Les actualités internationales nous éclairent sur la vision que Donald Trump défend quant à la place des États-Unis dans le monde. Entre les slogans du type “America First” et une attention particulière portée aux pays servant les intérêts stratégiques américains, Donald Trump semble déstabiliser les équilibres internationaux, se présentant comme le seul capable de résoudre des conflits sensibles tels que le conflit israélo-palestinien ou celui opposant l’Ukraine et la Russie. Au-delà de cela, il cherche même à obtenir le prix Nobel de la paix pour ses actions à l’étranger.
Cependant, l’arrivée de Trump constitue-t-elle réellement une opportunité pour les relations internationales, ou au contraire, marque-t-elle une remise en cause des équilibres mondiaux à travers l’affaiblissementdu multilatéralisme ?
Ainsi, nous nous concentrerons sur ces trois axes géopolitiques :
l’Est, l’Extrême-Orient et le Moyen Orient qui révèlent la tension entre le discours de maintien de la paix et la défense prioritaire des intérêtsaméricains, ce qui interroge la stabilité des équilibres internationaux. Les points d’actualité traités portent principalement sur l’année 2025, venant ainsi compléter l’analyse et offrir un appui utile à la préparation de vos concours.
À l’Est : le multilatéralisme bafoué face au conflit russo-ukrainien
L’invasion russe en Ukraine a eu lieu le 24 février 2022. Dès lors, le conflit ukrainien teste le multilatéralisme international. Face à la complexité de ce conflit, Donald Trump prétend en février 2025 pouvoir “régler le conflit en 24h”, mais sa diplomatie unilatérale aggrave les déséquilibres européens. Trump et Poutine lancent des négociations immédiates, se contentant de discussions bilatérales, marginalisant ainsi les institutions internationales telles que l’ONU, l’OTAN ou l’Union européenne. Il souhaite ainsi mettre fin à la guerre en dehors des cadres internationaux.
De plus, on peut souligner l’intérêt stratégique du conflit pour les États-Unis à travers le revirement diplomatique américain envers la Russie. Donald Trump est passé d’affinités envers Poutine qu’il qualifiait autrefois de “strong leader” et entamant un dialogue direct avec celui-ci, à une récente fermeté, et a imposé en octobre des sanctions économiques contre des géants pétroliers : Rosneft et Lukoil.
L’Extrême-Orient : quand Trump fait vaciller l’économie mondiale
En effet, la Chine et les États-Unis ont un long passif de guerre commerciale, récemment ravivé par le président des États-Unis. Tel est le cas en juillet 2025, lorsque Donald Trump augmente de 60% les tarifs douaniers sur une large gamme de produits chinois (métaux rares, automobiles électriques). Cette décision déstabilise ainsi les pays intermédiaires, qui sont contraints de choisir entre les deux puissances économiques pour préserver leurs échanges commerciaux. C’est le cas notamment du Vietnam et du Mexique.
À cela s’ajoute une rivalité technologique croissante entre Washington et Pékin, ce qui renforce les déséquilibres internationaux et crée deux sphères d’innovation concurrentes. La course à l’IA ou le déploiement de la 5G symbolisent cette confrontation. Les États-Unis souhaitent contenir l’expansion du géant Huawei, accusé d’espionnage, tandis que la Chine investit massivement dans des semi-conducteurs pour réduire sa dépendance vis-à-vis de l’Occident.
Cette instrumentalisation du commerce à des fins politiques (par Washington mais aussi par Pékin) traduit une mise en péril du droit international où le rapport de force remplace les règles multilatérales.
Lire plus : tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.
Au Moyen Orient : la paix sous tutelle américaine
Palestine-Israël : une paix “faite par les Américains”
Lors du sommet de Charm el-Cheikh, le 13 octobre 2025, Donald Trump réunit une trentaine de chefs d’État pour annoncer la “fin de la guerre à Gaza” et “l’entrée du Moyen-Orient dans une nouvelle ère”.
Cependant, derrière ce discours pacificateur, les États-Unis maintiennent une paix sous tutelle : le président américain orchestre seul la rencontre, invitant le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas,tandis que Benyamin Netanyahou décline finalement l’invitation. Cette mise en scène, où Washington contrôle le dialogue sans réelle implication multilatérale, illustre la paix sous tutelle américaine que Trump cherche à imposer à la région.
De plus, le président des États-Unis fonde sa diplomatie sur une logique transactionnelle, où les alliances sont fondées sur l’échange de services et la loyauté.
Après une période de critiques à l’égard d’Israël, Trump a soudainement opéré un revirement complet, donnant “carte blanche” à Benyamin Netanyahou et prenant parti pour le gouvernement israélien, même dans ses initiatives les plus controversées à Gaza.
Iran : un adversaire sous contrôle
La politique des États-Unis dans le Golfe repose traditionnellement sur trois piliers : la protection des flux énergétiques, la prévention de la prolifération nucléaire et le maintien de la suprématie militaire américaine.
Ces objectifs structurants éclairent la posture de Donald Trump vis-à-vis de l’Iran. En ordonnant l’opération “Midnight Hammer” à la suite de l’échec du JCPOA, il cherche avant tout à préserver la domination américaine dans le Golfe et à empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire, perçue comme une menace directe pour Israël et pour l’équilibre régional.
Mis à part un compromis diplomatique limité, signé à la fin de septembre 2025 pour permettre le rapatriement de 400 Iraniens expulsés des États-Unis, la politique de Trump reste marquée par la pression plutôtque par un dialogue multilatéral.
Lire plus : Que font les Etats-Unis au Moyen-Orient ?


