Misterprepa

Optimiser ses compétences en histoire-géographie, géopolitique et culture générale

Sommaire

En prépa ECG, on se focalise souvent sur les maths, les langues et l’économie, car leurs coefficients sont élevés. Mais un autre domaine, parfois sous-estimé, peut réellement faire la différence : l’art de croiser l’histoire, la géopolitique et la culture générale. Dans cet article, on va essayer de comprendre ensemble comment construire un fil conducteur pour mieux performer en prépa.

Pourquoi croiser les matières est un atout majeur


Aux écrits :

Dans les épreuves d’HGG ou de dissertation, la capacité à enrichir son argumentation avec des références extérieures est un marqueur de copie de haut niveau. Les examinateurs apprécient voir des élèves qui croisent les matières et leurs connaissances plutôt qu’un élève trop « scolaire » qui se cantonne à une matière à la fois. Une citation philosophique bien placée dans une copie de géopolitique, ou un exemple historique utilisé dans une dissertation de culture générale, crée immédiatement un effet.


Aux oraux :

Même si l’HGG et la culture générale ne sont pas directement interrogées à l’oral dans toutes les écoles, les jurys apprécient les candidats capables de penser et d’adapter leur réflexion au sujet. Dans un entretien de motivation, faire un lien entre un sujet d’actualité, une référence géopolitique et une idée philosophique peut impressionner les jurys.

Les points communs entre HGG et culture générale

À première vue, HGG et culture générale semblent très différentes : l’une centrée sur les faits historiques, les cartes et les rapports de puissance ; l’autre sur les concepts, les auteurs et les grands notions/courants philosophiques. Pourtant, elles partagent deux dimensions essentielles :

  • L’analyse des grandes questions universelles : pouvoir, justice, liberté, guerre, progrès, identité…Des thèmes centraux qui font souvent l’affaire des concours.
  • La construction d’une argumentation structurée : problématiser, nuancer, illustrer.

Comment créer un fil conducteur entre les disciplines ?


Partir des thèmes communs

Chaque année, les sujets de concours révèlent que les grandes problématiques reviennent sous différentes formes. Par exemple, on peut citer :

  • La puissance : en géopolitique (ascension de la Chine), en histoire (colonisation et décolonisation), en culture générale (Machiavel, Nietzsche, Aron).
  • La mondialisation : en HGG (flux, territoires, interdépendances), en histoire (révolutions industrielles), en culture générale (Montesquieu, Marx, mais aussi Zygmunt Bauman et la « modernité liquide »).
  • La guerre et la paix : en géopolitique (Ukraine, Proche-Orient), en histoire (guerres mondiales, guerre froide), en culture générale (Kant, Clausewitz, Camus).

 

Entraînez-vous à repérer ces thèmes transversaux. Dès qu’un cours d’HGG ou de philo mentionne une notion, demandez-vous : « Est-ce que je peux la retrouver ailleurs ? ». Faites vous des « fiches notions » qui croisent, sur le même thème, plusieurs références provenant de différents cours.


Construire des fiches transversales

Comme on vient de l’énoncer, une astuce redoutable en prépa est de créer des fiches par notion clé. Par exemple :

  • Notion : Progrès
    • HGG : révolution industrielle, révolution numérique.
    • Histoire : Lumières, plan Marshall.
    • Culture générale : Rousseau, Hannah Arendt, Günther Anders.

Ce type de fiche vous permettra d’avoir immédiatement des références croisées en situation de concours.

 

Lire plus : Réviser sans en avoir l’air 


Lire intelligemment

Soyons honnête, vous n’avez pas le temps de lire 30 ouvrages par an. Mais vous pouvez cibler quelques lectures pluridisciplinaires. En voici quelques exemples qui me viennent en tête.

La guerre et la paix (Tolstoï) : une fresque littéraire, historique et philosophique.

La démocratie en Amérique (Tocqueville) : politique, histoire, sociologie.

Le choc des civilisations (Huntington) : un classique de géopolitique avec une dimension culturelle.


Suivre l’actualité avec un œil critique

Un article du Monde diplomatique ou de Courrier international peut enrichir à la fois votre vision géopolitique et votre réflexion culturelle.

Les pièges à éviter

Malgré tous ces conseils, il faut rester prudents pour ne pas tomber dans certains pièges.

Le premier étant d’accumuler sans relier. C’est-à-dire d’apprendre par cœur des références sans les connecter. Ce qui impressionne, c’est la capacité à tisser des liens entre les matières et les connaissances.

La seconde erreur est de multiplier les citations inutiles. Mieux vaut deux références bien intégrées que pléthore de citations mal articulées.

Enfin, veiller à ne pas vous disperser. Il est inutile de vouloir tout lire, vous ne pourrez pas. Mieux vaut travailler quelques grands thèmes en profondeur et bien les maitriser.

Exemple concret d’un sujet transversal

 « La puissance est-elle toujours synonyme de domination ? »

  • HGG : la Chine comme puissance émergente, soft power américain, Union européenne.
  • Histoire : colonisation, guerre froide, plan Marshall.
  • Culture générale : Machiavel (le pouvoir), Hannah Arendt (le pouvoir comme action collective), Joseph Nye (soft power).

 

Lire plus : Rôle de l’IA dans les compétences futures des étudiants 

 

La prépa n’est pas une simple juxtaposition de matières cloisonnées. Votre objectif (qui n’est pas des moindres) est de transformer vos cours en un réseau d’idées connectées, pour gagner en profondeur, en efficacité et en singularité.

Newsletter
Image de Camille Huentz
Camille Huentz