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5 entraînements par semaine en prépa… et admissible aux 3 Parisiennes !

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Benjamin Re prouve qu’on peut conjuguer excellence académique et discipline sportive. Entre rigueur, passion et persévérance, il partage sa méthode et sa philosophie. 

 

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Bonjour Benjamin, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour ! Je suis de nationalité française et italienne. Ayant habité en Nouvelle-Zélande pendant 4 ans, j’aime dire que la culture néo-zélandaise est tout aussi constitutive de mon identité. Féru de sport mais aussi impliqué en cours, j’ai décidé de faire une classe préparatoire ECG à Saint Vincent à Rennes tout en gardant le sport comme fidèle allié.

Peux-tu nous raconter ton parcours en prépa à Saint Vincent, et comment tu as vécu ces deux années ?

Saint-Vincent, c’était déjà mon collège et mon lycée, donc la première année n’a pas vraiment été une immersion dans un nouvel environnement. Toutefois, voir tous mes amis partir vers des études plus “légères” pendant que je restais dans le même établissement, ça a été difficile. En plus, mon petit frère a été diagnostiqué épileptique pendant ma première année de prépa, ce qui a été un vrai choc.

Pourtant, c’est dans cette prépa à taille humaine et à l’esprit familial qu’est Saint-Vincent que j’ai noué mes amitiés les plus précieuses (notamment avec Nassim, Pierre et Lisa), tout en étant constamment stimulé intellectuellement.

J’aime donc dire que la prépa a été, pour moi, les années les plus dures, mais aussi les plus formatrices et grisantes de ma vie.

Tu étais admissible aux trois Parisiennes, ce qui est une performance impressionnante. Qu’est-ce qui a fait la différence dans ta réussite ?

Mon admissibilité s’est jouée sur deux points. D’abord, une recherche constante de méthodes efficaces pour chaque matière. C’est un travail en évolution permanente : il faut avoir l’humilité de reconnaître que nos méthodes sont toujours perfectibles (ce qui n’est pas facile quand on a un peu trop d’ego, comme moi).

Ensuite, c’est l’application rigoureuse de ces méthodes sur le court, le moyen et le long terme. Pour y parvenir, je tenais absolument à rester en bonne santé : bien manger (même si je craquais parfois pour des Kinder à la BU, haha), bien dormir et faire beaucoup de sport pour tenir sur la durée.

Tu as poursuivi une activité sportive très intense en parallèle (5 entraînements par semaine). Comment as-tu réussi à jongler entre la prépa et le sport ?

Ces entraînements, je devais absolument me les imposer, sinon je subissais complètement le rythme de la prépa. Peu importe si j’avais du retard en cours ou si la motivation manquait, je tenais à faire ma séance du mardi soir, du mercredi soir, du vendredi soir, ainsi que celles du week-end (sauf en deuxième année, où je ne m’entraînais plus que le dimanche).

 

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En quoi le sport t’a aidé à garder un équilibre et à éviter le burn-out pendant la prépa ?

Au début, je craignais que faire autant de sport ne crée un déséquilibre et ne compromette mes résultats scolaires. Mais comme mes notes ne baissaient pas, je me suis dit que je pouvais continuer tant que l’équilibre tenait.

Le sport n’était pas seulement un exutoire pour me défouler : c’était aussi une véritable école de discipline, en parfaite continuité avec l’esprit de la prépa.

Tu dis que “100 % d’engagement est toujours meilleur que 100 % de travail”. Peux-tu expliquer cette philosophie ?

Je trouvais que travailler en continu revenait à négliger des éléments essentiels comme le repos, la santé ou même un minimum d’épanouissement personnel. Je ne sais pas si cette philosophie est infaillible – après tout, j’ai raté HEC -, mais je suis convaincu que le fait d’avoir l’esprit pleinement tourné vers la prépa, sans pour autant travailler en permanence, m’a permis de rester sur la bonne voie.

As-tu connu des moments de doute, où tu as hésité à réduire ou arrêter le sport pour “gagner du temps” ?

Oui, dès le début, et plus encore au début de la deuxième année. On est vite tenté de se laisser intimider par la charge de travail colossale. Je devais donc vraiment m’imposer ces heures de sport, même si j’avais parfois l’impression de “perdre du temps”. Pourtant, avec le recul, je suis convaincu que le sport m’a rendu bien plus efficace – et qu’il m’a donc, au final, fait gagner beaucoup de temps.

Quels conseils donnerais-tu aux préparationnaires qui aimeraient concilier sport et travail, mais qui ont peur de ne pas y arriver ?

Osez vous lancer, en gardant un rythme régulier, même soutenu, sans craindre de “perdre du temps” tant que vos résultats suivent. Ce ne sera jamais un handicap : au contraire, vous serez fiers de sortir de prépa en ayant non seulement tenu le cap, mais aussi maintenu – voire amélioré – vos performances sportives.

Selon toi, est-ce que les prépas devraient davantage encourager la pratique sportive, comme un atout pour la réussite académique ?

Oui, carrément. J’aurais adoré que des cours d’EPS soient intégrés au cursus prépa. En plus, cela aurait énormément contribué à renforcer la cohésion et la bonne ambiance au sein de la promo.

Maintenant que tu as intégré l’ESSEC, comment comptes-tu continuer à allier sport et études ?

C’est beaucoup moins difficile qu’en prépa – je pense que tout le monde à l’ESSEC peut en témoigner (vive le SRC, un peu moins les séminaires flous !). J’aimerais rejoindre l’équipe de rugby de l’école, tout en continuant la salle et l’athlétisme à côté.

L’un des grands avantages de l’école de commerce, c’est justement de permettre de rendre le sport plus professionnalisant. Avec d’autres étudiants de l’ESSEC, comme Éloi Crozes-Deloménie et Lilien Grosjean, nous travaillons sur la création d’une association sportive, APEX, centrée sur l’alpinisme. La recherche de sponsors et la gestion de toute la partie administrative seront, à mon avis, une expérience extrêmement formatrice pour ce début de pré-master.

 

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Noëly Delabia