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Misterprepa

Trois références incontournables pour assurer sur le thème de CG “l’humanité”

Sommaire

Dans cet article je te propose d’envisager trois références incontournables, suffisamment connues et centrales en philosophie pour que tu puisses les utiliser facilement dans toutes tes copies sur le thème l’humanité.

Pour bosser efficacement la CG, je te conseille de te constituer des répertoires d’auteurs centraux en philosophie, avec des citations associées.

 

L’humanité à travers la compassion naturelle : Jean-Jacques Rousseau : Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755)

C’est une référence majeure en sciences humaines, à situer dans le siècle des Lumières, utilisable pour toutes tes copies qui interrogeront le lien entre humanité et politique, humanité et société, ou sur la question du conflit.

Rousseau renverse une idée très répandue chez les philosophes classiques : ce n’est pas d’abord la raison qui distingue l’homme, mais la pitié, c’est-à-dire la capacité spontanée à souffrir avec autrui.

Avant même l’apparition de la société, des lois ou de la morale, l’homme éprouve une répugnance naturelle à voir souffrir un autre être sensible. Cette disposition fonde une première forme d’humanité. La civilisation développe ensuite la raison, mais elle peut aussi produire l’inégalité, la domination et l’amour-propre. L’humanité n’est donc jamais définitivement acquise car elle suppose de préserver cette disposition originelle à reconnaître la souffrance d’autrui.

Cette référence est extrêmement utile car elle permet de montrer que l’humanité peut être pensée comme une qualité morale avant d’être une qualité intellectuelle.

Pour résumer : 

« Il est donc bien certain que la pitié est un sentiment naturel qui, modérant dans chaque individu l’activité de l’amour de soi, concourt à la conservation mutuelle de toute l’espèce. »

 

L’humanité comme responsabilité envers autrui : Emmanuel Levinas Totalité et Infini (1961)

Levinas rompt avec une tradition philosophique qui définit l’homme par la raison ou la liberté. Pour lui, l’humanité naît avant tout dans la rencontre avec le visage de l’autre. Le visage n’est pas seulement une apparence physique mais il est ce qui m’adresse silencieusement une exigence morale. Voir le visage d’autrui, c’est être immédiatement appelé à le respecter.

L’homme devient véritablement humain lorsqu’il reconnaît sa responsabilité envers les autres. L’éthique n’est donc pas une conséquence de l’humanité mais elle en constitue le fondement.

Citations

« Le visage est ce qui nous interdit de tuer. »

« Je suis responsable d’autrui sans attendre la réciproque. »

 

L’humanité comme capacité de commencer : Hannah Arendt, La Condition de l’homme moderne (1958)

Arendt refuse de réduire l’homme au travail ou à la pensée. Ce qui caractérise l’humanité est la faculté d’agir, c’est-à-dire d’introduire dans le monde quelque chose d’imprévisible. Chaque naissance apporte un être nouveau capable d’initier une histoire inédite : c’est le concept de natalité, au cœur de sa philosophie.

Cette capacité à commencer distingue l’existence humaine d’un simple déterminisme biologique. L’humanité apparaît alors comme une puissance de création historique et politique. Agir, parler avec les autres, transformer le monde commun, c’est ce qui fait pleinement l’homme.

Cette référence est très intéressante parce qu’elle permet d’articuler humanité, liberté, histoire et politique.

Citations

« Les hommes, bien qu’ils doivent mourir, ne sont pas nés pour mourir mais pour commencer. »

« L’action est la seule activité qui mette directement en rapport les hommes sans l’intermédiaire des choses ni de la matière. »

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Image de Sébastien Costa
Sébastien Costa