La dissertation de Culture Générale constitue une épreuve majeure des concours BCE. Pour l’année 2026, les préparationnaires travailleront autour du thème central : le verbe « Juger ». Dans une vidéo, Tom Jacques, professeur de Culture Générale chez MyPrepa, propose une analyse du thème et donne ses meilleurs conseils pour réussir l’épreuve. Voici ce qu’il faut en retenir, ainsi qu’un éclairage sur les enjeux philosophiques de ce thème.
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« Juger » : Un thème transversal, riche mais piégeux
Le thème « Juger » est d’une grande richesse, car il traverse plusieurs champs : juridique, éthique, politique, artistique, religieux… Cela ouvre un large éventail de problématisations. Toutefois, c’est justement cette transversalité qui en fait un piège potentiel. Les candidats doivent résister à la tentation de l’inventaire ou de la simple typologie, et problématiser le thème en profondeur, à partir de son cœur conceptuel.
Ce qui distingue ce thème, c’est que « juger » est un verbe, ce qui implique une action, un processus et non un concept figé. Il ne suffit donc pas de parler du jugement (au sens abstrait), mais de penser l’acte même de juger, dans sa dynamique, ses tensions internes et ses implications.
Penser le verbe « juger » de l’intérieur : Une réflexion en trois axes
Pour bien aborder le thème 2026, il est essentiel de penser le verbe « juger » de l’intérieur, c’est-à-dire de s’interroger non pas seulement sur les types de jugement, mais sur l’acte même de juger. Cela suppose d’analyser ce que signifie « juger quelque chose », en identifiant les trois éléments fondamentaux présents dans tout jugement : le sujet qui juge, l’objet jugé et la norme utilisée.
Le sujet du jugement, souvent incarné par la figure du juge, pose la question de sa légitimité, de sa neutralité ou encore de son autorité morale. L’objet jugé (un acte, une œuvre, un comportement, etc) est interprété selon un point de vue. Enfin, la norme sur laquelle repose le jugement, qu’elle soit explicite ou implicite, rationnelle ou irrationnelle, individuelle ou collective, interroge à la fois son origine et sa validité.
À partir de cette structure, nous pouvons dégager trois grands axes de réflexion pour problématiser le thème :
- La figure du juge : Qui a le droit de juger ? En vertu de quelle autorité ou compétence ? Est-il un acteur institutionnel (juge, professeur, expert) ou un individu ordinaire dans sa vie quotidienne ? Ces questions permettent d’aborder les enjeux éthiques et politiques liés au pouvoir de juger.
- La relation à l’objet jugé : Peut-on juger de façon objective ? Jusqu’où l’interprétation personnelle, le contexte ou les biais cognitifs influencent-ils l’acte de juger ? Cette dimension invite à une réflexion sur la subjectivité et les limites du jugement humain.
- Le rapport à la norme : Juger implique toujours un cadre de référence, mais d’où vient-il ? Est-il appris, imposé, choisi, universel ? La norme peut être confirmée par le jugement, mais aussi produite par lui, ce qui soulève la question de la légitimation des normes.
Le véritable enjeu pour le candidat est alors d’articuler cette réflexion théorique avec des exemples concrets. Un bon angle d’approfondissement consiste à distinguer les jugements qui appliquent une norme préexistante, comme dans le domaine juridique, de ceux qui produisent une norme, comme le jugement esthétique ou moral.
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Ainsi, le thème « Juger » oblige les préparationnaires à adopter une double posture : conceptuelle (penser les structures du jugement) et concrète (incarner cette pensée par des exemples et des cas précis).
Dans la vidéo disponible sur la chaîne Youtube de Mister Prépa, découvrez plus de conseils, les pièges dans lesquels ne pas tomber ou encore les astuces de Tom Jacques pour ne pas tomber dans le hors-sujet à cette épreuve.










