Misterprepa

Comment travailler les bonnes copies en ESH ?

Sommaire

Travailler les bonnes copies en ESH, c’est maîtriser les clés de l’introduction, repérer les auteurs et articles du développement, soigner ses transitions et sa conclusion.

Si travailler les copies d’ESH a toujours été un calvaire pour vous, voici quelques conseils qui vous permettront de cerner les aspects essentiels d’une copie et de progresser plus rapidement.

N’hésitez pas à imprimer la copie et à vous munir de surligneurs afin que votre travail reste visuellement ancré dans votre mémoire.

Lire plus : Bonne copie ESH ECRICOME 2025 : Marwane (18,4 / 20)

 

Se concentrer avant tout sur l’introduction

L’introduction est la première impression que l’on donne au correcteur. Ce même correcteur qui a au minimum 200 copies à corriger et qui passe environ cinq minutes par copie. Alors, s’il y a bien une chose qui détermine d’avance votre note, c’est votre introduction.
En effet, dès l’introduction, on peut percevoir si le candidat a bien compris et cerné le sujet.

Pour rédiger des introductions proches de celles des meilleures copies, vous pouvez :

  • Analyser soigneusement l’accroche : comment est-elle amenée ? Est-ce un chiffre (que vous pouvez reprendre ou remplacer par un plus récent), un fait marquant ? Mettez-vous à la place du correcteur et identifiez ce qui capte votre attention et donne envie de lire la suite.
 
  • Les dates historiques : elles vous permettent de vérifier que vous n’oubliez pas d’éléments importants dans un sujet particulier. S’il vous en manque, notez-les à part. Elles renforcent la crédibilité de votre raisonnement.
 
  • Les définitions : commencez par le sens premier du terme donné par l’élève puis assurez-vous d’en connaître les autres aspects. Les rapports de jury insistent sur le fait que les définitions sont plus que jamais cruciales : elles donnent de la validité au raisonnement et lui confèrent un aspect plus scientifique et « expert ».
 

Lire plus : ESH ESSEC / HEC Paris 2024 – rapport de jury

  • La formulation de la problématique : comment l’élève a-t-il réussi à construire une problématique proche du sujet sans pour autant être trop précis et enfermer la réflexion ?
 
  • Le plan : analysez l’ordre des parties. Souvent, on commence par la plus évidente, puis on développe une deuxième voire une troisième partie sur un aspect plus complexe ou plus actuel. Comprendre la logique du plan permet d’identifier ce qui rend un sujet exigeant et qui influence fortement la note finale.
 
 

Introduire et conclure ses parties

Certaines copies (souvent très bonnes), privilégient la présence d’un « chapeau » en début de partie pour annoncer leurs sous-parties. Vous pouvez vous inspirer de l’enchaînement proposé et observer attentivement l’ordre choisi. La dernière sous-partie est généralement la plus complexe, tandis que la première s’appuie sur l’idée la plus « évidente ».

Par ailleurs, il est judicieux de regarder les fins de parties : dans les meilleures copies, elles se terminent la plupart du temps par une courte conclusion, parfois subtilement intégrée, qui aide le correcteur à comprendre clairement l’idée développée.

 

Repérer les auteurs et articles mentionnés dans le développement

Les bonnes copies contiennent souvent des pépites bien cachées qui peuvent faire la différence entre les candidats. Vous pouvez ainsi essayer de repérer les auteurs que vous ne connaissez pas et les noter. 

Il est aussi utile de surligner, d’une couleur différente, les passages contenant des auteurs que vous connaissez déjà. Cela permet de les mémoriser plus facilement et d’être certain de les avoir compris.

Même si vous maîtrisez déjà un auteur, vous pouvez trouver dans une copie une explication plus détaillée, réutilisable dans vos propres dissertations. Ainsi, lorsque vous serez amené à le citer, vous le ferez de manière précise et convaincante.

 

Les transitions

Observez les connecteurs logiques utilisés par l’élève pour passer d’une partie à l’autre avec fluidité. La méthode la plus fréquente consiste à commencer par une phrase qui reprend l’idée précédente puis à conclure par une phrase annonçant la suite. Essayez de percevoir cette logique et appliquez-la dans vos copies.

Parfois, certains élèves mentionnent des auteurs pour faire des transitions, il peut être intéressant de les noter et de comprendre comment ils peuvent aussi vous servir à faire une transition. Tous les auteurs ne permettent pas de faire des transitions donc il est important d’en avoir quelques-uns de côté si jamais vous souhaitez faire ainsi.

 

La conclusion  

Je vous conseille de ne pas passer trop de temps sur le travail de la conclusion. Bien qu’elle soit tout de même importante pour correctement clôturer un devoir, elle demeure bien moins regardée que l’introduction par exemple.

Il faut tout de même noter que la conclusion est la dernière impression que vous donnez à votre jury donc elle doit être faite (attention au manque de temps) et doit permettre de répondre à la problématique que vous avez posée en introduction.

Lorsque vous travaillez une conclusion d’une copie, il faut donc se focaliser sur la problématique en introduction et voir quelle est la logique adoptée pour y répondre de manière synthétique, claire et précise. Le tout est d’éviter une conclusion vague et sans profondeur, ce qui peut parfois être tentant à faire par manque de temps. 

 

En appliquant cette logique de réponse à la problématique en conclusion lorsque vous lisez une copie, vous serez apte à faire de même dans vos copies sans même vous en rendre compte. 

Bon courage pour votre prochain travail sur une bonne copie d’ESH !

Newsletter
Image de Auria Campet
Auria Campet