Les étudiants de CPGE ECG en ont fini de l’épreuve d’ESH HEC-ESSEC 2026. Nous vous proposons un corrigé détaillé de l’épreuve dans cet article.
Cette correction est proposée par le professeur Léo Bendec.
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Le corrigé de l’épreuve d’ESH HEC-ESSEC 2026
Correction ESH HEC 2026 : Le court-terme est-il l’ennemi du long-terme ?
Voici l’analyse du sujet d’ESH HEC 2026 qui est sans doute l’un des plus beaux sujets posés en ESH aux concours depuis les années 2010. Avant de commencer, nous vous rappelons que ceci n’est qu’une proposition de corrigé et ne constitue en rien la seule et unique réponse possible au sujet. Le sujet était si large qu’une multitude de plans et de référence pouvait être convoquée. Ceci étant dit, démarrons la proposition de corrigé :
Accroche : P. Cahuc & A. Zylberberg, « Le négationnisme économique », 2016 : « Tout le monde préfère s’enduire de pommade ou avaler quelques pilules plutôt que passer sur la table d’opération. (Mais) Il se trouve hélas que la dernière éventualité peut être plus efficace que la première ». Cette citation s’inscrit dans une critique vive d’une doxa économique dépassée selon les auteurs à savoir le keynésianisme. Selon les auteurs, plutôt que de réaliser des politiques conjoncturelles aux effets douteux sur la croissance potentielle, il vaut mieux parfois opérer des réformes structurelles couteuses à court-terme (baisse des dépenses publiques, réforme du marché du travail…) mais permettant une croissance potentielle plus forte. Ainsi selon les auteurs, les politiques keynésiennes sacrifient le long-terme afin de sauver le court-terme et de s’attacher un soutien salutaire dans les urnes… Le court-terme est donc bien l’ennemi du long-terme.
Court-terme : Dans le langage courant, on considère le court-terme comme un avenir proche qui devrait bientôt émerger. Ceci se traduit généralement en économie par un horizon temporel ne dépassant pas une année. De manière plus précise, il est possible de considérer le court-terme comme une période courte nous amenant d’un instant t à un instant t+e durant laquelle il n’est pas possible de modifier l’ensemble des facteurs constituant la combinaison productive (volume de capital fixe à court-terme).
Long-terme : Par opposition au court-terme, le long-terme représente dans le langage commun un avenir bien plus lointain qui dépasse largement une année. Les économistes considèrent généralement qu’au-delà de deux voire cinq ans, nous nous projetons au long-terme. D’un point de vue économique microfondé, nous pouvons dire que le long-terme se caractérise par une flexibilité des prix parfaite ainsi qu’une capacité à modifier la combinaison productive pour une entreprise. Le passage de court-terme à long-terme peut généralement s’appréhender par le modèle OGDG dans lequel la courbe OG croissante représente davantage le court-terme avec des prix qui sont rigides à court-terme et une courbe OG verticale à terme représentant une flexibilité parfaite des prix à terme (si P évolue alors w évolue aussi rapidement pour garder le même niveau de salaire réel w/p). Ainsi le long-terme se définit dans ce modèle par l’idée que la production ne dépend plus des prix mais des fondamentaux de l’économie (travailleurs disponibles, état de la technologie…).
Ennemi : Si le court-terme est l’ennemi du long-terme, cela veut dire que les deux s’opposent dans une forme de tragédie des horizons. Comme si le court-terme n’aimait pas voire contredisait le long-terme. Ainsi, la présence de ce terme pose un premier enjeu sur la possibilité de réaliser une action à court-terme ne contrevenant pas à un objectif de plus long-terme. Dans le cadre du sujet, il est ainsi possible de s’interroger sur la potentielle contradiction entre l’action/objectif de court-terme et l’action/objectif généralement de long-terme des agents économiques pris dans leur ensemble (entreprise, État, société).
