Mister Prépa vous dévoile son analyse du sujet d’espagnol LV1 ELVI 2026.
Une épreuve en 4 heures, en 3 temps :
- compréhension
- expression personnelle
- traduction
La partie expression personnelle est très importante puisqu’elle représente 50 % de la note. La compréhension est notée sur 30 points et la traduction sur 20 points.
Les épreuves de langues peuvent paraître déroutantes pour certains candidats, mais avec de l’entraînement et une bonne maîtrise de la langue, vous pouvez vraiment faire la différence.
Cette année, les coefficients étaient compris entre 2 et 5 pour les ECT, et entre 4 et 8 pour les ECG.
Le kit pour réussir l’espagnol au concours est disponible ici.
L’analyse du sujet d’espagnol LVA ELVI 2026
Expression personnelle : essai argumenté :
Passons à l’expression personnelle. L’essai représente une occasion unique de vous distinguer après ces deux ou trois années de prépa, il était donc essentiel de ne pas hésiter à utiliser les structures grammaticales que vous avez maîtrisées pendant cette période ! Il était en revanche crucial d’éviter toute faute élémentaire et tout barbarisme.
Pour mémoire, la question posée pour cet essai argumenté était la suivante :
En su opinión, ¿es posible que los países latinoamericanos puedan mantener su soberanía frente a la política exterior que ha llevado a cabo el gobierno de los Estados Unidos?
La réponse attendue devait mobiliser certains documents du dossier et surtout s’appuyer sur des connaissances personnelles.
Doc 1 : Il semble difficile pour les pays latino-américains de maintenir pleinement leur souveraineté, en raison du déploiement militaire et de la forte pression stratégique exercée par les États-Unis. Toutefois, la présence d’autres puissances comme la Russie ou la Chine peut offrir un certain contrepoids.
Doc 2 : La souveraineté est également menacée, mais l’existence de négociations laisse une marge de manœuvre aux États concernés. Néanmoins, la pression politique et économique des États-Unis limite fortement cette autonomie.
Doc 3 : Depuis des décennies, les États-Unis influencent la vie politique des pays d’Amérique latine, comme en témoignent certains coups d’État soutenus par le passé. Néanmoins, ces ingérences politiques sont aujourd’hui de moins en moins acceptées, ce que reflètent certaines critiques récentes, notamment autour de l’échec de Donald Trump à obtenir le prix Nobel en 2025.
Doc 4 : Opposition frontale entre Donald Trump et le président de gauche de la Colombie Gustavo Petro.
Doc 5 : Une amitié à sens unique entre l’Argentine et les U.S puisqu’elle est conditionnée.
Des connaissances personnelles :
- Le port de Chancay, au Pérou, illustre un certain éloignement du pays vis-à-vis des États-Unis au profit de la Chine.
Lire plus : Le port de Chancay : pivot de l’influence chinoise en Amérique latine
- Par ailleurs, la condamnation de Jair Bolsonaro en 2025, souvent présenté comme l’équivalent de Donald Trump au Brésil, constitue un revers pour l’influence politique et idéologique de ce dernier dans la région.
Lire plus : La condamnation de Jair Bolsonaro
- Il est également possible de souligner que les relations entre les États-Unis et l’Argentine auraient pu être renforcées, notamment à travers la promesse de Donald Trump d’accorder plus de 20 milliards de dollars via une ligne de swap en cas de victoire de Javier Milei.
Lire plus : Victoire inespérée de Javier Milei
- Enfin, il convient de rappeler le rôle des États-Unis dans la lutte contre le narcotrafic, notamment à travers des actions visant des figures majeures comme « El Mencho ».
Lire plus : Violence au Mexique : qui était El Mencho ?
Compréhension : résumé analytique comparatif
Pour réaliser le résumé analytique comparatif, il était évidemment nécessaire de prendre connaissance des deux documents à analyser, à savoir les documents 1 et 2. Les éléments de réponse que vous pouviez en extraire sont mentionnés ci-dessous, afin de vous donner une idée des arguments que vous pouviez mobiliser.
