Ci-dessous, lisez attentivement l’analyse du sujet d’anglais LV2 du concours ECRICOME 2026 ! Celle-ci vous permet de vous entraîner pour les concours, de comprendre ce qu’il faut maîtriser et de progresser rapidement.
Les langues ne doivent pas être négligées : malgré son coefficient plus faible, la LV2 nécessite rigueur et travail. Les étudiants des filières ECT et ECG doivent être capables de comprendre un texte, de le synthétiser, de s’exprimer clairement, de maîtriser la langue (orthographe, grammaire, conjugaison) ainsi que la culture générale. Grâce au sujet et à l’analyse du sujet d’anglais LV2 ECRICOME 2026, vous avez tous les outils pour réussir.
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L’analyse du sujet d’anglais LV2 ECRICOME 2026
Version
Ce texte bref et incisif issu de The Economist porte sur le scandale autour du récit-mémoire The Salt Path de Raynor Winn : une autrice accusée d’avoir inventé ou exagéré les difficultés qui constituent le cœur de son témoignage « authentique ».
L’article met en avant un vocabulaire soutenu mais précis. Il est particulièrement court, ce qui imposait aux candidats d’être attentifs à chaque tournure. Le sujet lui-même autour du lien auteur – lecteurs – vérité est assez riche et subtil, ce qui pouvait rendre la version plus difficile.
Le ton ironique et implicite
Il s’agit ici de la difficulté majeure car il obligeait les candidats à prouver leur compréhension du texte et à rendre compte du ton critique dans leur traduction.
- “Too good to be true?” se traduit par « trop beau pour être vrai »
- “resolutely honest, inspiring and life-affirming true story” → accumulation ironique
- “really ?”, “Alas” → la traduction doit être naturelle et intégrée au passage
Quelques difficultés lexicales
- “a box-office hit” → ne pas traduire mot à mot. Privilégier « un succès au box-office » ou « un film à succès »
- “constant grumbling” → attention au registre, il fallait privilégier des traductions comme « les plaintes incessantes » plutôt que « le grognement »
- “vitriol poured on me” → ne pouvait être traduit littéralement. On pouvait traduire par « une avalanche de critiques » ou « des attaques virulentes »
Pièges syntaxiques
Certaines structures longues demandaient de la rigueur, notamment le passage évoquant les accusations relayées par The Observer. Il était essentiel de segmenter la phrase pour éviter toute confusion.
D’autres points :
- “you too could be redeemed by nature” → il faut bien rendre le conditionnel, et l’effet d’adresse directe au lecteur avec par exemple : « vous aussi pourriez être sauvé(e) par la nature »
- “which surely accounts for part of the book’s success” → « ce qui explique sans doute en partie le succès du livre »
A retenir : le texte de The Economist est court mais très dense en ironie et en sous-entendus culturels. C’est un excellent prétexte pour rappeler aux candidats l’importance du registre et du ton, pas seulement du lexique.
Lire plus : Le simulateur d’admissibilité aux concours BCE et ECRICOME
Thème
Ce texte issu du Monde relate la seconde visite d’État de Donald Trump au Royaume-Uni en septembre 2025. Il présente une syntaxe journalistique française typique, avec des tournures alambiquées qu’il fallait éviter de traduire mot à mot pour rendre une copie écrite dans un anglais naturel.
Concordance des temps
La traduction du temps entre le français et l’anglais est l’un des principaux écueils rencontrés par les candidats, et les concepteurs testent toujours les élèves à ce sujet.
Il est alors important de raisonner en anglais et non pas de calquer sur les temps français. Généralement, l’anglais journalistique impose le simple past, mais il faut toujours se fier au contexte du texte pour ne pas tomber dans les pièges de past perfect.
Reformulation des structures françaises lourdes
Beaucoup de formulations ne sont pas directement transposables entre l’anglais et le français.
