Si on m’avait dit il y a un an que je serais à HEC grâce à la culture générale et en train d’écrire cet article, j’aurais sûrement bien ri tant j’étais mauvais en philosophie, tant je ne comprenais rien à la matière.
Mais c’est ce qui s’est passé : plafonnant à 7/8 en culture générale pendant mes deux ans de classe prépa, c’est finalement cette matière qui m’a permis de décrocher HEC, avec un 18/20 coefficient 6 en mathématiques appliquées.
Pourtant, je suis allé aux concours avec un seul objectif en tête en culture générale : limiter la casse, tout faire pour obtenir un 11, car je savais que je ne pouvais pas compter dessus. Mais j’ai réalisé ce que je ne pensais être pas capable de faire.
Alors, dans cet article, je vais te dévoiler mes méthodes et conseils de travail qui m’ont permis d’exploser en culture générale au concours.
Lire plus : Une copie de culture générale notée 18/20 au concours Ecricome !
Ne lâchez jamais la culture générale, surtout quand le travail ne paie pas
Pour commencer, je pense que le plus difficile en culture générale est que le travail ne paie que rarement de manière immédiate, contrairement aux mathématiques. Je suis moi-même passé par là : je travaillais la culture générale 1h30 tous les jours, mais les résultats ne venaient pas. J’avais l’impression de m’améliorer, mais mes notes stagnaient. Je pensais avoir masterclass le dernier concours blanc de philosophie pour finalement m’en sortir avec un 8…
Bref, je suis parti aux concours avec l’idée que j’aurais très sûrement une sale note en culture générale. Mais je ne me suis pas laissé abattre pour autant : la culture générale est une matière indispensable en prépa ECG, que vous soyez en maths approfondies ou en mathématiques appliquées. Il est difficile de prétendre à une parisienne en faisant l’impasse dessus.
Alors, je me suis dit qu’il me restait trois semaines de révision pour, une dernière fois, tout donner, au moins pour ne pas avoir de regrets quand je verrai ma minable note sur le site de la BCE.
Et puis le travail a payé, au moment le plus opportun. Si les mauvaises notes démoralisent, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit uniquement d’un concours : ce qui compte, ce n’est pas d’être major de ta classe en culture générale pendant deux ans, mais bien de décrocher la meilleure note possible le jour J.
Apprenez des choses qui vous plaisent
Je pense qu’il s’agit ici de mon plus grand conseil : la culture générale est une matière « libre », donc fais ce qu’il te plait !
Pendant deux ans, je me suis efforcé d’apprendre des références philosophiques que je ne comprenais pas du tout. Pire encore, je ne savais pas les mobiliser pendant mes devoirs surveillés et cela se reflétait dans mes notes.
Alors peu avant les révisions, j’ai décidé de changer ma tactique d’approche : je ne vais plus apprendre que des choses que je trouve intéressantes et qui me plaisent.
J’ai donc grandement délaissé la partie philosophique pour me consacrer davantage aux lettres, à l’art ou au cinéma, qui me plaisent davantage et que je trouvais beaucoup plus concrets à utiliser en dissertation. Et s’il faut tout de même montrer une certaine connaissance philosophique en dissertation (j’ai personnellement mobilisé uniquement 3 philosophes dans ma dissertation à HEC sur le sujet « Sauver les images »), cela reste une épreuve de culture générale : les rapports de jury (que je vous invite vraiment à consulter) eux-mêmes soulignent l’importance de mobiliser sa propre culture générale et pas des pavés appris bêtement par cœur.
Lire plus : Rapport de jury CG 2024
Je vous invite donc à puiser dans ce que vous connaissez déjà et qui pourrait s’avérer utile pour le thème de votre concours et à vous constituer un panier de références précises qui vous plaisent, car une référence qui plait est une référence que l’on appréciera travailler et que l’on aura beaucoup d’aisance à remobiliser et, qui plus est, sera sûrement beaucoup plus originale et différenciante que Kant ou Platon (mais assurez-vous quand même de maitriser certains basiques).
Faites beaucoup de sujets pour comprendre ce qu’est une dissertation de culture générale
La dissertation de culture générale est un exercice à part entière : il ne s’agit pas d’une dissertation d’ESH ou d’HGG, mais d’un exercice de réflexion et de progression argumentative. Cela peut paraître abstrait, mais c’est indispensable pour espérer avoir une note décente en culture générale.
En clair, il faut :
que vos trois parties s’enchaînent de manière logique ;
que vos sous-parties soient elles-mêmes une progression d’idées cohérente ;
et enfin, que votre troisième partie propose un vrai aboutissement de votre pensée, sans contourner le sujet ni paraphraser ce qui a déjà été dit.
Mais cette troisième partie est toujours difficile à trouver. En cas de panne complète, vous pouvez penser aux conditions d’un sujet (par exemple, sur « Sauver les images », une partie pourrait s’interroger : à quelles conditions faudrait-il sauver les images ?) ou aux implications sociales et humaines du sujet (c’est ce que j’ai fait le jour J : ma troisième partie démontrait que sauver les images, c’est se sauver soi-même, car l’homme a besoin d’images pour vivre, etc.).
C’est à force de vous entraîner (je faisais deux sujets de CG par semaine) que vous deviendrez maîtres dans l’art d’élaborer des plans : une fois que vous avez votre structure, il suffit de la remplir avec des sous-parties dans un ordre logique (du plus général au plus précis/abstrait).
Enfin, n’hésitez pas à tordre le sujet dans tous les sens : plus il y a de pistes possibles, mieux c’est (par exemple, sur « Sauver les images » : pourquoi les sauver ? Méritent-elles d’être sauvées ? De qui faut-il les sauver ? Méritent-elles toutes d’être sauvées ? Comment les sauver ?).
Conclusion
Obtenir une bonne note en culture générale est loin d’être inatteignable. Au contraire, c’est bien cette matière qui pourra te permettre de décrocher l’école de tes rêves. Alors ne lâche rien : apprends des choses qui te font plaisir et te stimulent, entraîne-toi, et les résultats viendront avec le temps.










