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Mathématiques Approfondies EDHEC 2026 – Analyse du sujet

Sommaire
MATHEMATIQUES APPROFONDIES EDHEC ANALYSE SUJET 2026

Dans cette analyse du sujet de mathématiques approfondies EDHEC 2026, nous revenons en détail sur les exercices tombés le jour de l’épreuve, en les décryptant un à un.

Cette épreuve est déterminante pour les prépas ECG, avec des coefficients particulièrement élevés. Une préparation rigoureuse est donc indispensable pour performer le jour J.

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L’analyse du sujet de Mathématiques Approfondies EDHEC 2026

Exercice 1

Question 1

def simulZ():

    X1 = rd.random()

    X2 = rd.random()

    return X1 * X2

 

Question 2

Z est bornée donc le théorème d’existence d’espérance par domination :

E(Z) = ¼ (indépendance).

E(Z²) = 1/9. D’où V(Z) = 7/144.

 

Question 3

  1. a) En composant par exp qui est bijective croissante, on obtient :

F(x) = eˣ si x < 0  ;  F(x) = 1 si x ≥ 0.

 

  1. b) On dérive sauf en 0 ? et on trouve F(x) = eˣ si x < 0 ou 0 sinon.

Question 4

a) On vérifie les 3 conditions d’une densité, et après on fait un produit de convolution (les 2 VA sont bien indépendantes) pour retrouver le résultat.

 

b) On utilise la relation entre fonction de répartition et densité. En intégrant on obtient H(x) = (1−x)eˣ si x < 0 ; H(x) = 1 si x ≥ 0

 

c) On passe par l’expression de exp(Y1) et exp(Y2), et on trouve après calcul :

FZ(x) = x − x·ln(x) sur ]0,1]  

Question 5

a) L’intégrale est prolongeable par continuité donc convergente, puis on fait une IPP pour trouver −1/(n+1)².

 

b) Par théorème de transfert : E(Z) = 1/4.

E(Z²) = 1/9. Donc V(Z) = 1/9 − 1/16 = 7/144. Cohérent avec la question 2.

 

Exercice 2

Question 1

On montre l’existence par récurrence.

 

Question 2

def suite_v(n):

    u = 0

    v = 2

    for k in range(2, n+1):

        u = np.sqrt((1+u)/2)

        v = v/u

    return v

Question 3

  1. a) Existence et unicité par récurrence forte sur n.

 

  1. b) On a αn+1 = αn/2 et α₁ = π/2, on déduit par récurrence immédiate : αn = π / 2ⁿ

 

  1. c) On fait un produit téléscopique, puis on raisonne par équivalent. Ainsi, lim vn = π

Question 4

Posons x = π/2ⁿ → 0. Avec le DL de sin on trouve :

a = π,    b = −π³/6,    c = π⁵/120

 

Question 5

  1. a) def suite_w(n):

           return (4*suite_v(n+1) – suite_v(n))/3

 

  1. b) Avec les limites de vn et vn+, on trouve que lim wn = π.

 

  1. c) On combine les DL, puis on raisonne par équivalents.

(wn − π)/(vn − π) ∼ π² / (80 x 4ⁿ)   →   0

 

  1. d) La suite (wn) fournit donc une approximation de π beaucoup plus précise pour le même rang n car le O est en 1/16 et non ¼.

 

Question 6

  1. a) En résolvant, on trouve d = c(r − q)/(1 − q)

 

  1. b) Comme r < q, la convergence est plus rapide.

 

Exercice 3

Partie 1

Question 1

  1. a) Xk suit la loi uniforme discrète sur ⟦0, k⟧.

 

  1. b) Xk est une VADF, donc admet espérance et variance.

E(Xk) = k/2.

V(Xk) = k(k+2)/12.

 

Question 2

  1. a) [Y = n] = [X1 ≠ 0] ∩ [X2 ≠ 0] ∩ … ∩ [Xn−1 ≠ 0] ∩ [Xn = 0]

 

  1. b) Par indépendance,

P(Y = n) = 1/(n(n+1)) = 1/n − 1/(n+1).

 

  1. c) Par somme télescopique : = 1 et P(Y = 0) = 0 (Y prend ses valeurs dans ℕ)

 

  1. d) Terme général d’une série divergente donc E(Y) n’existe pas.

 

Partie 2

Question 3

def var_Z(n):

    U = rd.randint(0, n)

    Z = rd.geometric(1 – U/n)

    return Z

 

Question 4

  1. a) (Un = k){k ⟦0, n−1⟧} est un SCE donc d’après la formule des probabilités totales, on retrouve le résultat souhaité

 

  1. b) Avec les sommes de Riemann sur [0,1] de la fonction x ↦ xi−1 (resp. x^i), continues sur [0,1] : lim P(Zn = i) = 1/i − 1/(i+1) = 1/(i(i+1)).