Problématique : Peut-on affirmer que toute action réalisée dans un objectif de court-terme s’oppose par nature aux objectifs de long-terme des agents économiques ? Ne peut-on pas envisager une réconciliation entre des actions de court-terme notamment et des objectifs de long-terme ?
Plan : Si le court-terme ne semble pas l’ennemi du long-terme en cela qu’il le précède et s’inscrit dans une continuité forte avec ce dernier (I), il s’avère toutefois que l’action à court-terme entrave les bonnes performances économiques et environnementales de long-terme quel que soit le type d’acteur retenu (II), Ainsi certaines réformes sont à mettre en œuvre aujourd’hui afin d’empêcher cette opposition contre-productive entre court-terme et long-terme (III).
I/ Si le court-terme ne semble pas l’ennemi du long-terme en cela qui le précède et s’inscrit dans une continuité forte :
A/ Dans une vision microéconomique de l’entreprise, le court-terme et le long-terme ne s’opposent pas mais se complètent en faisant référence à des horizons différents mais d’objectifs communs :
- Dans une vision long-terme, on est dans le cadre de facteurs de production qui sont variables, ce qui permet de s’inscrire dans un modèle d’optimum du producteur théorisé notamment par Walras dans « Éléments d’économie politique pure » (1874). Dans cet équilibre, il est visé une maximisation de la production sous contrainte technique du producteur (égalisation de la pente de l’isoquante et de la droite d’isocoût). Objectif du productif : maximiser son output en minimisant ses inputs. L’entreprise est une boite noire cherchant à maximiser son profit.
- Dans une vision court-terme, il n’est juste pas possible de modifier les deux facteurs de production (période trop courte pour produire de nouvelles machines par exemple). On peut parler d’un équilibre du producteur à travers des fonctions de coûts avec Marshall dans « Principes d’économie politique » (1890). Ici, on peut représenter un graphique de microéconomie en CPP avec un prix (recette marginale = recette moyenne constante) constant et un coût marginal croissant. Le producteur cherche à maximiser son profit via la condition Rm = Cm (à redémontrer en dérivant l’équation de profit). L’objectif demeure bien le même que dans le premier modèle : maximiser le profit mais sous une forme différente car le court-terme et long-terme ne sont pas similaires. Les deux visions ne s’opposent pas, elles se complètent.
B/ Dans une vision davantage macroéconomique, le court-terme n’est pas l’ennemi du long-terme car la mise en place de politiques conjoncturelles pour sortir de crises permet d’éviter des phénomènes négatifs pour la croissance potentielle :
- John Maynard Keynes, « A tract on monetary reform » (1923) : « Le long terme est une mauvaise référence pour les affaires courantes. À long terme, nous serons tous morts. Les économistes ne se fatiguent pas beaucoup et ils ne servent pas à grand-chose si tout ce qu’ils peuvent dire lorsqu’il y a une période orageuse, c’est que la mer sera calme lorsque la tempête sera passée ». Peu pertinent de raisonner en isolant le long-terme, par rapport au court-terme. S’il n’y a pas d’action aujourd’hui dans des cas de dépressions économiques, alors demain tout le monde sera en difficulté.
- Sans action budgétaire et monétaire pour sortir de crise, le chômage se développe via des anticipations de demande très pessimistes. Or ce chômage peut se transformer en chômage structurel diminuant la croissance potentielle selon Blanchard et L. Summers, « Hysteresis and the european unemployment problem » (1986)
- D’ailleurs, les pays qui agissent le plus à court-terme lorsqu’ils connaissent une crise sont aussi ceux qui en sortent le plus rapidement et retrouvent des taux de croissance plus élevé sur le moyen/long-terme comme le démontre Tooze dans « Crashed » (2018) : « les études économétriques concluent que la relance Obama a eu des effets nettement positifs sur l’économie américaine. (…) 1,6 millions d’emplois sont créés chaque année pendant quatre ans»… Malgré la taille de l’économie de l’UE, la réaction budgétaire de l’Europe à la crise est dérisoire. (…) La seule relance budgétaire occidentale qui pèse réellement dans la balance est celle lancée par les États-Unis ».
