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L’Autriche et sa politique énergétique

Sommaire

L’Autriche dispose d’une politique énergétique et environnementale avant-gardiste. Son mix énergétique repose en grande partie sur les énergies renouvelables. Comparons ainsi son modèle avec celui de l’Allemagne.

La politique environnementale et énergétique en Autriche

La politique énergétique de l’Autriche

L’Autriche n’exploite pas une seule centrale nucléaire. Dans aucun autre pays de l’UE, le consensus en faveur du rejet de l’énergie nucléaire n’est aussi clair qu’en Autriche. La seule centrale nucléaire construite à Zwentendorf n’est pas entrée en service après un référendum négatif en 1978. Les énergies renouvelables couvrent 79 % des besoins énergétiques :

  • L’hydroélectricité (57 %, même si cette part est en constante diminution)
  • L’éolien (10%)
  • Le photovoltaïque (3%)

 

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D’ici 2030, l’électricité devra être verte. L’Autriche veut être neutre sur le plan climatique d’ici 2040. L’Autriche de l’Ouest est actuellement à la traîne en matière d’énergie éolienne. La transition énergétique accuse un retard considérable. Dans le Vorarlberg, le Tyrol et Salzbourg en particulier, seule une fraction des éoliennes nécessaires à la neutralité climatique est installée.

En Styrie, il y a des éoliennes à une hauteur de 2000 mètres. Elles constituent une réalisation pionnière pour le pays. Elles couvrent la demande énergétique régionale, notamment en hiver. L’énergie éolienne constitue donc une source d’énergie alternative adaptée aux combustibles fossiles. En tant que source d’énergie de transition, le gaz couvre une part relativement faible mais essentielle de la demande en électricité. Les politiciens sont sous pression pour rechercher des alternatives, par exemple, le biogaz domestique.


Le cas du glyphosate

L’Autriche est considérée comme un pionnier dans la lutte contre le glyphosate. En 2016 déjà, le Land de Carinthie souhaitait interdire le glyphosate, mais l’UE l’en a empêché par voie juridique. L’UE n’a donné son feu vert qu’à la mi-août 2020. L’interdiction du glyphosate s’applique dans toute l’Autriche.

 

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La politique énergétique allemande comparée avec la politique énergétique de l’Autriche

La loi sur les énergies renouvelables (EGG) est en vigueur depuis le 1er janvier 2012. La part de l’énergie solaire, éolienne, etc. dans la production d’électricité doit être augmentée à 40-45 % d’ici 2025 et à 55-60 % d’ici 2035. D’ici 2050, les énergies renouvelables devraient représenter au moins 80 % de l’approvisionnement en électricité. Ainsi, les combustibles fossiles ne doivent couvrir qu’un maximum de 20 % du mix énergétique.

Un regard sur l’évolution des dernières années montre que la part de l’énergie éolienne et hydraulique, du photovoltaïque et de la biomasse a considérablement augmenté. En 2023, cette proportion dépasse 59 %, soit plus de 10 points que l’année précédente (près de 49 %). Par rapport à 2019 avant la pandémie de Corona, cela représente une augmentation d’environ 13 points. L’énergie éolienne en particulier a augmenté, représentant 32% de la production d’électricité. Elle reste la source d’énergie la plus importante (en 2022, la part était de 25,2 %). La deuxième source d’électricité la plus importante reste le lignite avec 18% (//21,7 % en 2022). Le recul spectaculaire de l’énergie nucléaire est particulièrement frappant. En 2019, ce producteur d’énergie, très controversé en Allemagne, représentait 10,5 %. Aujourd’hui, il ne représente plus que 1,6 % de la production d’énergie.

Selon le gouvernement fédéral, 230 000 nouveaux emplois seront créés dans le secteur des énergies renouvelables d’ici 2050. Cependant, le secteur est encore fortement subventionné par l’État. Cependant, la conversion de l’approvisionnement énergétique aux énergies renouvelables est considérée d’un œil critique par de nombreux citoyens. L’image de la ville et du paysage change avec l’extension du réseau électrique et des « lignes électriques », par lesquelles l’énergie propre est transportée des parcs éoliens de la mer du Nord vers les sites industriels du sud.

 

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Les directives de l’UE sur la politique énergétique

Depuis le 1er janvier 2023, les investissements dans les centrales à gaz et nucléaires peuvent être qualifiés de verts. La taxonomie de l’UE vise à encourager les citoyens à investir dans des technologies respectueuses du climat. La France, qui dépend à 70 % de l’énergie nucléaire, avait fait pression pour que cette dernière y intègre le nucléaire, ce qui avait rencontré une résistance massive en Allemagne. En matière de gaz, les positions du SPD, des Verts et du FDP divergent légèrement. Cependant, les trois partenaires considèrent que les centrales à gaz sont indispensables comme technologie de transition. En effet, le gaz reste nécessaire pour s’éloigner du charbon, qui est toujours nocif pour le climat. Mais la guerre entre la Russie et l’Ukraine a clairement démontré la dépendance de l’Allemagne et de l’Autriche au gaz russe et sa nécessité pour trouver des alternatives.

Les écologistes critiquent vivement cette classification, craignant qu’elle constitue un « greenwashing » de l’énergie nucléaire et du gaz naturel. Greenpeace, BUND, WWF et d’autres ont déposé une plainte contre cette taxonomie auprès de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en avril 2023.

 

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Emma Parthenay