Document 1 :
L’article publié par Público.es met en avant une forte montée des tensions entre les États-Unis et le Venezuela. Il insiste principalement sur le déploiement militaire américain dans la région, présenté comme le plus important depuis la guerre du Golfe, ce qui suggère une possible escalade vers un conflit. L’article souligne également le rôle de l’opposition vénézuélienne et le soutien des États-Unis, tout en évoquant les enjeux géopolitiques liés à la présence de puissances comme la Russie ou la Chine. Enfin, il met en évidence un climat de forte incertitude, entre discours belliqueux et hésitations quant à une intervention directe.
Document 2 :
Le second article, publié par Infobae, adopte une approche plus centrée sur les relations diplomatiques et politiques entre Donald Trump et Nicolás Maduro. Il décrit les pressions exercées par les États-Unis à travers des négociations, des sanctions et des menaces directes, notamment un ultimatum donné à Maduro pour quitter le pouvoir. L’article met en avant la possibilité d’une sortie négociée, mais souligne aussi les désaccords persistants et l’incertitude quant à l’issue de la crise. Il insiste enfin sur les accusations portées contre le régime vénézuélien et les mesures prises par les États-Unis pour accentuer la pression.
Malgré les différentes approches que suivent les deux articles, il est possible de retrouver des éléments qu’ils partagent concernant la crise entre les États-Unis et le Venezuela (et plus largement leurs tensions dans la région caribéenne). Voici des éléments de réponse.
La pression exercée par les États-Unis
Dans le doc 1, la pression américaine est principalement militaire, avec un déploiement naval et aérien important dans la région, laissant envisager une possible intervention. Cette démonstration de force souligne une montée des tensions et une stratégie de dissuasion.
Le doc 2 partage l’idée d’une forte pression, mais celle-ci est surtout diplomatique et politique. Elle se manifeste à travers des discussions directes avec Maduro, des ultimatums et des sanctions économiques. Les deux documents s’accordent donc sur l’intensité de la pression américaine, même si les moyens diffèrent.
La question du changement de régime
Dans le doc 1, le changement de régime apparaît comme un objectif stratégique inscrit dans un contexte international plus large, impliquant plusieurs puissances et l’opposition vénézuélienne.
Le doc 2 aborde cette question de manière plus concrète, en évoquant les négociations autour d’un possible départ de Maduro et les conditions de celui-ci. Les deux articles convergent donc sur l’idée d’une volonté de transition politique, mais divergent dans leur traitement, l’un étant plus global, l’autre plus pragmatique.
Un climat d’incertitude
Les deux documents mettent en évidence une situation instable. Dans le doc 1, cette incertitude est liée au risque de guerre et aux déclarations parfois contradictoires de Donald Trump.
Dans le doc 2, elle repose sur l’absence de solution claire : les négociations sont en cours, mais aucun accord n’est garanti. Ainsi, les deux articles s’accordent sur le fait que l’issue de la crise reste incertaine, malgré l’intensité des tensions.
Theme
Structure des phrases :
- « pouvait donc nourrir certaines espérances » à « podia, por tanto, albergar ciertas esperanzas ». « nourrir des espoirs » ne se traduit pas littéralement par alimentar en espagnol dans ce sens abstrait.
- « rien de tout cela ne fut suffisant » à « nada de esto fue suficiente » et non « nada de todo eso no fue suficiente »
- « qui mène depuis vingt-cinq ans… » à « que lleva veinticinco años… » et non « que conduce desde hace 25 años »
Grammaire :
Attention à la concordance des temps et aux structures idiomatiques.
- « pouvait nourrir » → « podía albergar »
- « Sitôt récompensé » à « apenas premiado » ou « recien premiado »
Expression idiomatique :
Plusieurs expressions nécessitaient une adaptation :
- « au nom de la lutte » → « en nombre de la lucha »
- « peaufine » → « perfecciona » ou « afina »
- « noyer sa déception » → « ahogar su decepción »
Vocabulaire :
Choix précis pour éviter les faux amis ou traductions trop littérales :
- « récalcitrant » → « reacio »
- « en pleine mer » → « en alta mar » (à connaître même si non utilisé ici). A éviter : « en pleno mar » (trop littéral, peu idiomatique)
Ce type de vocabulaire est typiquement discriminant : une traduction trop littérale (ex : en pleno mar, el recalcitrante) fait immédiatement baisser la note, même si le sens est compris.









