Le thème de “gender inequality” est un intemporel qui est à absolument connaître pour les concours. Cette fiche est la 7ème d’une longue série. Bonne lecture !
La première vague du féminisme
Mary Wollstonecraft publie en 1792 A Vindication of the Rights of Woman, considéré comme l’un des textes fondateurs du féminisme. Au début du XXᵉ siècle, les Suffragettes militent activement pour le droit de vote et un meilleur accès à l’éducation et aux professions.
Enfin, alors que les femmes remplacent les hommes dans les usines d’armement et démontrent leur rôle essentiel pendant la Première Guerre Mondiale, le Representation of the People Act de 1918 au Royaume-Uni, accordant le droit de vote aux femmes de plus de 30 ans. Un hommage à l’effort de guerre des femmes civiles.
Les États-Unis ne sont pas précurseurs, loin de là. La Nouvelle-Zélande fut le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes. C’était en 1893 avec l’Electoral Act.
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La deuxième vague du féminisme
Betty Friedan, auteure de The Feminine Mystique (1963), est considéré comme la précurseuse du second mouvement féministe. Dans son livre, elle dénonce le mythe de la femme qui peut s’épanouir en restant au foyer.
En fait, une année plutôt, Gloria Steinem écrit un article dans le Magazine Esquire sur le choix que les femmes doivent faire entre avoir une carrière ou se marier.
Dans un interview réalisé en 2011, elle se décrit comme une “entrepreneur of social change”. Selon elle, le deuxième mouvement féministe qui débute dans les années 60 est d’abord une vague de sensibilisation, de révélation de l’injustice vécu par les femmes.
Dans une déclaration faite en 1970, elle dira que “Women” […] are expected to be, rather than achieve, to function biologically rather than learn “. Elle dénonce cette vision de la femme partagée par un monde marqué par le patriarcat dont elle donnera une définition dans l’interview de 2011 : “The very definition of patriarchy is that men control women as the means of reproduction”. Je vous conseille d’ailleurs d’aller lire cet interview en ligne sur intreviewmagazine.
Le problème du “gender inequality” au travail
De nombreuses lois visent à réduire les discriminations salariales :
– l’Equal Pay Act (1963), signé par John F. Kennedy, et le Civil Rights Act (1964), notamment son Title VII, interdisent les discriminations professionnelles fondées sur le sexe.
– Lilly Ledbetter Fair Pay Act (2009), signé par Barack Obama pour renforcer la protection contre les discriminations salariales
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En réalité, le “gender pay gap” trouve ses racines dans une cause structurelle
Le regard de l’économiste Claudia Goldin peut nous éclairer sur le sujet. En 2023, elle reçoit le prix Nobel pour ses travaux sur le “gender pay gap”, les différences de salaires entre les femmes et les hommes. Sa conclusion : le gender pay gap ne s’explique pas par le sexisme ou un manque de négociation des femmes.
Goldin explique que de nombreux couples se répartissent les rôles :
– l’un occupe un emploi flexible pour s’occuper des enfants
– l’autre accepte des “greedy jobs”, très chronophages et exigeant une disponibilité totale
Il faut faire un choix et souvent les femmes se retrouvent à prendre l’emploi flexible car allier un travail chronophage et s’occuper des enfants est impossible. D’où un salaire souvent plus bas pour les femmes.
Les résultats d’une étude menée sur des femmes atteintes du syndrome MRKH par Camille Landais a LSE sont cohérents avec cette conclusion. En effet, celles-ci savent très tôt qu’elles ne pourront pas avoir d’enfant et font des choix en investissement en capital humain différents : par exemple en investissant plus dans l’éducation car elles se projettent dans une carrière plus ambitieuse et rémunératrice. Résultat, leur trajectoire de salaire est presque identique à celle suivie par les hommes.
Le problème c’est donc la maternité, le fait d’avoir à s’occuper de ses enfants.
Les femmes dans la sphère politique
En 2024, plus d’un tiers des pays dans le monde ont déjà été dirigés par une femme : Golda Meir en Israël (1969), Margaret Thatcher au Royaume-Uni (1979), Angela Merkel en Allemagne (2005). Plusieurs examples de femmes qui ont réussit à percer le “glass ceiling”, cette barrière, cet obstacle infranchissable à cause des répressions patriarcales.
Aux États-Unis, en revanche, cela n’a pas encore été le cas. En 2016, on y était presque. Hillary Clinton devient en effet la première femme investie par le Parti démocrate lors des élections de 2016.
Plus tard, en 2021, Kamala Harris devient la première femme à accéder au poste de “Vice-President”
Aujourd’hui dans le cabinet de l’administration Trump, on compte cinq femmes :
-Kristi Noem : Ministre de l’Intérieur
-Brooke Rollins : Ministre de l’Agriculture
-Pam Bondi : Procureure générale
-Linda McMahon : Ministre de l’Éducation
-Lori Chavez-DeRemer : Ministre du Travail
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