Si l’on compare son taux de popularité à celui des autres présidents, Donald J. Trump affiche l’un des niveaux les plus faibles, et celui-ci ne cesse de baisser. Il est actuellement à 44 %, contre 47 % au début de son mandat. C’est bien en dessous de Barack Obama, qui atteignait 65 % après 100 jours à la Maison-Blanche, ou encore de George W. Bush, à 62 % après 100 jours de présidence (Ipsos, 5 février 2025).
De plus, son “net approval rating” (la différence entre ceux qui “approve” son action et ceux qui la “disapprove”) est de –15, soit un niveau plus bas que celui de Trump lors de son premier mandat (–11), et même plus bas que celui de Biden (–10).
Au Texas, État historiquement conservateur, l’approbation aurait chuté de 17 %. Mince alors !
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Le Parti républicain : pro-Trump ?
Qui sont les fervents supporters et conseillers de Trump ?
Trump peut compter sur Stephen Miller, White House Deputy Chief of Staff et principal architecte de la politique migratoire, qui incarne la ligne dure. Il peut également compter sur de nombreux milliardaires et sur des lobbys anti-régulation, pro-crypto, etc., qui cherchent à influencer la législation dans son sens.
Des républicains se rebellent
- La représentante Marjorie Taylor Greene a quitté la Chambre des représentants en signe de protestation contre Trump dans l’affaire Epstein. Il l’a directement traitée de “traîtresse” et s’est réjoui de son départ. Pourtant, elle était l’une des plus ferventes représentantes du mouvement MAGA.
- Thomas Massie s’est régulièrement opposé à Trump et a tout fait pour contraindre l’administration à diffuser les documents liés à l’affaire Epstein.
Des voix anti-Trump commencent donc à se faire entendre au Congrès américain, alors que cela était déjà le cas dans les rues durant la course présidentielle de 2024.
En effet, le “Never Trumpism” avait gagné les rues. Des personnes brandissaient des pancartes avec inscrit : “Get Out Trump”, un jeu de mots utilisant les lettres GOP, qui désignent le Parti républicain (Great Old Party). À ce sujet, la vidéo “The Walk of Shame” du Lincoln Project est à regarder.
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La défense des démocrates contre Trump
Les démocrates passent par la confrontation directe. Lors du discours présidentiel devant le Congrès, plusieurs élus ont brandi des pancartes : “Save Medicaid”, “Protect Veterans”, “No king!”, “That’s a LIE!”. Le représentant Al Green a interrompu le président en lançant : “You don’t have a mandate.” D’autres élus ont quitté la salle en portant des T-shirts noirs marqués “RESIST”.
Ils n’ont pas d’autres cartes à leur jeu mais les midterms en novembre 2026 leur donnent de l’espoir.
Cory Booker, sénateur démocrate, a eu recours à ce que l’on appelle un “filibuster”, c’est-à-dire un long discours destiné à obstruer le processus législatif et à retarder autant que possible l’adoption d’une loi. Il a en effet prononcé le discours le plus long de l’histoire du Sénat (plus de 25 heures) pour protester contre l’administration Trump.
Gavin Newsom s’est directement attaqué à Trump lors d’un discours très solennel, qui rappelait les allocutions présidentielles en temps de guerre. En parlant de Trump, il a déclaré : “he declared war on science, culture”, “he is insulting the First Amendment”, “authoritarian regimes start by targeting people”.
Il décrit ainsi Trump comme un dirigeant porté vers la confrontation, la violence, et qui agresse les fondements mêmes auxquels l’Amérique tient tant.
À la fin de son discours, il a affirmé : “there is no longer checks and balances.” Il avertit l’Amérique du risque de dérive autoritaire et pointe du doigt la fragilité des institutions américaines.
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Mais s’il n’y a plus de checks and balances, le peuple est-il le seul contre-pouvoir ?
Bernie Sanders, galvanisant ses supporters lors de l’un de ses rallies, déclare : “If we stand together, we can and will prevail.”
Tim Walz tient des propos similaires : “You clearly underestimated the people of this state and nation”, alors qu’il s’adresse à Trump au sujet des débordements de l’ICE dans le Minnesota.
En effet, une certaine impression d’unité — dans une Amérique pourtant si divisée — s’est fait ressentir parmi les citoyens mobilisés contre l’ICE. Nombreux sont les artistes qui, aux Emmy Awards, déclaraient “ICE out”. Nombreux sont aussi les citoyens qui entravaient le travail des agents en les sifflant, en les filmant, en les encerclant et en criant “ICE out”.
Une partie de l’Amérique s’est ainsi mobilisée contre ce qu’elle considère comme des injustices commises par l’ICE et contre une politique migratoire “that has gone too far”, c’est-à-dire une politique qui serait allée trop loin.
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