L’épreuve d’italien LV1 ELVI 2025 du concours BCE est un exercice exigeant, qui combine compétences linguistiques, capacité d’analyse et argumentation. Elle ne se limite pas à la compréhension d’un texte, mais évalue la capacité du candidat à développer un raisonnement clair et pertinent en italien.
Mister Prépa met à disposition une analyse complète du sujet tombé cette année, destinée à éclairer les enjeux de l’épreuve et à accompagner les préparationnaires dans leur progression.
Rappel des coefficients de l’épreuve LV1 ELVI d’italien au concours BCE 2025 :
- Audencia : coefficient 4 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- Brest Business School : coefficient 5 (ECG), coefficient 2 (ECT)
- BSB : coefficient 7 (ECG), coefficient 4 (ECT)
- Clermont School of Business : coefficient 6 (ECG), coefficient 2 (ECT)
- EDHEC Business School : coefficient 5 (ECG), coefficient 4 (ECT)
- emlyon business school : coefficient 4 (ECG), coefficient 4 (ECT)
- ESCP Business School : coefficient 4 (ECG), coefficient 5 (ECT)
- ESSEC Business School : coefficient 4 (ECG), coefficient 4 (ECT)
- Excelia Business School : coefficient 4 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- Grenoble École de Management : coefficient 5 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- HEC Paris : coefficient 4 (ECG), coefficient 4 (ECT)
- ICN Business School : coefficient 4 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- INSEEC Grande École : coefficient 7 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- Institut Mines-Télécom Business School : coefficient 6 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- ISC Paris Grande École : coefficient 8 (ECG), coefficient 4 (ECT)
- SCBS : coefficient 8 (ECG), coefficient 3 (ECT)
- SKEMA Business School : coefficient 6 (ECG), coefficient 2 (ECT)
- TBS Education : coefficient 6 (ECG), coefficient 3 (ECT)
Dans un concours aussi sélectif que la BCE, un bon score en LV1 peut avoir un impact important sur le classement final. Comprendre les attentes de cette épreuve est donc essentiel pour maximiser ses performances.
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L’analyse du sujet d’italien LV1 ELVI 2025
Cette année le sujet de LV1 aborde un débat national qui est celui de l’autonomie différenciée des régions. Sujet peu commun qui pouvait permettre aux candidats ayant une bonne connaissance de la civilisation italienne de se démarquer.
On rappelle que pour cette épreuve il est avant tout primordial de respecter le format de chaque exercice. Il est préférable de commencer par la synthèse qui vous permettra d’analyser le sujet avant d’écrire l’essai.
Résumé analytique comparatif
Cet exercice se base sur 2 textes qu’il faut analyser et comparer en étant le plus clair possible. Attention surtout à être dans le nombre de mots requis car cela peut coûter très cher. Il est également recommandé d’utiliser des connecteurs afin de guider le correcteur et ainsi de marquer les nuances : opposition, complémentarité, accord entre les deux textes etc.
Liste de connecteurs utiles : In opposizione, mentre, nella stessa idea, nonostante, in effetti, anche se, innanzitutto etc.
L’introduction doit être très brève. Amorcer le sujet et présenter succinctement les deux articles avant de poser la problématique suffit. Ici le choix des documents est particulier puisqu’on a un extrait d’une interview et un manifeste. Il est recommandé de garder un maximum de mots pour le développement.
Pour ce sujet on pouvait poser comme question par exemple : In che modo l’automonia differenziata sia un’opportunità ?
I. Qu’est-ce que l’autonomie différenciée ?
Avant de parler des effets de l’autonomie différenciée, on peut commencer par expliquer ce que c’est et comment celle-ci est mise en place.
Doc 1 : le premier document se focalise sur l’aspect juridique de l’autonomia differenziata. Il reprend l’historique de ce projet, soutenu en particulier par le parti politique la Lega. La question n’est pas récente, des points essentiels appelés « i livelli essenziali delle prestazioni », censés garantir les droits des citoyens sur tout le territoire national, avait déjà été énoncés. C’est ensuite en 2022 qu’une nouvelle loi avait été promulguée pour étendre la marge de manœuvre des régions.
Doc 2 : le document 2 est très clairement contre l’autonomie différenciée. Cela permettrait aux régions d’avoir un pouvoir décisionnel sur des thèmes très variés comme l’éducation, en modulant le programme scolaire, la santé, les lois environnementales, la question de l’énergie ou encore la culture et le tourisme
II. L’autonomie différenciée, est-ce vraiment une opportunité pour tous ?
Sur cette question les deux documents divergent très clairement. Il est donc intéressant de les faire dialoguer en utilisant les connecteurs logiques pour montrer les deux points de vue.
Doc 1 : Sabino Cassese considère que l’autonomie différenciée contribue à l’unité du pays et non à sa fragmentation. Les régions du Sud, plus pauvres peuvent également en profiter puisque les domaines d’intervention ne sont pas fixés mais choisis par les autorités régionales elles-mêmes. Chaque région peut donc tirer partie de ce système. De plus, l’autonomie différenciée est un projet de longue date qui, celui lui, fait partie intégrante de l’histoire italienne. Cela est d’ailleurs encadré par i livelli essenziali delle prestazioni et le gouvernement central garde le contrôle. Il faut cependant s’assurer que chaque région est en capacité d’administrer son territoire.
