Pendant leur classe préparatoire, une grande partie des élèves arrêtent la majorité de leurs activités extrascolaires pour se consacrer entièrement à leurs études.
Cependant, il ne fait plus débat aujourd’hui que les élèves doivent, pour leur bien-être, trouver une échappatoire pendant cette période intense de deux à trois ans et ce même s’ils ont l’impression que la pratique d’un sport ou autre peut être une perte de temps dans leur emploi du temps déjà bien chargé.
Il existe néanmoins des activités qui, en plus d’être un moment de détente, peuvent vous permettre de vous améliorer dans certaines matières et donc de performer aux concours. Nous allons aujourd’hui parler de l’une d’entre elles : la lecture, et nous allons aborder les différents points qui vous donneront envie d’ouvrir un livre à la fin de cet article.
La culture générale
Tout d’abord, il est évident que la lecture vous permet d’acquérir une importante culture générale. Elle vous permettra de briller notamment dans les dissertations de culture générale car il est toujours plus plaisant pour un correcteur, qui a lu peut-être une dizaine de copies avant la vôtre, de lire un travail avec des références qui sortent de l’ordinaire, qui n’apparaissent pas dans tous les manuels sur le thème de l’année, et qui montrent que vous avez été curieux durant ces deux ou trois ans.
Mais la culture générale ne sert pas que dans les dissertations, les nombreux rapports de jury de l’épreuve de synthèse de textes ESCP exigent que les élèves en possèdent une bien fournie. Mais pourquoi exiger une culture générale dense dans ce genre d’épreuve ? Prenons l’exemple du sujet de 2025, celui-ci proposait, comme à son habitude, trois textes dont un de George Sand. George Sand étant un pseudonyme masculin, il s’agit en réalité d’une autrice et non pas d’un auteur. Le savoir permet d’éviter une erreur qui pourrait faire baisser l’estime du correcteur à votre égard et d’éviter une note moins bonne qu’elle aurait due être.
L’orthographe
Toutes les épreuves au concours, hormis les mathématiques, sont des rédactions. Or, vous n’êtes pas sans savoir que les fautes d’orthographe sont fortement pénalisées et peuvent conduire le correcteur à vous retirer un voire plusieurs points si elles sont trop nombreuses et nous savons qu’un point en plus ou en moins le jour des concours peut avoir une importance cruciale pour les résultats finaux.
Il y a certes plusieurs manières de travailler son orthographe mais la lecture permet justement de ne pas avoir cette impression de travail. Nous parlons d’un moment de détente je le rappelle. Visualiser plusieurs fois des mots orthographiés correctement permet de retenir cet orthographe et donc de ne pas perdre de points bêtement.
Lire plus : Comment faire moins de fautes d’orthographes en prépa
Le vocabulaire
Ce troisième point est proche du précédent mais diffère néanmoins. En effet, la langue française est constituée d’environ 100 000 mots mais un français moyen en utilise que quelques milliers. Tant de ressources inexploitées laissent une place à l’originalité dans les mots que vous employez ce qui permet de vous différencier.
Ne l’oublions pas, un concours est une comparaison entre les candidats. Il faut donc pouvoir se démarquer pour briller et un vocabulaire varié et précis peut faire partie des éléments que le correcteur retiendra en lisant votre copie.
Découvrir de nouveaux mots peut encore une fois se faire par d’autres intermédiaires que la lecture mais celle-ci optimise vos chances de retenir ces nouveaux mots en y apportant un contexte : la réplique d’un personnage, la description d’un lieu… Les livres ont ce pouvoir de donner vie aux mots alors autant en profiter.
Le style
Il semble clair qu’il ne suffit pas de lire leurs oeuvres pour emprunter la plume des auteurs, mais la lecture permet de développer et d’améliorer son expression écrite de manière significative. S’inspirer des plus grands pour sa propre rédaction. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les langues étrangères ne sont pas les seules matières pour lesquelles nous pouvons découvrir de nouvelles tournures de phrases.
Comme souligné précédemment, notre propre langue est bien trop riche pour en avoir fait le tour. La lecture ne vous permettra pas de connaitre sur le bout des doigts votre cours d’ESH ou d’HHG mais de le sublimer dans vos copies à l’aide de formulations claires, imagées… Le tout n’est pas d’avoir les bonnes idées mais de savoir les transmettre le plus finement possible au correcteur.
Encore une fois, le développement d’un style, d’une plume vous sera utile dans toutes les matières rédactionnelles, donc dans toutes les matières de la prépa sauf les mathématiques.
Lire plus : Comment écrire une copie avec style
Commencer à lire pour vos concours
Après vous avoir convaincu que la lecture pendant la prépa pouvait faire une véritable différence aux concours, la question est de savoir comment s’y mettre.
L’objectif n’étant pas de dédier une majeure partie de son temps à cette activité mais bien de passer un moment de détente dans ces nombreuses journées dédiées au travail.
Le conseil que je pourrais vous donner est de s’accorder 20 à 30 minutes pendant la journée ou avant d’aller se coucher pour lire quelques pages d’un livre que vous avez choisi. Pour vos premiers livres, choisissez un thème qui vous plaît pour avoir envie de les ouvrir et de ne pas les considérer comme une corvée.
Apprenez à aimer la lecture pour qu’elle vous apprenne à son tour tout ce qui a été énuméré plus haut.
Lire plus : Travailler sa mémoire grâce à la lecture