- Graphique : Modèle IS-LM de Hicks (1937) avec illustration du plan Obama.
C/ En outre, le court-terme n’est pas l’ennemi du long-terme car en agissant aujourd’hui contre certains phénomènes macro, on évite de mettre en danger notre croissance future :
- Des agents parfaitement rationnels devraient comprendre que l’action à court-terme est primordial pour assurer une prospérité globale à long-terme. En effet, agir aujourd’hui notamment pour la transition écologique permettra d’éviter un effondrement subi théorisé dès le rapport Meadows de 1972. Agir maintenant permettrait ainsi de rapidement décarboner les modes de production et de garantir le niveau de vie des générations futures. C’est cette idée que Stern défend en 2006 via le « rapport Stern » en proposant un taux d’actualisation sociale très faible de 1 à 1,5%. Le court-terme ne doit pas être l’ennemi du long-terme car agir à court-terme est la condition pour connaître le long-terme.
- Ceci est défendu plus récemment par le lauréat du meilleur jeune économiste 2026 Adrien Bilal. Son étude avec Känzig « The macroeconomic impact of climate change : global vs local temperature » (2024) montre que l’action actuelle pour le climat est déjà rentable tant l’inaction coûterait chère aux sociétés dans le futur : « Notre seconde analyse est prospective : elle évalue les conséquences d’un réchauffement de 2 °C supplémentaires à l’horizon 2100 par rapport à la température actuelle. Quelle est la perte en pouvoir d’achat en 2100 ? Les effets sont substantiels : le PIB et la consommation baissent de 50 %. Attention : ça ne veut pas nécessairement dire qu’on sera 50 % plus pauvres en 2100 par rapport à aujourd’hui, parce qu’on s’attend à ce qu’il y ait quand même de la croissance économique d’ici 2100. Cela veut juste dire qu’en 2100, on serait deux fois plus riche par rapport à ce qu’on aurait en 2100 s’il n’y avait eu de changement climatique. Cependant, nous montrons que les effets cumulés de perte de pouvoir d’achat entre aujourd’hui et 2100 sont équivalents à une perte de pouvoir d’achat de 31 % dès aujourd’hui par rapport à un scénario sans changement climatique ».
II/ Toutefois l’action à court-terme semble entraver les bonnes performances économiques et environnementales de long-terme quel que soit le type d’acteur retenu (État, entreprise, société) :
A/ Au niveau de l’entreprise, le court-terme peut être ennemi du long terme en souhaitant réaliser des profits trop importants tout de suite (shareholder Dérive) :
- Friedman, « Capitalisme et liberté » (1962) défend une vision actionnariale de la firme, l’actionnaire étant l’agent qui apporte les fonds, la firme (à travers les managers) n’a comme seul objectif de maximiser sa rémunération. Cette politique lorsqu’elle est extrême vise à maximiser le profit de court-terme sans se soucier du long-terme : pérennité de l’entreprise, capacité à investir, à recruter voire à défendre l’environnement.
- Hatchuel et B. Ségrestin, « Refonder l’entreprise » (2012) : Il existe la dérive de la shareholder value/governance Le court-terme prend le pas sur le long-terme.
- Exemple : Entre 2011 et 2020, Intel a redistribué 41 milliards de dollars de dividendes et 81 milliards de dollars sous forme de rachats d’actions. Sur la même période, ces chiffres sont deux fois moins élevés pour ses concurrents les plus proches (TSMC). Ceci a failli engendrer une perte de frontière technologique pour Intel. On pourrait aussi prendre Boeing négligeant la sécurité pour maximiser ses profits et qui le paient cher depuis les multiples accidents de la marque.
B/ Au niveau étatique, les politiques monétaires et budgétaires agissent en privilégiant le court-terme dans une logique de cycle électoral et par là fragilisent les performances économiques et financières des pays concernés :
- Du courant monétariste ( Friedman) aux théoriciens du cycle réel (Kydland & Prescott) en passant par les nouveaux classiques (R. Lucas ou J. Muth), une multitude d’économistes considèrent au contraire de J-M. Keynes que l’action conjoncturelle est inutile voire même contreproductive.