- « en se réjouissant de l’honneur » → il ne faut pas traduire par “rejoicing himself of”, mais plutôt par “saying he was honoured” qui est bien plus naturel
- « lors d’un échange avec des journalistes » → “while speaking to reporters” ou “during a press briefing”
- « le président évitera la capitale et le public » → “the president will avoid both the capital and the public”. Ici, rétablir both était particulièrement bienvenu
Ainsi, les candidats sachant transformer la structure plutôt que traduire mot à mot seront valorisés.
Traduction des expressions idiomatiques
- « cela va être énorme ! » → “this is going to be huge!”
- « à leur façon » → “in their own way”
A retenir : le fait que le texte porte sur Trump en visite au Royaume-Uni est un avantage car les candidats connaissent le contexte, ce qui leur permet de se concentrer sur les défis linguistiques. Comme souvent entre l’anglais et le français, la principale difficulté était de simplifier les structures lourdes et abstraites du français.
Essai
Sujet 1 : Should the UK rejoin the EU’s Erasmus programme?
Le sujet est assez classique, portant sur les conséquences du Brexit sur la coopération européenne, plus particulièrement sur la mobilité étudiante. Les candidats pouvaient ainsi mobiliser largement leurs connaissances sur le Brexit.
Les enjeux principaux
Il était essentiel de poser le contexte : le Royaume-Uni a quitté le programme Erasmus à la suite du Brexit, avant d’envisager un retour dans une logique de rapprochement avec l’Union européenne. Des négociations ont notamment abouti à un accord pour réintégrer le programme à partir de 2027, dans le cadre d’un “reset” des relations avec l’UE.
On pouvait structurer la réflexion autour de deux axes principaux :
- Le retour dans Erasmus comme levier d’opportunités éducatives et d’influence : le programme Erasmus constitue un outil majeur de mobilité et de formation et permet à des milliers d’étudiants d’étudier ou de travailler à l’étranger, avec un soutien financier. Il renforce donc les compétences linguistiques, culturelles et professionnelles, tout en étant un outil de soft power pour les universités britanniques.
- Un retour politiquement et économiquement contesté : le coût du programme (environ 570 millions de livres) peut être critiqué. De plus, le Brexit reposait sur une logique de souveraineté : revenir dans Erasmus peut apparaître contradictoire. Enfin, le Royaume-Uni a développé une alternative, le programme Turing, censé être plus global.
Il est important de noter qu’en anglais, les candidats ont une liberté importante quant à la structure de l’essai. Il était possible de ne présenter qu’un point de vue particulièrement bien structuré et argumenté.
Exemples mobilisables
- Le lancement du programme Turing après le Brexit, comme alternative nationale
- L’accord de 2025 prévoyant un retour dans Erasmus en 2027
- Le rôle d’Erasmus dans la construction d’une identité européenne depuis 1987
- Le soutien massif des universités et des étudiants à une réintégration
Lire plus : « Série fiche #8 : Le Royaume-Uni et l’Europe »
Sujet 2 : Is the rise of women’s professional sport a real sign of progress?
Ce sujet était plus sociétal et invitait à interroger la notion même de progrès à travers l’évolution du sport féminin professionnel.
Les enjeux principaux
Il fallait comprendre que la question ne portait pas sur le constat (la progression est réelle), mais sur son interprétation : s’agit-il d’un progrès profond ou seulement partiel ?
On pouvait structurer la réflexion ainsi :
- Une avancée indéniable vers l’égalité : augmentation de la médiatisation (Coupe du monde féminine, Jeux olympiques), professionnalisation accrue et amélioration des conditions de travail et meilleure reconnaissance institutionnelle et sociale.
- Un progrès encore limité et inégal : écarts de salaires très importants avec le sport masculin, oindre visibilité médiatique et sponsoring limité, inégalités d’accès selon les pays et les disciplines.
Pistes de développement
- La question des inégalités économiques dans le sport
- Le rôle des médias dans la construction de la visibilité
- Le lien entre sport et représentations sociales du genre
Lire plus : « Mathématiques approfondies ECRICOME 2026 – Analyse du sujet »