 

  1. c) On reconnaît P(Y = i), donc (Zn) converge en loi vers Y

 

Question 5

On a bien un SCE, l’existance des espérances conditionnelles, et la convergence absolue de la série. Par calcul, on retrouve la série harmonique.

 

Question 6

  1. a) On prend t dans [k, k+1] puis on intègre entre k et k+1 puis calcul.
  2. b) On somme pour k de 1 à n-1.
  3. c) En divisant l’encadrement par ln(n) (positif pour n ≥ 2) et par théorème d’encadrement on trouve E(Zn) ∼ ln(n).

 

Problème

Partie 1 — Caractérisation des matrices symétriques positives

Question 1

  1. a) En prenant un vecteur propre associé à λ on obtient le résultat.

 

  1. b) A est positive donc λ ≥ 0.

 

Question 2

  1. a) A est symétrique réelle, donc par théorème spectral, il existe P orthogonale et D diagonale réelles telles que A = PDᵗP.

 

  1. b) Calcul basique.

 

  1. c) ᵗYDY = ≥ 0

Question 3

On a montré l’équivalence classique suivante : A ∈ Sn⁺(ℝ)  ⟺  Sp(A) ⊂ ℝ₊

 

 

Partie 2 — « Racine carrée » d’une matrice symétrique positive

Question 4

  1. a) Les valeurs propres de A sont positives (Q3) donc Δ est correctement définie.

 

  1. b) On vérifie la symétrie, la positivité des valeurs propres (√λi ≥ 0) donc B est positive et par calcul B2 = A.

Question 5

Pour k = j (qui est ≠ i), le facteur (μj − μj) = 0 annule le produit.

Question 6

  1. a) Par Q5, seul le terme i = k contribue, ce qui donne le résultat attendu.

 

  1. b) Par récurrence sur k.

 

  1. c) En faisant sortir la matrice P de la somme on retrouve le résultat. S(D) est diagonale de coefficients √λi (par 6.a), c’est exactement Δ. Donc S(A) = B.

 

Partie 3 — Unicité de la racine carrée

Question 7

  1. a) C² = A donc les matrices A et C commutent.

 

  1. b) Par récurrence immédiate sur k, AkC = CAk puis par linéarité on trouve que BC = CB.

Question 8

  1. a) Il s’agit des endomorphismes canoniquement associés donc ils commutent également.

 

  1. b) Par calcul.

 

  1. c) c symétrique donc on montre que ci est symétrique aussi.

 

  1. d) ci est un endomorphisme symétrique donc diagonalisable dans une base orthonormale ℬi de Ei. Or les éléments de ℬi sont vecteurs propres de ci (donc de c) et ils sont aussi vecteurs propres de b.

 

  1. e) b étant symétrique, ℝⁿ se décompose en somme directe orthogonale des sous-espaces propres. Puis par concaténation des bases orthonormales, le tour est joué.

 

  1. f) On montre que toutes les valeurs propres de ci valent √μi, et ci = √μiIdEi = b restreint à Ei.

Donc par recollement sur ℝⁿ : c = b, soit C = B.

 

Partie 4 — Inversibilité et positivité

Question 9

On reprend la démarche des questions 1 et 2 avec inégalités strictes.

 

Question 10

  1. a) Sn(ℝ) est un sev donc stable.

 

  1. b) N positive ⟹ Sp(N) ⊂ ℝ₊ (Q3) donc Sp(M) ⊂ [1, +∞[ donc 0 ∉ Sp(M), donc M est inversible.

En diagonalisant, on trouve que M⁻¹ = QD⁻ᵗQ avec D⁻¹ = diag(1/λ1, …, 1/λn), puis on vérifie les conditions.

 

Question 11

  1. a) Grâce au fait que S1 est définie positive, on montre que S2 est aussi définie positive.

 

  1. b) 0 n’est pas valeur propre donc S11/2 est inversible. Puis on calcule.

 

  1. c) Symétrie de L par simple calcul.

L − In est symétrique (différence de deux matrices symétriques).

ᵗX(L − In)X ≥ 0 car S2 − S1 est positive. Donc L − In est positive.

 

  1. d) Application de la Q10 avec M = L.

 

  1. e) Par calcul direct, puis S1−1 − S2−1 est symétrique (différence d’inverses de matrices symétriques). Donc S1−1 − S2−1 est positive.
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Guillaume Grimaud
Etudiant à HEC Paris après 2 années de prépa ECG (maths approfondies + ESH), je souhaite transmettre les méthodes qui m'ont permis de réussir aux concours.