Doc 2 : l’autonomie différenciée signe la fin de l’unité de l’Italie et participe à créer un pays d’autant plus rongé par les inégalités. Les régions du Sud sont celles qui vont le plus souffrir de ce système et les inégalités inter-régionales vont également être renforcées. C’est une menace directe au principe d’égalité des chances prévu dans la Constitution italienne selon eux. Ce système mènerait à une plus grande privatisation et à des actions unilatérales quand certains défis comme la crise environnementale, doivent être affrontés collectivement.
III. Quel effet sur la démocratie ?
Là encore les deux documents sont en désaccord.
Doc 1 : le document 1 souligne tout d’abord que le projet fait suite à un référendum ayant eu lieu en 2001. De plus, cela permettrait d’être plus proche des aspirations des citoyens car les décisions seraient locales. Sabino Cassese rappelle également que le régime centralisé n’a pas été synonyme de plus démocratique car il a mené à un gouvernement autoritaire.
Doc 2 : c’est une atteinte directe à la démocratie et à la liberté en divisant le peuple italien. La fragmentation du pays en 20 régions indépendantes réduira le pouvoir des citoyens.
Thème
- Nombreuses promesses : numerosi promesse
- Elle s’était notamment engagée auprès de deux partis de la coalition : si erà in particolare impegnata nei confronti di due partiti della coalizione
- Satisfaire leur électorat : soddisfare il loro elettorato
- Le gouvernement a donc lancé un projet de réformes : Quindi il governo ha avviato un bozzo di riforme
- Une modification: una modifica
- Système de décentralisation: sistema di decentralizzazione
- À mi-chemin entre un système régional et fédéral : ici on peut remplacer la figure de style par : è tra un sistema regionale e federale ou è a metà strada
- Tout en laissant la possibilité : mentre lasciando la possibilità
- Jusqu’à présent : fino ad oggi
- Un genre d’autonomie: un tipo di autonomia
- Changer le panel de ses compétences : cambiare il pannello delle proprie competenze
- Etre gérés régionalement : essere gestiti a livello regionale
Essai
Quali possono essere, secondo voi, le opportunità – ma anche i rischi – di un progetto come quello dell’autonomia differenziata per un paese come l’Italia?
L’essai doit être personnel et donc contenir des références à la civilisation italienne ainsi que vos propres opinions. Il ne faut cependant pas oublier de mentionner chaque élément du dossier de manière pertinente pour faire avancer ou illustrer vos propos.
On pouvait ici soit faire un plan en 2 parties soit, en fonction de votre position majeure diviser la partie pour ou la partie contre en 2.
Pour ce qui est des opportunités, l’autonomie différenciée peut permettre aux régions d’avoir une meilleure réactivité en cas d’urgence, de catastrophe naturelle etc. Cela peut également permettre d’avoir des services et des règlementations plus adaptées aux besoins locaux. Chaque région pourra alors maximiser ses atouts en mettant en passant des lois qui les avantagent (doc 1). Les initiatives locales pourront également être valorisées et accélérées comme par exemple la ville de Caparonni en Toscane qui est devenu un modèle de gestion des déchets localement grâce à la mise en place d’un système tri suivi par les habitants qui permet de recycler 88% des déchets.
Par ailleurs, on peut avancer le fait que déjà plusieurs régions bénéficient d’un statut autonome et que cela ne semble pas nuire à la cohésion nationale (doc 4).
Cependant, un tel projet comporte également des risques. On peut ici s’appuyer sur le document 2 en reprenant les arguments mentionnés. L’autonomie différenciée pourrait renforcer le traditionnel divario Nord-Sud.
En effet, les régions du Sud sont beaucoup moins développées que celles du Nord qui attirent la majorité des capitaux dans le triangle industriel que forment Milan, Turin et Gênes. L’agriculture étant nettement moins intensive dans le Sud, on constate donc de fortes disparités économiques entre le Nord et le Sud de l’Italie. L’autonomie différenciée pourrait renforcer ces inégalités puisque les régions pourraient garder localement les revenus et les impôts. C’est aussi le principe d’accès égal à la santé qui est menacé (doc 3). Les règlementations sanitaires pourraient également varier considérablement entre les régions, le Président de la région Vénétie, Luca Zaia, a par exemple avancé l’idée d’une loi sur le suicide assisté qui n’est pas partagée sur tout le territoire.
Par ailleurs, la compétition entre les régions pour attirer des capitaux par exemple pourrait être renforcée, ce qui pourrait fragiliser l’économie du pays. La division politique entre les régions serait également accentuée. Comme le montre justement le document 4, ce sont majoritairement les régions du Nord (Lombardie, Vénétie, Piémont) qui souhaitent obtenir une plus grande autonomie, en continuité avec la politique du parti la Lega, auparavant la Lega Nord d’Umberto Bossi.










