Les langues vivantes sont bien trop souvent laissées pour compte en prépa. Et pourtant, elles ne sont absolument pas à négliger car elles peuvent vous rapporter beaucoup de points.
Dans cet article, nous allons voir pourquoi et comment travailler les langues en prépa sans y passer des heures, mais en récoltant des résultats solides.
Gagner des points au concours facilement
Au concours, les langues sont présentes à l’écrit comme à l’oral. Beaucoup d’étudiants les négligent, pensant qu’ils n’ont pas le temps. Erreur stratégique.
Une copie moyenne en langue peut tirer vers le bas une excellente moyenne en mathématiques. À l’inverse, une bonne copie en anglais ou en espagnol peut faire gagner plusieurs places d’un coup. Et la bonne nouvelle, c’est que progresser en langue ne demande pas de longues séances quotidiennes. Quelques minutes bien ciblées, régulièrement, suffisent.
La régularité avant la quantité
La clé, c’est la constance.
Inutile de bloquer deux heures d’anglais le dimanche soir. Cela ne fonctionne pas. Le cerveau retient mieux avec de petites sessions fréquentes. Dix à quinze minutes par jour, tous les jours, suffisent à entretenir et enrichir son niveau.
L’application Anki est un allié indispensable en prépa pour réviser quotidiennement du vocabulaire ou des éléments de civi et vous aidera à structurer votre plan de révisions.
Miser sur la grammaire
Beaucoup d’étudiants se concentrent uniquement sur le vocabulaire. Or, rien ne dévalorise plus une copie qu’une grammaire fragile.
Une phrase simple mais correcte vaut mieux qu’une phrase ambitieuse mais fausse. La grammaire, c’est la structure : elle donne de la clarté et de la crédibilité à votre expression.
Prenez donc l’habitude de réviser régulièrement les bases : conjugaisons, accords, structures de phrases. Même cinq minutes de rappel chaque semaine peuvent faire une grande différence. Faire des fiches avec les erreurs fréquentes, les axes à absolument travailler peut grandement vous aider dans vos révisions.
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Construire un réservoir de vocabulaire réutilisable
Un bon vocabulaire distingue une copie moyenne d’une copie solide. Il ne s’agit pas de connaître des milliers de mots. Mais plutôt d’avoir une réserve de termes et d’expressions « prêtes à l’emploi ».
Le meilleur outil ? Les listes de vocabulaire. Pas de longues listes impossibles à apprendre. Préférez des listes thématiques courtes, liées à des sujets classiques des concours : économie, politique, écologie, éducation, société. Le but est d’avoir un réservoir de mots de vocabulaire que vous pourrez mobiliser rapidement et qui vous démarqueront dans une copie.
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Réutiliser des phrases types
Un autre secret de réussite, c’est d’avoir sous la main des phrases modèles. Des structures que vous pouvez placer dans quasiment n’importe quel essai.
Exemples :
- Pour introduire une idée : It is often argued that…
- Pour nuancer : However, it would be simplistic to say that…
- Pour conclure : In the light of these arguments, one may argue that…
Ces phrases types, apprises par cœur, vous sécurisent le jour du concours. Elles vous font gagner du temps. Elles donnent à vos copies une impression de fluidité et de maîtrise et vous permettent de faire des transitions rapides sans y réfléchir trop longtemps. Car souvent, dans ce type d’épreuves, le temps est un paramètre crucial à prendre en compte.
Lire et écouter de manière régulière
Les langues ne se résument pas aux règles et aux listes. Elles vivent à travers la lecture et l’écoute.
Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de lire The Economist en entier chaque semaine. Quelques articles courts, quelques minutes de podcast suffisent. Le but n’est pas la perfection, mais l’exposition régulière. Cela vous permettra d’une part de travailler votre compréhension de la langue tout en suivant l’actualité. Car en effet, la civilisation est primordiale et distingue une bonne copie d’une très bonne copie. Des exemples qui sortent de l’ordinaire, actuels et pertinents sont très appréciés des correcteurs.
Lire un article en anglais ou en espagnol, écouter un podcast d’actualité dans le métro, regarder une série en VO sous-titrée : c’est un bon moyen de travailler les langues tout en se relaxant.
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Préparer les oraux dès la première année
Beaucoup attendent la deuxième année pour travailler l’oral. C’est une erreur.
L’oral de langue demande une certaine aisance et de la spontanéité. Cela ne s’improvise pas. Il faut donc s’habituer tôt à parler, même de manière imparfaite. Entraînez-vous à résumer un article en quelques phrases, à exprimer une opinion, à improviser quelques arguments. Vous pouvez vous mettre en groupe pour avoir un retour construit. S’entraîner à plusieurs et écouter les autres aident beaucoup dans l’apprentissage.