- Sur le volet monétaire: une action visant le court-terme peut être contreproductive dans la mesure où celle-ci peut fonctionner sur le très court-terme avant de voir sa validité invalidée à moyen-terme. A long-terme on se retrouve avec un taux de chômage = NAIRU mais une inflation plus forte diminuant les performances économiques. Vision de la courbe de Phillips augmentée par Friedman. On pourrait réaliser la même critique concernant les pays qui monétisent leur dépense publique afin de s’attacher un soutien populaire notamment dans les pays autoritaires (Allemagne 1923, Venezuela…). Modèle OGDG avec DG qui se déplace vers la droite et OG de court-terme se déplace vers la gauche pour retrouver l’équilibre avec OG de long-terme.
- Sur le volet budgétaire : Nordhaus, « Political business cycle » (1975) : les responsables souhaitent avant tout leur bien-être et leur réélection. Dès lors ils agissent dans cet objectif et réalisent des politiques de relance dans les périodes pré-élections (12 à 24 mois avant ce qui est considéré comme du court-terme). Ces dépenses ne sont pas nécessairement productives et viennent surtout creuser le déficit public ainsi que la dette. Cette focalisation sur un objectif de court-terme empêche de penser l’avenir et donc de couper dans les dépenses improductives. Dans une chronique publiée en 2024 et intitulée « Dette publique, une seule issue mais quand ? », E. Combe montre que la montée de la dette est inéluctable selon le courant du Public Choice (A. Alesina, W. Nordhaus…) et que la seule issue dans un pays comme la France est une crise de la dette ! Ceci est renforcé par une forme d’effet Ricardo-Barro montrant que sous anticipations rationnelles, les politiques de relance creuse le déficit public sans engendrer de hausse de la consommation et de l’investissement.
C/ Finalement, dans une perspective de société plus large on peut parler d’une tragédie des horizons forte opposant court à long-terme qui est largement visible dans la sphère environnementale :
- Le terme de tragédie des horizons peut être retrouvé chez Gollier, « Le climat après la fin du mois » (2019) et fait écho à l’idée que le court-terme est l’ennemi de l’action climatique bénéfique à long-terme. On retrouve l’idée de tragédie des communs de G. Hardin (1970) mais appliquée cette fois-ci à un horizon temporel.
- La tragédie des horizons engendre une inaction climatique forte dans la mesure où la préférence pour le présent des agents est forte (plus proche d’un taux d’actualisation à la Nordhaus de 5% environ). Ainsi, dans une perspective de cycle électoral, les pouvoirs publics ne cherchent pas à agir pour le climat car ceci est fortement impopulaire. Rappel de l’annulation de l’augmentation de la contribution climat-énergie sous E. Macron suite au mouvement des Gilets jaunes.
- Cette tragédie des horizons est renforcée par des comportements de passagers ( Olson, « logique de l’action collective », 1961) clandestins de la part de plusieurs pays au niveau mondial qui renforce la préférence pour le court-terme des agents. Nous pouvons représenter cela par un dilemme du prisonnier hérité de la théorie des jeux de J. Nash, « Non-cooperative games » (1951).
III/Des réformes sont ainsi nécessaires pour réconcilier court-terme et long-terme sur le plan des politiques publiques :
A/ Face à cette contradiction apparente, les États doivent renforcer des règles de politique monétaire et budgétaire afin que l’action à court-terme n’entrave pas l’action à long-terme et inversement (règle d’or des finances publiques) :
- En termes de finances publiques, il semble que le court-terme et le long-terme s’opposent (II-B). Il faut ainsi mettre en place des règles de politique afin d’éviter que les pouvoirs publics sacrifient le long-terme sur l’autel de la réélection. Cette position pro-règles est défendue par Kydland & Prescott dans « Rules rather than discretion ».
