Durant les concours d’entrée aux grandes écoles de commerce, les candidats affrontent trois grands types d’épreuves de management : deux propres à la BCE et une propre à Ecricome.
- Ecricome : une épreuve de 2 heures, avec une méthodologie précise et stable d’année en année.
- SCBS : un format classique avec plusieurs dossiers et une étude de cas sur une entreprise, couvrant différentes thématiques allant de la stratégie à la finance, en passant par les ressources humaines.
- HEC : un format similaire à l’épreuve SCBS, mais souvent perçu comme le plus exigeant et représentant le plus d’enjeux pour ceux qui souhaitent intégrer une école du top 10.
Depuis la réforme, cette épreuve dure 4 heures et comprend désormais trois dossiers :
- Dossier 1 : Stratégie
- Dossier 2 : Finance
- Dossier 3 : Marketing / SIG / Ressources humaines
Cette épreuve représente plusieurs défis majeurs. Mais quels sont-ils ?
- Un volume d’informations très dense dans les documents, nécessitant de trier les données dans une logique de gain de temps.
- Un nombre élevé de questions, souvent accompagnées de sous-questions dont la formulation subtile peut piéger.
Avec une méthodologie bien rodée, cette épreuve n’est pas seulement faisable : elle peut devenir un véritable point fort. Voyons donc par quels moyens les candidats qui se présenteront à l’épreuve de management HEC 2025-2026 pourront maximiser leurs chances et la réussir brillamment.
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Conseil 1 : Optimiser son temps
La principale difficulté de cette épreuve est la gestion du temps. Vous disposez de 4 heures pour traiter les trois dossiers, mais compte tenu du volume d’informations et de la nécessité d’analyser chaque question pour éviter tout contresens, il est crucial d’avoir une stratégie.
La première erreur que font beaucoup de candidats est de se lancer tête baissée dans la lecture des documents. C’est une mauvaise idée : le temps file vite et 4 heures peuvent sembler très courtes.
Méthode conseillée :
- Dès la remise du sujet, comptez le nombre de questions.
- Divisez 240 minutes (4 heures) par ce nombre pour obtenir le temps moyen par question. Exemple : 12 questions → 240 ÷ 12 = 20 minutes par question.
- Adaptez ensuite : certaines questions plus simples prendront moins de temps, d’autres plus complexes en demanderont plus.
Il est essentiel de connaître vos points forts et points faibles. Par exemple, si vous êtes plus à l’aise en marketing et moins en finance, vous passerez davantage de temps sur les questions financières que sur celles de marketing.
Pourquoi c’est important :
Sans cette estimation, vous risquez de passer 1 h 30 sur le premier dossier… et de bâcler les deux autres, ce que les rapports de jury dénoncent régulièrement. Le but est de fournir un travail complet, et non un travail parfait. Les jurys sont conscients de l’enjeu et de la difficulté de cette épreuve.
Conseil 2 : Lire et analyser le sujet intelligemment
Commencez par regarder les titres des dossiers : ils donnent souvent des indices sur le contexte et les enjeux.
- Exemple : un dossier intitulé « Expansion sur le marché asiatique » annonce probablement des questions sur la stratégie d’internationalisation, l’analyse PESTEL, etc.
Commencez par le Dossier 1 : Stratégie. Il permet de poser les bases du problème. Les réponses que vous y formulerez (diagnostic, enjeux, options stratégiques) nourriront vos réponses dans les autres dossiers.
- Exemple : si vous identifiez dans le dossier 1 que l’entreprise subit une forte pression concurrentielle, vous pourrez justifier dans le dossier RH la nécessité d’un plan de formation pour améliorer la productivité.
Attention : ne passez pas trop de temps sur ce dossier, au risque de déséquilibrer votre copie.
Ensuite, passez au dossier où vous êtes le plus à l’aise. Objectif : marquer rapidement des points, reprendre confiance et sécuriser une partie du barème.
Conseil 3 : Rédiger des réponses pertinentes et efficaces
Structure recommandée :
- Définir les notions (avec précision, éventuellement en citant un auteur).
- Exemple : Un écosystème d’affaires est un réseau d’acteurs interdépendants qui collaborent et innovent ensemble pour créer de la valeur. Selon James F. Moore, il s’organise autour d’un acteur pivot qui orchestre la co-évolution et suit des phases.
- Sélectionner les données essentielles dans les documents. Si un document insiste trois fois sur un élément, c’est probablement un indice fort.
- Conclure intelligemment : donner des recommandations concrètes et illustrer avec des exemples actuels ou des références théoriques.
Utiliser les tableaux à bon escient :
- Idéal pour comparer avantages/inconvénients, options stratégiques ou segments de clientèle.
- Rend votre réponse lisible et montre au correcteur que vous avez synthétisé l’information.
Pour les questions difficiles :
Si un calcul (VAN, TRI, coût unitaire…) ou autre vous bloque :
- Donnez la définition de la notion principale.
- Expliquez la démarche que vous auriez suivie.
- Formulez des hypothèses sur le résultat possible.Exemple : en supposant un coût du capital de 8 %, la VAN serait probablement négative compte tenu des flux de trésorerie projetés, ce qui suggère une non-rentabilité de l’investissement.
Le but est de gagner le plus de points possible.
Conseil 4 : S’entraîner sur les anciens sujets et lire les bonnes copies
- Travail régulier sur les annales : alternez entre sujets complets et entraînements ciblés sur 1 ou 2 dossiers.
- Cela permet de progresser plus vite et de se familiariser avec les schémas récurrents des sujets.
Reconnaître les motifs récurrents : Exemple classique chez Ecricome : une start-up en phase de lancement avec de mauvais indicateurs financiers à court terme, mais un fort potentiel de marché. Conclusion souvent attendue : les mauvais résultats initiaux sont normaux, et l’entreprise doit persister si les perspectives restent favorables.
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Conseil 5 : Avoir l’état d’esprit du gagnant
Une part importante de la réussite repose sur la confiance avec laquelle vous abordez le sujet : adopter une attitude assurée vous aidera à mieux structurer vos idées et à avancer plus sereinement.
Cette confiance doit s’appuyer sur une maîtrise solide du cours ; connaître vos notions clés sur le bout des doigts vous fera gagner un temps précieux et vous évitera de douter face à des questions complexes.
Il est essentiel de gérer votre stress en gardant à l’esprit que l’épreuve est volontairement exigeante pour tous : chacun affronte les mêmes difficultés, et votre calme sera un atout déterminant pour rester lucide du début à la fin.










