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Les langues rares en prépa : intérêt, défis et stratégies

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Quand on pense à la prépa ECG ou ECS/ECT, on imagine souvent les maths, l’ESH, la géopolitique… et les incontournables LV1/LV2 (anglais, espagnol, allemand). Mais il existe aussi les langues rares, souvent oubliées, elles représentent un vrai atout aux concours. Arabe, chinois, russe, portugais, italien, japonais sont autant d’exemples… Ces langues offrent une opportunité de se démarquer aux concours, mais elles s’accompagnent aussi de défis particuliers. Le plus important est de bien transformer cette singularité en atout. Apprenons à le faire ensemble dans cet article !

 

Pourquoi choisir une langue rare en prépa ?


Un avantage stratégique aux concours

Aux concours des écoles de commerce, les langues représentent des coefficients non négligeables, et la différence entre deux candidats peut parfois se jouer à ce niveau. Or, les langues rares présentent une particularité : la barre de difficulté est la même pour tous, mais le nombre de candidats est beaucoup plus faible. Les correcteurs sont donc souvent plus indulgents et les écarts de notes peuvent être plus marqués.

Qu’est ce que ça signifie concrètement ? Eh bien qu’un 13 en chinois ou en arabe vaut parfois plus qu’un 13 en espagnol, car la concurrence est bien moins nombreuse.


Se démarquer dans son dossier et en entretien

Choisir une langue rare envoie aussi un signal fort pour les écoles : curiosité, ouverture culturelle, capacité à sortir des sentiers battus. En entretien de motivation, cela peut être constituer un véritable sujet de discussion et laisser place à quelques questions. Belle surprise non ?

Les défis des langues rares

Si pratiquer une langue rare a beaucoup d’avantages, il ne faut pas non plus occulter le travail que cela représente. Car oui… C’est comme tout, pour performer, il faut travailler.


Moins de ressources pédagogiques

Contrairement à l’anglais ou à l’espagnol, où manuels, annales corrigées et contenus en ligne abondent, les langues rares offrent peu de supports accessibles. Trouver un bon dictionnaire, une grammaire complète ou un manuel adapté au concours est compliqué.


Moins de professeurs spécialisés

Selon la prépa et la langue choisie, il se peut que vous n’ayez pas de cours réguliers, qu’ils soient assurés par un professeur non natif ou qu’ils soient dispensés dans un autre établissement. Certains étudiants se retrouvent à travailler leur LV3 quasiment en autonomie tout au long de l’année, ce qui n’est évidemment pas facile : il faut rester motivé, réussir à s’auto corriger et à s’améliorer.

 

Faut-il absolument avoir commencé la langue rare avant pour s’y mettre en prépa?

Pas nécessairement, mais c’est un atout.

  • Si vous avez déjà étudié la langue au lycée ou en option, vous partez avec une base.
  • Si vous commencez en prépa, soyez conscient que le niveau requis reste exigeant et qu’il faudra fournir un travail régulier pour atteindre le niveau concours et pour s’améliorer rapidement.

Choisir une langue rare sans aucune base peut donc être une stratégie gagnante… mais uniquement si vous êtes motivé et prêt à travailler avec constance.

 

Lire plus : Grec ancien, comment le travailler pour les concours ? 

Comment progresser rapidement ?


Exploiter les ressources numériques

Heureusement, Internet compense le manque de manuels pour les langues rares. Les podcasts, vidéos YouTube, applis comme LingQ, Duolingo, Anki, Memrise sont des bons moyens d’enrichir son vocabulaire et son oreille. Les films et séries en VO (sous-titrés dans la langue cible) sont particulièrement efficaces pour s’immerger.


Miser sur le vocabulaire ciblé concours

Les sujets de LV2/LV3 tournent souvent autour de thèmes classiques : économie, société, politique, culture générale. Apprendre le vocabulaire utile pour l’argumentation écrite et orale est bien plus rentable que de se perdre dans des mots ultra-spécialisés. Faites vous des listes de vocabulaire par thème et apprenez les par cœur pour les concours !


Travailler régulièrement

C’est selon moi le conseil le plus important pour performer en langues rares (ainsi que dans toutes les autres matières évidemment). L’apprentissage d’une langue rare demande de la constance. Mieux vaut 15 minutes quotidiennes de vocabulaire ou d’écoute active que 3 heures intensives une fois par mois.

Aux concours : comment maximiser ses chances ?


Bien gérer l’écrit

Aux épreuves écrites, le plus important est d’éviter les fautes de base. Corrigez tout ce qui est corrigeable. Et surtout, assurez vous de ne jamais faire 2 fois la même erreur (de grammaire, d’orthographe, de syntaxe, de conjugaison…). Les correcteurs valorisent la clarté, la correction grammaticale et la richesse du vocabulaire plus que la complexité des idées. Une copie simple, claire et sans grosses erreurs vaut souvent mieux qu’une copie ambitieuse mais truffée de maladresses et d’erreurs.


Briller à l’oral

À l’oral, la rareté de la langue joue pleinement en votre faveur. Les jurys apprécient les candidats capables de communiquer, même avec un niveau imparfait. Montrer de la spontanéité, savoir improviser et réagir aux questions est plus valorisé que de chercher la perfection aux oraux.

 

Jouer la carte culturelle

Avec une langue rare, l’aspect culturel est plus qu’important. Quelques références sur l’histoire, la littérature ou la géopolitique du pays lié à la langue peuvent vraiment impressionner au concours.

Stratégie gagnante : langue rare en LV3 ou LV2 ?

LV2 langue rare : un choix audacieux mais exigeant. Il peut payer si vous avez déjà un bon niveau au départ. Ne vous engagez surtout pas dedans si vous êtes débutants.

LV3 langue rare : souvent la meilleure option pour se distinguer sans trop de risques. Les coefficients restent modestes, mais un bon score peut faire la différence dans le classement final.

Attention, si vous aimez la langue, foncez. Mais si vous la choisissez uniquement par stratégie mais sans intérêt personnel, cela risque de devenir une corvée et vous ne serez pas performants.

 

Lire plus : Auteurs latins, comment les ficher plus facilement ? 

 

Choisir une langue rare en prépa est un pari qui peut rapporter beaucoup.

L’essentiel est de rester cohérent et régulier. Une langue rare n’est pas un « bonus facile », mais un investissement à long terme qui peut largement rapporter aux concours. Et au-delà des notes, vous repartez avec un bagage culturel et linguistique précieux pour votre avenir académique et professionnel.

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Camille Huentz