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Réussir l’ESH au concours : les 10 théories à maîtriser

Sommaire
REUSSIR ESH CONCOURS THEORIES

Si vous souhaitez performer lors de votre épreuves d’ESH des concours BCE et ECRICOME, la maitrise des 10 théories qui vont suivre est fondamentale. Entre les concepts à connaître, les auteurs majeurs et nos conseils de mémorisation, tout est là pour que vous puissiez réussir le jour j.

 

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1. Théorie des avantages comparatifs 

Créée par David Ricardo en 1817.

Le principe : pour que tous les acteurs (les pays) à l’échelle macroéconomique gagnent au commerce international, il faut que chaque pays se spécialise dans la production du bien pour lequel il dispose d’un avantage comparatif, puis qu’il l’exporte.

Définition : avantage comparatif

Il s’agit du bien pour lequel un pays dispose du coût de production relatif le plus faible. Autrement dit, un pays doit se spécialiser dans la production du bien qu’il produit relativement mieux que les autres.

Note : lors de votre épreuve, rappeler que cette théorie montre que l’ensemble des acteurs peut gagner au commerce international permet de montrer que vous avez compris l’un des principaux théorèmes de l’économie internationale.

 

2. Les rendements décroissants 

Une théorie que l’on retrouve notamment dans les écrits de Thomas Robert Malthus en 1798 dans Essai sur le principe de population, mais également dans les écrits de David Ricardo dans Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817).

Cette théorie s’impose aussi dans la théorie néoclassique et une partie du XXe siècle comme une hypothèse primordiale dans la pensée économique.

Il y a plusieurs facteurs de production et, selon cette loi, ces facteurs de production sont à rendements décroissants.

Une théorie essentielle qui est souvent au centre de la plupart des modèles macroéconomiques. Elle est par la suite appliquée à des modèles qui permettent de comprendre des phénomènes aussi importants que la croissance.

Exemple : Modèle de Robert Solow (1956)

C’est un modèle à rendements décroissants. En effet, tout pays est confronté un jour à un état stationnaire. Cette conclusion dépend directement de l’hypothèse des rendements décroissants. 

 

3. La loi des débouchés 

La loi des débouchés repose sur la formule : « Toute offre crée sa propre demande », souvent associée à John Maynard Keynes.

L’idée est la suivante : la production de biens et de services génère un revenu qui est soit consommé, soit épargné. Selon cette hypothèse, le revenu épargné est immédiatement investi, ce qui crée un équilibre sur le marché et génère une demande équivalente à la production totale.

Cette loi conduit donc à considérer que les marchés des biens et services sont naturellement équilibrés.

Elle conduit également à la loi de Léon Walras (1874) : toutes les offres sont équivalentes à toutes les demandes, ce qui revient à faire confiance aux marchés pour s’autoréguler.

Adhérer à cette loi revient donc à considérer que le marché peut ne pas connaître de crises, notamment de surproduction. 

 

4. Le multiplicateur keynésien 

Elle s’oppose à l’approche néoclassique.

Le principe est simple : quand l’investissement augmente (privé ou public), son effet sur la demande est plus que proportionnel, ce qui relance la production elle-même de manière amplifiée.

Ce mécanisme justifie l’intervention de l’État et le recours à une politique de relance, notamment par l’augmentation (au moins à court terme) de la dépense publique. 

 

5. L’équivalence Ricardienne

Un théorème énoncé par Robert Barro en 1974 s’inspire de l’intuition de Ricardo pour montrer que les politiques de relance, notamment par la dépense publique, peuvent être inefficaces.

Il repose sur l’hypothèse des anticipations rationnelles. Si les agents économiques ont des anticipations rationnelles, lorsqu’un État met en place une relance après une crise, les agents anticipent deux choses :

1. Ils prévoient que l’État va augmenter les impôts pour financer cette relance. Dans ce cas, ils réduisent leur consommation. L’État augmente ses dépenses, mais le secteur privé réduit les siennes → effet nul.

2. Même si l’État finance cette augmentation par la dette et qu’il n’y a pas d’impôts à court terme, les agents rationnels anticipent qu’à long terme, l’État devra augmenter les impôts pour rembourser la dette. Ils réduisent donc leur consommation et leurs investissements dès maintenant.

Robert Barro dit « L’état ne peux pas relancer la croissance de court terme par une hausse des dépenses publiques, car leur financement par l’impôt ou la dette pousse les agents à réagir dans le sens inverse, ce qui annule l’effet de relance » 

 

6. La croissance Endogène 

Définition : cette théorie cherche à montrer que la croissance est un phénomène auto‑entretenu, cumulatif et exponentiel.

