Définitions de géopolitique (part 2)

L’apprentissage par coeur des définitions est un travail rébarbatif et pas forcément très passionnant, mais c’est un passage obligé dans la préparation de l’épreuve de géopolitique. Dans cet article tu vas trouver les définitions essentielles sur le thème de la métropolisation, de la mondialisation, des transports et des services. 

 

Métropolisation et mondialisation 

Mondialisation : l’ensemble des processus (socio-économiques, culturels, technologiques, etc.) facilitant la mise en relation des sociétés du monde entier, ou plutôt du Monde, avec une majuscule, devenu le lieu commun à toute l’humanité. Le terme « mondialisation » s’est imposé à partir des années 1980 même s’il a été employé en France pour la première fois dès 1904. Il se distingue de la « globalisation », anglicisme qui, en français, désigne plutôt la mondialisation financière.

La mondialisation est un processus continu d’intensification et de fluidification des échanges, porté par l’essor des transports et des mobilités (populations, entreprises, etc.) et accéléré depuis les années 1970 par les systèmes contemporains de communication et de circulation de l’information. Elle tend à accentuer les phénomènes de diffusion et d’homogénéisation à travers l’espace mondial. Mais, paradoxalement, par la mise en concurrence des territoires et des sociétés qui lui sont associée, elle alimente aussi des comportements de contestation : localismes, particularismes, régionalismes, communautarismes sont ainsi revisités à la lueur de la mondialisation.

 

Pour en savoir plus sur la mondialisation : Chiffres et exemples clés au sujet de la mondialisation 

Métropolisation : désigne le processus de concentration de populations, d’activités, de valeurs dans des villes de grande taille. Les facteurs de la métropolisation sont divers : économies d’échelle et d’agglomération, avantages comparatifs, besoins d’accessibilité aux réseaux (aux échelles nationales et mondiales), etc.

Think thank : « réservoir de pensées » , organisation de droit privé et indépendante qui réunit des experts dans un domaine particulier et a pour objectif la recherche et la mise en oeuvre de solutions politiques nouvelles en exerçant une influence sur les autorités politiques. 

Gateway city : pôle urbain caractérisé par la réception et la concentration de flux (migratoires, de capitaux, internet ..).

Mégalopole : ensemble urbain composé de plusieurs agglomérations reliées entre elles par des réseaux de transports et communications, elles se caractérisent par une étendue spatiale et un poids démographique important. 

Edge cities : ensembles urbains, souvent situés au croisement des grands axes de transport, regroupant un grand nombre d’emplois et de surfaces commerciales.

Réseau : ensemble de pôles reliés entre eux par des canaux.

IDE (investissements directs à l’étranger) : mouvements internationaux de capitaux réalisés en vue de créer, développer ou maintenir une filiale à l’étranger et/ou d’exercer le contrôle (ou une influence significative) sur la gestion d’une entreprise étrangère. Ils permettent l’intégration des territoires à l’économie du monde (délocalisation).

 

Transports et services 

Service : activité ayant pour objet de fournir des produits immatériels contre paiement 

Autoroute de la mer : élément de la politique européenne de transports depuis 2004, représente une alternative maritime au transport terrestre pour relier différentes régions européennes.

Cabotage : étymologiquement, une navigation marchande de cap en cap, soit non loin du littoral et sur de courtes distances. On parle aussi de transport maritime à courte distance ou « short sea » en anglais, par opposition à la navigation au long cours ou « deep sea » sur l’Océan mondial.

Conteneurisation : désigne le fait de transporter de la marchandise par conteneur. Le véritable démarrage de la conteneurisation intervient dans les années 1960. Aujourd’hui, le parc mondial compte 11 millions de conteneurs maritimes. 

Détroits et isthmes : Un détroit est un passage étroit mettant en communication deux étendues maritimes. Certains constituent, au début du XXIe siècle, des enjeux stratégiques majeurs (détroits d’Ormuz, de Malacca par exemple) et concentrent des flux maritimes à la fois longitudinaux et transversaux : Pas de Calais, Gibraltar.

Les isthmes, passages plus ou moins étroits réunissant deux terres, sont des liaisons pour les transports terrestres, mais des obstacles pour les transports maritimes. 

Flux : écoulement, transfert, d’une certaine quantité de personnes, de véhicules, d’informations, de marchandises, transportés par un moyen de communication, par le biais d’un réseau. La différenciation spatiale engendre nécessairement des flux entre des espaces complémentaires. Mais, si les flux sont révélateurs de différenciations spatiales, ils sont aussi facteurs de leur apparition ou de leur maintien. 

Hub and spoke : terme emprunté à la mécanique : hub and spoke signifie moyeu et rayons. Le hub ou moyeu est le point vers lequel convergent les différentes lignes, assimilées à des rayons. Le réseau en hub and spoke privilégie un trafic en étoile autour d’un nœud. Par rapport au réseau totalement maillé, ce système a l’avantage de permettre des économies d’échelle dans un contexte de massification des flux.

Maritimisation, Monde maritimisé, démaritimisation : Au sens strict, la maritimisation est un processus d’accroissement des échanges internationaux par voie maritime qui s’accélère depuis les années 1970. En effet, le trafic maritime mondial est passé de 2,6 milliards de tonnes en 1970 à 10,7 milliards de tonnes en 2017 (Cnuced, 2018). Le taux de croissance du transport maritime est supérieur à celui de l’économie mondiale. L’abaissement du coût et des temps du transport maritime en sont des moteurs déterminants. 

 

Pour plus de définitions : Définition de géopolitique (part 1) 

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