La Coupe du monde masculine 2026 a rythmé une bonne partie de nos vacances d’été, et surtout fait vibrer nos cœurs à chaque instant. Mais derrière cette euphorie, se joue un tout autre match : celui du business et de la politique. Entre les décisions contestées de la FIFA, les tensions géopolitiques et le prix des billets, cet évènement n’a pas manqué de faire polémique.
Organisation d’un mondial inédit
Cette année, la Coupe du monde a été organisée par trois pays : les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Ce choix remonte à 2018 à la veille de l’ouverture de la coupe du monde en Russie. Dès lors, deux candidatures s’affrontaient : “United 2026“ composé donc du Canada, du Mexique et des Etats-Unis et le Maroc.
Les arguments du trio nord-américain pesaient plus lourd dans la balance que ceux du Maroc. En effet, ils avaient promis d’organiser « la coupe du monde la plus lucrative de l’histoire » ce qui explique le changement de format. Le tournoi est passé à 48 équipes et 104 matchs, contre 32 équipes et 64 matchs auparavant. Une structure bien trop lourde pour un seul pays.
Cette décision, peut être anodine en 2018, a eu des conséquences notables sur le déroulement de la coupe du monde cette année.
Retour sur le conflit entre les Etats-Unis et Iran
Depuis la révolution islamique en 1979, les Etats-Unis et l’Iran ont toujours entretenu une relation conflictuelle.
La raison principale de ce conflit est l’arme nucléaire, Donald Trump veut empêcher à tout prix l’Iran de pouvoir y accéder. Il a cependant été mis au courant que le stock d’uranium de l’Iran aurait augmenté et qu’il se rapprocherait de plus en plus du seuil nucléaire, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.
En Juin 2025, une première escalade israélo-iranienne a eu lieu, la “guerre des Douze Jours“. Mais le 28 février 2026, le conflit s’intensifie plus gravement : les États-Unis et Israël lancent une opération militaire conjointe contre l’Iran (« Opération Fureur épique ») tuant au passage le guide suprême de la Révolution iranienne, Ali Khamenei. L’Iran riposte en retour en fermant le détroit d’Ormuz, perturbant l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz.
Répercussion sur l’Iran et d’autres pays
Dans ce climat hostile, la présence iranienne a été violemment contesté aux Etats-Unis. Premièrement, de nombreux membres de l’équipe technique, dont le président de la fédération iranienne Mehdi Taj, n’ont pas eu accès à leur visa. La sélection a d’ailleurs choisi d’établir son camp à Tijuana, au Mexique, plutôt qu’aux États-Unis, ne traversant la frontière que le jour même de ses matchs avant de repartir aussitôt après. Ce qui constitue une contrainte pour l’équipe nationale dont la préparation s’est vue plus difficile.
Par ailleurs, ces restrictions ne se sont pas limitées à l’Iran mais aussi à certains pays africains. Dont la Somalie qui était dans la “liste noire“ des Etats-Unis, l’arbitre somalien dénommé Omar Abdulkadir Artan s’est vu refusé le visa juste avant le début du mondial. La FIFA s’est déclarée impuissante face au politique migratoire des pays hôtes et a retiré son nom des arbitres du mondial. Ce qui souligne le lien étroit qu’il y’a eu entre le sport et la politique.
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L’omniprésence de Trump lors de cette coupe du monde
Il y’a eu un épisode marquant l’omniprésence de Trump lors de ce mondial : l’affaire Balogun. Le 1er juillet 2026, Lors des seizièmes de finale, l’attaquant américain Folarin Balogun s’est vu attribué un carton rouge après une analyse vidéo révélant un tacle dangereux sur le défenseur Tarik Muharemović. Normalement, cette sanction devrait automatiquement le priver du 8e de finale suivant, face à la Belgique, conformément aux règles de la FIFA. Mais Donald Trump ne s’est pas arrêté à ça pour appeler personnellement le président de la FIFA, Gianni Infantino pour contester cette décision. La FIFA a fini par céder et à accorder à Balogun un sursis exceptionnel d’un an lui permettant de jouer contre la Belgique.
Cette proximité entre Trump et Infantino n’est pas étonnante, ce dernier lui ayant remis un “prix de la paix” en 2025, mais cet épisode a relancé les appels à la démission du dirigeant de la FIFA.
Les recettes économiques fulgurantes de la coupe du monde
Un autre évènement ayant suscité la polémique, le prix des billets. La FIFA a choisi de faire jouer l’offre et la demande, ce qui a donné pour résultat des prix excessivement chers selon les matchs les plus prisés ; certains billets pouvant aller à plus de 3000 euros. Même si des billets à prix réduits (60 dollars) ont été vendus à des quantités extrêmement limités. A cela, s’ajoute le prix des billets d’avion, des nuits à l’hôtel qui, selon une analyse d’AceOdds.com, pourrait chiffrer le cout moyen à environ 54000 euros pour deux personnes.
Au détriment des conditions réelles sur le terrain
Le risque de canicule a doublé depuis la dernière Coupe du monde organisée aux États-Unis en 1994. De plus que quatorze des stades du tournoi dépasseraient les seuils de sécurité en matière de chaleur extrême. Dans l’optique de protéger les joueurs, la FIFA a instauré des “pauses fraîcheur” en cours de match. Mais ces pauses ont surtout profité aux diffuseurs, qui ont pu avoir l’occasion de placer des coupures publicitaires supplémentaires.
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Conclusion de ce mondial
Officiellement, ce mondial a été gagné par l’Espagne contre l’Argentine. Officieusement c’est une compétition fortement marquée par le contexte géopolitique et les décisions de la FIFA qui ont été contesté par une partie du public. Mais sur une note plus heureuse, cette coupe du monde aura une fois de plus rassembler les cœurs au tour de l’amour du football démontrant que le football reste avant tout un vecteur de fraternité.
