux mois après la fin de notre mission. C’est un détail, mais c’est gratifiant.

Enfin, l’exposition précoce aux décideurs est particulièrement formatrice. Dès le stage, on se retrouve face à des comités exécutifs. C’est impressionnant au départ, mais cela permet de progresser très rapidement en prise de parole, en capacité de synthèse et en force de conviction.


Comment se passe le conseil dans un contexte de transformation avec l’IA et les conflits géopolitiques ? 

Julien : L’IA nous permet d’aller plus vite sur certaines analyses, c’est indéniable. Mais structurer un problème complexe, exercer un jugement, convaincre un comité de direction – ça reste profondément humain. Ce que le contexte géopolitique change, c’est l’urgence : les entreprises ont besoin de réponses actionnables plus rapidement. Sur les sujets que l’on traite, la demande ne faiblit pas – plutôt l’inverse. 

 

Des conseils pour des étudiants intéressés par le conseil en stratégie ?

Julien : Faites des stages en cabinet le plus tôt possible, même courts. C’est le seul moyen de vérifier que le rythme et les exigences vous correspondent – parce que ça ne convient pas à tout le monde, et ce n’est pas grave. Travaillez votre capacité à structurer votre pensée à l’oral, c’est ce qui fait vraiment la différence en entretien. Et n’hésitez pas à contacter des alumni – c’est le meilleur moyen pour avoir une première vision sur l’atmosphère d’un cabinet.

 

Le mot de la fin

Julien : emlyon a largement fait ses preuves dans le conseil en stratégie ; elle est aujourd’hui pleinement reconnue dans ce secteur et a été le tremplin idéal pour mon parcours. L’école donne tous les outils pour réussir, que ce soit via les cours spécifiques, les opportunités à l’international et les différentes périodes de stages.

Au-delà de l’aspect académique, j’ai aussi pu compter sur le réseau des alumni avant de me lancer. J’ai contacté plusieurs consultants qui m’ont aidé à comprendre la réalité du métier, loin des clichés, et m’ont ouvert les portes des cabinets au moment de postuler.

Le conseil reste un secteur exigeant, mais pour ceux qui cherchent un environnement dynamique et des projets challengeants, emlyon prépare idéalement à relever ces défis.

 

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Dorian Zerroudi
Co-fondateur d'elevenact (Mister Prépa, Planète Grandes Ecoles...), j'ai à coeur d'accompagner un maximum d'étudiants vers la réussite !