Dans cette théorie, on distingue 4 principaux modèles :

1. La croissance par le capital physique : plus le capital physique est accumulé efficacement, plus la croissance est élevée. Ces approches sont fondées sur des rendements croissants, qui montrent que plus la croissance augmente, plus on peut investir dans la recherche et le développement, générant des externalités positives, ce qui augmente la production, donc les revenus disponibles, et ainsi de suite.

2. La croissance par le capital humain : plus la croissance augmente, plus les individus peuvent accroître leur capital humain. L’augmentation de ce stock rend les individus plus productifs, ce qui génère encore plus de croissance, donc davantage de revenus et la possibilité d’investir à nouveau dans le capital humain.

3. La croissance par l’innovation : la croissance devient endogène car l’État, à travers la politique d’innovation et la concurrence, favorise un processus de destruction créatrice. Ce mécanisme génère du revenu et encourage les entrepreneurs à innover constamment, même à court terme.

4. La croissance par l’investissement dans les infrastructures publiques : à mesure que la croissance progresse, l’État peut investir dans les infrastructures, ce qui renforce la croissance à long terme. Plus la croissance est forte, plus l’investissement dans le capital public est possible, améliorant la productivité et générant ainsi de nouveaux investissements dans ces infrastructures. 

 

7. La théorie de la soutenabilité 

Cette théorie cherche à déterminer si la croissance et le développement durable sont compatibles.

En lien avec la croissance, il existe deux grandes théories de la soutenabilité dans la pensée économique :

1. Théorie de soutenabilité forte : les économistes qui adhèrent à cette théorie considèrent que la croissance est incompatible avec le développement durable. Selon eux, pour produire, on a besoin de différents facteurs et capitaux. Si les ressources naturelles sont surexploitées, il n’est pas possible de compenser cette dégradation, même en investissant davantage dans le capital humain ou le capital physique. Le capital naturel est spécifique, irremplaçable, et sa dégradation est irréversible à long terme. La croissance et le développement durable ne peuvent donc pas être conciliés.

2. Théorie de soutenabilité faible : dans la théorie standard, la croissance est compatible avec le développement durable. Elle part du principe que le capital naturel peut être remplacé par d’autres types de capital. Si le stock de capital naturel se dégrade, il est possible de maintenir le niveau de production à condition que le capital public, humain ou physique compense le manque de capital naturel.

Aujourd’hui, il est possible de considérer la production verte, accompagnée d’innovations capables de remplacer le capital naturel et de changer la manière de produire. 

 

8. La trappe à liquidité 

Théorisé par John Maynard Keynes.

Concept : c’est une situation où les taux d’intérêt sont suffisamment bas pour que les agents préfèrent détenir de la monnaie plutôt que d’investir ou d’acheter des obligations.

Mécanisme : lorsque les taux d’intérêt sont très bas, les agents anticipent qu’il y a une forte chance que ces taux augmentent, ce qui ferait baisser le prix des obligations. Ils préfèrent donc ne pas acheter d’obligations à ce moment-là.

Conséquence : la politique monétaire dite traditionnelle devient inefficace. Il faut donc que la politique monétaire trouve d’autres canaux de transmission pour inciter les agents économiques à réagir. 

 

9. L’efficience informationnelle 

Ce concept est très fort. Il repose sur l’idée que toutes les informations disponibles sont intégrées dans le prix des actifs, ce qui permet aux agents économiques d’évaluer leur véritable valeur.

Autrement dit, si toutes les informations sont incorporées dans le prix, le prix des actifs reflète toujours leur valeur réelle.

Si les marchés sont efficients, le prix d’un actif correspond à sa valeur réelle.

Conclusion : si vous adhérez à l’hypothèse d’efficience informationnelle des marchés financiers, alors les crises ne sont plus possibles. 

 

10. Théorie des jeux 

Elle s’applique à de nombreux thèmes tels que le libre-échange, le protectionnisme, les politiques de relance, l’environnement ou l’action publique.

Cette notion est centrale et montre que lorsque deux agents sont confrontés, ils ont intérêt à coopérer, car le résultat est négatif pour l’ensemble des agents s’ils ne coopèrent pas.

Cette théorie démontre que la coopération permet d’atteindre un optimum de Pareto. 

 

Réussir votre épreuve d’ESH au concours : la clé des 10 théories

Grâce à ces 10 théories, vous avez désormais les clés pour comprendre les concepts essentiels de l’ESH et pouvoir les appliquer efficacement le jour J.

Maîtriser ces notions vous permet non seulement de répondre aux questions classiques, mais aussi de comprendre les enjeux sous-jacents des politiques économiques et sociales, ce qui peut faire la différence lors des concours BCE et ECRICOME.

Mister Prépa vous souhaite bonne chance et beaucoup de succès dans vos concours ! 

 

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Lou Adam de Beaumais