- Dans le cas des finances publiques, cette règle pourrait aujourd’hui prendre la forme d’une règle d’or des finances publiques proposée par Sterdyniak dans « vers une réforme des règles budgétaires européennes » (2021). Celle-ci s’exprime de la manière suivante : il faut sortir des règles budgétaires les investissements productifs d’avenir pour lesquelles g sera nécessairement supérieur à r.
- Dans le contexte actuel, cette règle aurait le mérite d’inciter les pays à ne pas sacrifier les dépenses de long-terme pour se désendetter aujourd’hui mais ce n’est pas tout. Elle permettrait aussi d’inciter les pays à diminuer leurs dépenses improductives. Certains pays dont les dettes publiques sont trop fortes devraient pratiquer une bonne austérité passant par la baisse des dépenses publiques improductives comme le préconise Alesina dans « Austerity ».
- Note : on peut aussi insister ici sur la nécessité de règles monétaires et d’indépendance des Banques Centrales…
B/ En outre, des réformes institutionnelles peuvent permettre de faire le lien entre court-terme et long-terme afin d’éviter d’opposer inutilement les deux :
- Rapport Brundtland (1987): propose une vision du développement durable compatible avec une soutenabilité faible. Il faut que le développement actuel ne mette pas en danger le développement et le sort des générations futures. Concrètement, il ne faut pas que le long-terme s’oppose au court-terme.
- Des politiques publiques compatibles avec cette vision existe et permettent de réconcilier le court-terme et le long-terme. C’est notamment le cas de la règle d’Hartwick (1977) qui propose de réconcilier court-terme et long-terme en investissant toutes les ressources tirées d’une ressource épuisable dans des ressources reproductibles (capital humain, physique, financier…).
- Cette règle inspire la création de fonds souverains (Norway Petroleum Fund, fonds souverain le plus important au niveau mondial) et de politiques permettant le réinvestissement des rentes naturelles comme au Botswana où le gouvernement dispose d’un partenariat avec les entreprises du diamant afin de financer le système éducatif.
- La réconciliation entre court-terme et long-terme ne peut donc se faire que dans des nations disposant d’institutions inclusives au sens d’Acemoglu & Robinson, « Why nations fail » (2012), ce qui permet d’éviter la captation des rentes par des agents motivés par la richesse à court-terme uniquement.
C/ Finalement, face à cette apparente contradiction, l’évaluation des politiques publiques ex-ante et ex-post doit être renforcé afin de renseigner les agents quant à l’efficacité programmée des politiques climatiques :
- Dernier point, la réconciliation du court-terme et du long-terme passera aussi par les économistes. En effet, il est coutume d’opposer en économie ce qui se voit et ce qui ne se voit pas ( Bastiat). Généralement les effets à court-terme se voient mais ceux à long-terme sont plus théoriques, ce qui implique généralement une opposition entre les deux.
- Par leur double casquette d’évaluateur et de pédagogue les économistes doivent être en capacité d’éclairer la décision publique ( Weber, « Le savant et le politique ») en expliquant à la population ces effets de long-terme cachés comme nous l’avons vu avec A. Bilal. C’est par ce levier que les économistes peuvent jouer un rôle démocratique et peuvent ainsi permettre à la population de comprendre que court-terme et long-terme ne s’opposent pas. Les rapports d’évaluation des politiques climatiques sont à cet égard cruciaux car en montrant aux populations, ce que nous gagnons collectivement à long-terme via des mesures peu couteuses à court-terme alors il est possible de transformer nos sociétés vers des sociétés plus vertueuses. Tout cela repose sur une vision peu égoïste de l’Homme qui est bien représentée par A. Smith dans « La théorie des sentiments moraux ».
- Systématiser les dispositifs d’évaluation des politiques publiques doit donc être un enjeu d’avenir pour éviter d’opposer artificiellement court et long-terme (exemple : comité d’évaluation de France 2030 porté par Jaravel).


